Archives de catégorie : Commerce

Les rues les plus cool du monde.

Le magazine international consacré au style de vie urbain TimeOut a élu la rue de Flandre 11e rue la plus cool du monde. « C’est une rue qui reflète parfaitement Bruxelles: créative, joyeuse et un peu brute de décoffrage. » Elle prolonge la rue Sainte-Catherine – le ventre de Bruxelles –  avec une mixité des commerces réjouissante qui ne cesse d’étonner. Bruxelles en miniature. Le Soir en dit plus ICI.

Bien sûr des restaurants, mais aussi des bonsaïs, une librairie indépendante, le centre culturel baroque de la Bellone, des robes de mariées, un réparateur de vélos, des vins italiens, une wasserette, des vitrines d’artisans et même un parking public. Tout ce qu’il faut pour attirer les Bruxellois curieux et les visiteurs qui en ont marre des gaufres, des frites et des pralines de la rue de l’Etuve et de la malbouffe du piétonnier.

Une nouvelle réjouissante pour cette rue historique du centre-ville, qui allait encore bien mal il y a quelques années. La Ville s’en inspirera-t-elle pour assurer la mixité des nombreux commerces dont elle est propriétaire et qui ne brillent ni par leur originalité, ni par leur qualité ? Mais finalement, le plus simple ne serait-il pas que vous descendiez jusque là, pour juger par vous-même si la récompense est méritée ?

Alimentation saine pour tous.

Bien sûr, rien ne remplace le cuisiné maison. Ne faut-il cependant pas s’étonner et se réjouir de voir le fonds derrière Quick et Burger King devenir le principal actionnaire de Foodmaker, le spécialiste belge des repas frais et prêts à manger ? Donner accès à une alimentation saine au plus grand nombre – et non la réserver à une élite – est un objectif louable et une bonne nouvelle.

Foodmaker prépare 150.000 plats frais chaque jour. Il les écoule  notamment dans ses propres restaurants à Bruxelles et ailleurs, mais ivre aussi ses plats à des supermarchés comme Delhaize, Rewe, Monoprix et Franprix. Un géant de l’alimentation fraiche. Une qualité qui reste évidemment à surveiller, lorsqu’une entreprise alimentaire se développe aussi largement. En contradiction avec le livre de E.F. Schumacher Small is Beautiful.

Pour la nourriture, on préfère évidemment le fait sur place. Là, ce sont des dizaines de camions qui partent chaque jour de Westerlo vers l’Europe. Cela semble néanmoins une alternative sérieuse à la malbouffe. L’engagement de ce nouvel investisseur dans ce créneau semble indiquer que le vent pourrait tourner. Le hamburger, le dürüm et la mitraillette pourraient finir par lasser les plus fanatiques.

Financer l’armement ?

La plupart des banques ont récemment revu leur politique d’investissement pour les portefeuilles qu’elles gèrent au nom de leurs clients. De nombreux clients estiment qu’elles devraient investir davantage dans la défense du pays. D’autres rappellent qu’il existe aussi des clients qui préfèrent éviter ce secteur, même s’il s’avère rentable.

Les banques disent tracer une ligne nette entre les armes conventionnelles et celles dites controversées. Elles s’abstiennent de financer des armes proscrites par des traités internationaux: armes à sous-munitions, mines antipersonnel, ainsi que les armes biologiques et chimiques. Pour Belfius, à la différence de KBC ou de Delen Private Bank, investir dans une entreprise produisant des armes nucléaires est parfois considéré comme acceptable. L’Echo en dit plus et publie une liste noire ICI.

L’excellente performance boursière des entreprises actives dans ce secteur – autrefois ostracisé- est évidemment un argument de poids. Vu la relative discrétion qui pèse sur l’information, si vous disposez d’un portefeuille, il peut être judicieux de prendre contact avec votre banque pour lui préciser les types de placements que vous acceptez et ceux auxquels vous refusez de contribuer.

Santé publique demain.

21% des jeunes belges sont en surpoids depuis 20 ans, l’obésité a même légèrement augmenté. A Bruxelles la situation doit être encore plus inquiétante, face à l’offre de fast food en pleine croissance. Avec 257 établissements, les chaînes de restauration rapide de Bruxelles affichent 24,64% des fast food du pays, sans compter les friteries et les snacks indépendants.

Les aliments ultra-transformés remplacent les fruits, les légumes et les protéines à une période cruciale de la croissance des jeunes. Riches en sucres, sel et matières grasses, ils sont conçus pour séduire par leur goût, leur praticité et un marketing agressif. Le phénomène est mondial selon l’UNICEF, mais voilà les habitudes alimentaires des jeunes bruxellois.

Le piétonnier est devenu le boulevard de la malbouffe et malgré tout, un KFC va encore venir élargir l’offre dans les prochains jours. Face à l’inévitable liberté du commerce, ne devrait-on pas pouvoir compter sur les communes pour refuser de nouvelles affectations horeca pour ce type d’établissements ? et ne pas leur accorder de nouveaux baux quand elles sont propriétaires des lieux ? Et quel rôle pour l’école ?

Des bancs en ville.

Les bancs se font rares en ville. Souvent remplacés par des terrasses de café, où il faut consommer pour pouvoir s’asseoir. L’espace public ne doit-il pas mériter son nom: l’espace du public. ? C’est avec les contributions de nous tous que l’espace public est aménagé et entretenu. Le voir privatisé  est une tendance qui mérite réflexion. Les diverses fonctions des bancs publics sont bien illustrées ICI et résumées .

Les personnes âgées ou porteuses d’un handicap doivent pouvoir s’asseoir à intervalle régulier lors de leurs déplacements. Les bancs sont aussi des lieux de rencontre informels où les citoyens échangent quelques mots ou entament des conversations avec des inconnus. Leur disposition peut favoriser ces échanges. Nos communes sont-elles attentives à ces aspects de la vie en commun ?

Place Sainte-Catherine une série de bancs ont été enlevés pour permettre aux établissements privés d’agrandir leurs terrasses. Une action citoyenne menée à l’AB a conduit à la fabrication des bancs en bois. Certains sont toujours en place malgré la rafle de la Ville. Sur le piétonnier, les marelles, pétanques et autres sculptures ludiques ont disparu au profit des terrasses. L’espace public est notre salon à tous, ne mérite-t-il pas d’être bien aménagé et entretenu ?

Une initiative citoyenne largement démontée par la Ville et des bancs publics bienvenus