Le langage de la rue

« Seum », « droums », « boule »: vous comprenez ce langage utilisé par les jeunes de Bruxelles ? Le parler bruxellois, ce n’est plus seulement un doux mélange de français et de flamand, mais un langage lié aux différentes sous-cultures – comme celles du hip-hop, du rap, du skate –  ainsi qu’aux aux médias sociaux e  à la multiculturalité de la ville. Si l’on mélange le tout, on obtient le nouveau langage des jeunes, qui vous est sans doute plus étranger que vous ne le croyez.

Les drarés, trop skerk ! Hier, j’étais censé aller graille avec une go que j’ai rencontrée en ksaar. Je lui ai dit que j’allais venir la chercher en droums sauf que mon daron l’a prise pour aller au taf. J’ai eu grave le seum ! Du coup je suis resté à la D, c’est mzi. » Vous pouvez toujours consulter le petit dictionnaire que je vous joins ICI pour déchiffrer ce message.

Pour l’anthropologue Jonathan Collin : « Les jeunes vont utiliser ce langage car ils vont essayer de se démarquer de leurs parents et des générations passées. A chaque génération, un nouveau langage apparaît. Il n’y a plus cette idée de reproduction sociale, c’est-à-dire que les enfants ne font plus ce que les parents avaient fait« . Pour Loïc, 18 ans: « C’est devenu normal de parler comme ça. On se comprend entre nous, c’est le principal ».

photos unsplash

1 réflexion sur « Le langage de la rue »

  1. weissgerber

    Excellent ! On va pouvoir les infiltrer et les faire rire en utilisant leur langage 🙂

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