Non à la malbouffe.

Bien qu’il y en ait déjà plus de mille, 250  nouvelles franchises de grandes enseignes de fast-food veulent s’installer en Belgique d’ici 5 ans. Que la restauration soit rapide (fast) n’est pas le problème. Exki le démontre. Le problème est qu’elle produit majoritairement de la malbouffe (junk-food), de la nourriture ultra transformée, trop grasse, trop sucrée, trop salée. Cela a des conséquences sur la santé et la masse corporelle des habitués et plus particulièrement des jeunes.

La bonne nouvelle de ce lundi, c’est que des initiatives commencent à être prises pour en limiter l’impact. Un article très complet annonce qu’Auderghem et Anderlecht vont imposer de nouvelles taxes aux chaînes de fast-food pour lutter contre la malbouffe: 10.000 € à l’ouverture plus une taxe annuelle de 12.000 €, doublée si près d’une école. Taxation que le secteur conteste évidemment déjà au Conseil d’Etat.

Les chaînes prétendent s’autoréguler en limitant (un peu) la publicité, notamment près des écoles. C’est cependant du gouvernement qu’on attend des mesures contraignantes et contrôlées. On pourrait aussi rendre plus attractifs les produits ayant un Nutriscore A et B ou mettre en place un système de « récompenses » avec les chèques repas si l’on achète des aliments sains. Agir dans les écoles. Un mouvement semble se dessiner et la santé publique à tout à y gagner.

2 réflexions sur « Non à la malbouffe. »

  1. Veronique de Potter

    Si ça ne tenait qu’à moi, les allées de sodas et de chips devraient disparaître complètement des supermarchés.
    Attention à la diabolisation du gras. Dans les années 60, le lobby du sucre a soudoyé des ‘chercheurs’ pour incriminer le gras, alors qu’il est maintenant clair que c’est le sucre, caché partout, qui pose le plus gros problème, ainsi que les glucides (pain, pâtes, riz, pdt, pizzas) en excès. À côté des légumes, fruits et protéines (animales et/ou végétales), nous avons absolument besoin de gras (huile d’olive, beurre, ghee, saindoux, etc.) parce que certaines vitamines (A, D) sont liposolubles, parce que le gras donne une sensation de satiété et joue un rôle dans le goût. Les aliments allégés en graisses sont chargés en sucre, sel et additifs pour compenser le manque de goût. J’ai lu quelque part qu’au Moyen-Âge, le gras (beurre, saindoux) pouvait représenter jusqu’à 50% de l’alimentation des gens en hiver. Les diverses noix sont pleines de gras, mais excellentes pour la santé.

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  2. Stéphane LAGASSE

    La nourriture de qualité n’a pas besoin de la pub, alors que cette malbouffe, massivement. Comme tout ce qui nous entraine toujours plus aux désastres sanitaires, écologiques et sociaux.
    Cela me rend dingue.
    Les meilleures friteries sont connues et sont financièrement les plus accessibles, les bonnes boulangeries et tant de petits restaurants de quartier où l’eau du robinet est d’emblée servie à table comme au Sésam. Le prix peut être solidaire ; des repas « suspendus » sont offerts anonymement.
    Il se passe tant de belles choses au milieu de toute cette crasse et tout ce cynisme capitaliste !

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