De jour comme de nuit, les habitantes et habitants de la ville sont exposés à des nuisances sonores de tous ordres. Elles sont en hausse: le bruit routier, les avions, les bars et discothèques, les concerts et événements en plein air, les sirènes, … La pollution sonore pérennise l’exode urbain des classes sociales qui en ont les moyens. Il s’agit pourtant bien d’une question de santé publique. Les enfants y sont particulièrement sensibles.
Après des années de lutte de l’association citoyenne Stop Sirènes contre l’usage abusif des sirènes des véhicules prioritaires et de leur niveau sonore, un arrêté est enfin venu en règlementer quelque peu l’usage. C’est insuffisant, mais c’est déjà trop pour la Croix Rouge, qui estime qu’on n’entend plus ses véhicules, lorsque le volume de la musique des automobilistes est trop puissant.
Les automobilistes ne devraient-ils pas être contraints de régler leur musique afin de pouvoir entendre les sirènes ? En cas d’accident ne devraient-ils pas être tenus pour responsables ? Augmenter le volume des sirènes est une opération sans fin, vu qu’on n’a pas le contrôle du niveau sonore dans les voitures. L’usage des sirènes, qui permet de brûler un feu rouge – après avoir marqué l’arrêt – s’impose lorsque des vies sont en danger, mais ne devrait-il pas se limiter à ce type de mission et se contenter de gyrophares puissants pour les autres interventions ?

Ping : Usage abusif des sirènes. | bruxsels future
Plus de 2000 ambulances, hors secteur privé, circulent à Bruxelles. Cela fait beaucoup de bruit avec un impact non négligeable sur la santé, e.a. mentale sur les bruxellois.
La notion d’urgence n’est pas toujours bien perçue ou comprise parmi les ambulanciers et, par principe de précaution, ils préfèrent dans la grande majorité des cas, rouler toutes sirènes hurlantes. Depuis l’entrée en vigueur le 1er janvier 2025 de nouvelles normes (max. 100dBA en journée et des signaux sonores moins stridents), il y a sans doute une prise de conscience de leur part. Mais encore régulièrement (serait-ce par habitude ou – comme déjà mentionné – par instinct de « domination-sous-prétexte-d’urgence », les sirènes continuent à retentir plein tube, même le dimanche, en soirée, alors que les rues sont libres.
L’implantation des casernes des pompiers, en plein milieu urbain ou résidentiel, avec des accès très encombrés en journée (rue des Tongres !) n’arrange rien ! Des quartiers entiers, et donc des milliers de riverains, subissent avec lassitude ces nuisances incessantes, même aux abords immédiats de ces casernes.
Je confirme que, en tant que cycliste et piétonne, les sirènes des services de secours et de police sont carrément douloureuses et je considère qu’elles portent atteinte à ma santé auditive.
Le raisonnement de la Croix-rouge me laisse rêveuse… Le code la route impose la vigilance. Ecouter la radio par exemple n’est pas interdit, à condition que cela ne compromette pas l’ attention et la capacité à conduire en toute sécurité. On ne va pas doubler le volume des sirènes pour permettre à tout un chacun d’écouter sa musique à fond…
C’est peut-être lié à l’âge mais elles me sont de plus en plus insupportables.
J’ai appris que le niveau sonore des sirènes avaient dû être augmenter à cause de celui de l’insonorisation des véhicules par rapport aux bruits extérieurs.
Je propose que cette insonorisation soit limitée (de même que je le port du casque auditif des deux roues).
Et pourquoi pas obliger les constructeurs à intégrer un avertisseur de l’approche d’un véhicule prioritaire au tableau de bord, à la fois visuel et sonore auquel le/a conducteur/rice devrait réagir de telle sorte que leur réception soit vérifiable par celui du prioritaire, tel un clignotant visible de loin (sur le toit ?) et/ou sur le tableau de bord des prioritaires ?
Mais surtout, ce qui diminuera le recours à ces déplacements bruyant et dangereux, c’est la diminution du trafic routier individuel de SUV encombrant, lourds et très polluant. Il est urgent de responsabiliser la possession et l’usage de la voiture individuelle.
Toutes ces nuisances sont en réalité, in fine, un signal de plus que nous DEVONS changer nos modes de vie et partager ce qui reste de notre irremplaçable planète en perdition !