Happy Monday: Berlin futur paradis des locataires ?

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« Parce que se loger ne devrait pas être un luxe » peut-on lire sur des calicots berlinois.
Il y a longtemps que la plupart des êtres humains ne sont plus nomades et se sont sédentarisés dans des villages et des villes. Disposer d’un lieu pour dormir et installer sa famille est une condition de base pour s’épanouir. À Bruxelles, comme à Berlin, la majorité des citoyens sont locataires de leur logement et doivent souvent y consacrer un part (trop) importante de leurs revenus.

Sous le régime communiste, le logement était public à Berlin Est. Après la chute du mur, la nouvelle équipe municipale berlinoise a cédé des pans entiers de son parc immobilier au privé. Aujourd’hui, la municipalité s’est décidée à les racheter. En juillet, déjà 670 logements sur Karl-Marx-Allee et ce n’est qu’un début, parce que le gouvernement s’est engagé à augmenter de 55 000 le nombre de logements public: 30 000 par la construction, le reste par l’achat.

En avril 2019, 40 000 Berlinois défilaient dans le centre-ville pour dénoncer « la folie des loyers ». Ils s’en prennent aux omnipotentes agences immobilières et collectent des signatures en vue de forcer la ville de Berlin à exproprier toute agence immobilière possédant plus de 3 000 logements. Sous la pression de la rue, Berlin va rejoindre le club des rares villes européennes qui plafonnent strictement l’évolution des prix de l’immobilier. Une véritable expérience pilote en Europe qu’Alternatives Economiques détaille ICI.

photo illustrant l’article d’Alternatives Economiques

4 réflexions au sujet de « Happy Monday: Berlin futur paradis des locataires ? »

  1. mtdpt

    A double tranchants…
    L’un des plus gros problemes de Bruxelles est les logements en mauvais etats, non isoles, souvent insalubres. Villes et region ne font pas grand chose pour traiter le probleme (qui necessite une plainte du locataire…).
    En plafonnant les loyers, on risque de decourager les bailleurs prives d’investir dans l’immobilier, et dans les travaux qui deviennent plus difficiles a rentabiliser (et ce d’autant plus que le fisc requalifie les revenus de location en revenu du travail sur la base de criteres peu clairs).
    Au bilan, moins de « petits proprietaires bailleur », et donc moins de logements disponibles (quel que soit le prix…).
    L’etat doit faire un choix, soit d’investir en mettant des logements publiques a disposition, soit d’encourager les bailleurs prives a le faire (et cela demande de la stabilite dans les politiques – l’investissement immobilier etant par essence un investissement long terme).

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    1. Yvan Vandenbergh Auteur de l’article

      Oui le risque est là. Faudra suivre les résultats de l’expérience berlinoise et en tirer les conclusions. A Bruxelles Ville la Régie foncière ne néglige pas nécessairement ces nombreux bâtiments. Ce serait surtout du coté des nombreuses sociétés de logement social et de foyers que l’entretien laisse à désirer.

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      1. mtdpt

        Les proprietaires bailleurs negligent souvent les batiments mis en location, et des comportements du type « marchands de sommeil » ou des logements en tres mauvais etats restent loues sont frequents a Bruxelles.
        Pour avoir eu des contacts avec la region et la ville a ce propos, rien n’est fait sans plainte des locataires… Et peu nombreux sont les locataires (en particulier avec de faibles revenus) qui oseront se plaindre, au risque de perdre leur logement et de ne plus pouvoir se loger.
        Je pense que les autorites devraient etre plus invasives a imposer une meilleure qualite des logements offerts en location… mais les proprietaires doivent pouvoir s’y retrouver.

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