Dépossédés de notre vote ?

Seuls quatre des huit membres du nouveau gouvernement régional ont été élus au Parlement bruxellois le 9 juin 2024: Ahmed Laaouej, Karine Lalieux, Elke Van den Brandt et Ans Persoons. Les quatre autres n’ont pas sollicité nos suffrages pour le parlement bruxellois. C’est Caroline Sägesser du CRISP qui pointe cette situation, qui peut sembler étonnante et peu démocratique, mais néanmoins légale. Cela mérite réflexion.

Sur base des voix de préférence exprimées le 9 juin ont aurait eu : Ahmed Laaouej, David Leisterh, Françoise De Smedt, Soulaimane El Mokadem, Hadja Lahbib et Elke Van den Brandt, Fouah Ahidar, Lotte Stoops. Notre mode de scrutin ne le permet pas, mais cela cause un éloignement entre les résultats des élections et le choix des personnes qui nous gouvernent.

Scrutin proportionnel, gouvernements de coalition, particratie obligent. Les Bruxellois peuvent légitimement se sentir dépossédés de leur vote. Cela ne suscite guère l’enthousiasme de l’électeur et n’a pas tendance à renforcer sa confiance dans le système… Soulagée d’avoir, enfin, un gouvernement, Caroline Sägesser en dit plus ICI.

 

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4 réflexions sur « Dépossédés de notre vote ? »

  1. Paul Vanham

    Je ne suis pas d’accord. Il vaut mieux élire une équipe qui se met ensuite d’accord pour répartir les tâches et les postes, que de se voir obligés d’avoir pour responsables des personnes qui n’arrivent pas à s’entendre avec les autres car incapables de compromis. Si la personne grande gagnante des élections est extrémiste ou manque de sérieux, qui voudrait travailler sous sa présidence ? Un vote direct pour élire un président n’a pas de sens car comporte énormément de risques; il suffit de voir quelques exemples connus dans le monde : Hongrie, Turquie, USA, Argentine, Russie, Slovaquie…

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    1. Yvan Vandenbergh Auteur de l’article

      Caroline Sägesser, écrit cependant : Je ne suis pas en train de dire que ces huit-là auraient dû constituer le gouvernement bruxellois, notre scrutin de liste et le système des voix de préférences n’ont pas été conçus pour cela. Il s’agit de montrer que des électeurs bruxellois peuvent légitimement se sentir dépossédés de leur vote.

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  2. Michel HUBERT

    Personnellement, je suis très choqué par la procédure de nomination du ministre-président. Décision exclusive du président de parti « national » (et même pas de sa section régionale – existe-t-elle vraiment ?), mettant à la tête du gouvernement une personnalité absolument non préparée, qui n’a pas participé aux négociations, non bilingue… Certes, la tête de liste MR a jeté l’éponge (de mon point de vue, par incompétence, inexpérience et manque d’étoffe) mais la 2e (Hadja Lahbib) a été dévoyée par son président de parti (le même) et on ne se souvient même pas de qui était 3e…

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    1. Yvan Vandenbergh Auteur de l’article

      Oui, c’est choquant pour les Bruxellois. Il y a quelques temps déjà que la démocratie se fait grignoter par la particratie. A quand des partis bruxellois plutôt que francophones et néerlandophones ?

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