Espace public grignoté.

Hôtels, restaurants et cafés  (HoReCa) se plaignent régulièrement de leur faible rentabilité. De janvier à août 2026 Statbel y a enregistré 235 faillites. Quelques grands noms figurent ICI. Paradoxalement, la Ville et les communes n’arrêtent pas d’attribuer des affectations HoReCa à des surfaces commerciales générales utiles aux habitants. Ils vont même jusqu’à régulariser la situation d’établissements HoReCa ouverts en toute illégalité.

Même les habitants qui se réjouissent de pouvoir s’y installer en été, se plaignent de leur multiplication qui cause trop souvent des nuisances, notamment sonores. Ils se plaignent aussi des terrasses « Covid » qui perdurent et que la Région veut pérenniser. Il en va  de la dégradation d’un espace public  qui devient plus difficilement praticable, particulièrement pour les personnes à mobilité réduite ou avec poussettes.

Le centre-ville finit par devenir une sorte de parc d’attractions, dont se réjouissent les grandes chaînes de fast-food, qui se multiplient et font la publicité de la malbouffe. Les jeunes et les touristes en sont souvent friands, même au mépris de leur santé. Avec quelques sodas trop sucrés en prime. Il nous faudra revenir sur l’affectation des espaces publics et de leur privatisation.

2 réflexions sur « Espace public grignoté. »

  1. MTDP

    L’attribution Horeca par la commune de Bruxelles se fait en dépit du bon sens. Habitant une petite rue résidentielle, étroite, quelle n’a pas été notre surprise avec les voisins de voir du jour au lendemain un café (avec terrasse) s’installer dans un petit local commercial précédemment occupé par une petite association. Il y a déjà de nombreux cafés dans le quartier, dont certains « à reprendre ». Autoriser un café dans ce local ne faisait aucun sens. Du jour au lendemain, nuisances majeures : bruits jusqu’au milieu de la nuit, trottoirs envahis, voitures mal garées, quelques bagarres pour couronner le tout. Je dois remercier la présence policière qui a permis de pousser à la fermeture (en espérant qu’elle est définitive). Les différents services de la ville de Bruxelles « se fabriquent du travail tout seuls ». Les autorisations Horeca devraient être mieux contrôlées en amont, en particulier avec la police de quartier.

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