Gouverner, c’est le but de tous les partis qui se présentent aux élections. Faute d’arriver à récolter plus de la moitié des voix, ils savent qu’il va falloir faire des compromis pour gouverner avec les partis les plus proches pour établir un programme et un budget. A Bruxelles, cela se complique, parce qu’il faut obtenir une majorité dans chacun des deux groupes linguistiques. Pour la première fois, ils n’y arrivent toujours pas.
Il en va de la crédibilité de la Région bruxelloise. Le Soir s’inquiète et évoque une mort annoncée: « Sans capitaine à la barre depuis le 9 juin 2024, la Région bruxelloise fait face à une situation budgétaire inquiétante et une remise en cause de son autonomie. L’impasse politique fait naître des inquiétudes concernant sa gouvernabilité. La menace de mise sous tutelle agitée par Georges-Louis Bouchez et les signaux envoyés par le fédéral accentuent les inquiétudes sur l’autonomie bruxelloise. »
Le quotidien a interrogé une dizaine d’experts qui émettent ICI des avis moins négatifs, même s’il ne faut pas les prendre à la légère. Non, on ne va pas rester en affaires courantes pendant cinq ans. Non, personne n’a autorité pour dissoudre la Région. Oui, la tentative du médiateur Yvan Verougstraete (Les Engagés) peut aboutir, si les partis mettent l’intérêt général au-dessus des intérêts immédiats de leurs partis. A eux de démontrer que la particratie qu’ils ont créée est encore capable de sauver Bruxelles.
