Jeunes non qualifiés.

Les jeunes non qualifiés seront-ils condamnés à faire des lits où laver la vaisselle toute leur vie ? Le bourgmestre de Bruxelles Ville multiplie les grands événements – souvent très bruyants – pour attirer des touristes, dont l’arrivée nécessite des jeunes non qualifiés dans l’hôtellerie, les restaurants et les cafés. Fort bien, mais vont-ils rester éternellement non qualifiés ? ou plutôt non adaptés aux demandes du marché ? Ils sont aussi le futur de Bruxelles.

Cela fait près de 20 ans que l’on nous raconte cela, mais dans le même temps, on vient à peine de rendre obligatoire le parcours d’accueil pour les primo arrivants non européens. La connaissance d’une des deux langues officielles de la ville de la connaissance est indispensable pour trouver un emploi, mais aussi pour trouver sa place dans la société. Pendant ce temps, les classes d’immersion et  la pédagogie FLE, Français (ou néerlandais) Langue Étrangère restent encore trop rarement présentes dans nos écoles, qui peinent à retenir les jeunes, dont le français ou le néerlandais ne sont pas la langue maternelle.  Plus globalement, l’ignorance nous rend vulnérables aux manipulations, aux préjugés et aux erreurs de jugement.

Plus de 10% des Bruxellois sont analphabètes et encore plus nombreux à avoir de grosses difficultés pour lire et calculer. Prés de 40% reconnaissent  avoir des difficultés face à l’informatique omniprésente. Avec l’école gratuite et obligatoire jusqu’à la majorité, et avec un budget éducation champion en Europe, comment est-ce possible ? On y reviendra avec Lire et Écrire, l’Appel Pour une École Démocratique (APED) et avec les Centres d’Entrainement aux Méthodes d’Education Active (CEMEA).

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