La confiance se mérite chaque jour

Le billet sur le devoir de transparence continue à faire l’objet de réactions et de commentaires sur le blog, comme ceux que vous pouvez lire au bas de cette page. Non, ce billet ne peut s’assimiler une campagne anti vaccin, ni à une introduction à la théorie du complot. Faute de traitement agréé, la vaccination reste la meilleure manière de freiner la dispersion du virus. N’est-il cependant pas normal d’exiger une information claire et complète – sans exagérer ni minimiser – si on désire que la personne donne son accord en parfaite connaissance de cause. Le  « consentement éclairé du patient » figure à l’article 8 de la loi du 22 août 2002.

En vue de stimuler une vaccination qui tarde, des autorités et des médias n’hésitent plus à passer de l’information à la propagande, voir même à utiliser des moyens de pression et de discrimination. Dans son invitation à se faire vacciner, envoyée aux jeunes, la Cocom se permet d’écrire « Tous les vaccins sont efficaces, sûrs et fiables. Chaque vaccin a fait l’objet de tests approfondis ». Par contre rien pour démentir les propos sur la fertilité ou le magnétisme qui circulent dans les médias sociaux. Mis au courant de cette situation, le délégué général aux droits de l’enfant estime ne pas pouvoir agir. Il y a fort heureusement le groupe de réflexion «Covid Rationnel», dont les propos sobres et remarquablement documentée, méritent notre attention.

Sur le blog Cosmopolite Henri Goldman écrit : « À Bruxelles, le refus de la vaccination est-il autre chose que la marque d’une très large méfiance des classes populaires à l’égard des autorités, qu’elles soient politiques, médiatiques ou scientifiques ? C’est simple : on ne les croit plus et donc on ne suit plus leurs consignes. Dans une société où, à l’occasion de la pandémie, toutes les inégalités se sont exacerbées – souvenons-nous de l’injonction à rester chez soi dans des logements exigus et de la police qui patrouillait dans les quartiers populaires pour faire rentrer les ados chez eux –, il me semble qu’on peut comprendre qu’on ne se précipite pas quand le maître siffle ». Renaud Maes, sociologue et rédacteur en chef de La Revue Nouvelle ne dit pas autre chose ICI.

photo Marisol Benitez pour Unplash

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