Archives de catégorie : Tourisme

Pourquoi le train est si cher ?

Le lieu commun selon lequel prendre le train est un choix écologique, mais trop coûteux, est en partie fondé. Prendre le train pour partir en vacances ou aller travailler, c’est pourtant bon pour le climat. En TGV, l’empreinte carbone est de 70 à 80 fois moindre qu’en avion ou en voiture sans passagers. 

Ce choix reste cependant souvent coûteux. D’après une étude de Greenpeace, pour relier des grandes villes européennes distantes de moins de 1 500 km, le train est en moyenne deux fois plus cher que l’avion. En outre, le sentiment est répandu que les prix du rail empirent, selon un sondage du RAC français. Le rail pourrait cependant rester globalement avantageux, si l’on en croit les chiffres de l’Autorité française de régulation des transports.

Un article d’Alternatives Economiques explique pourquoi le train est aussi coûteux. Le train a besoin de lourdes infrastructures pour rouler. Elles sont financées par un droit d’usage des voies, qui augmente avec les kilomètres. Ce « péage » peut monter à près de 40 % dans le cas des TGV. Plus le trajet est long, plus l’avion a l’avantage… Pour développer le rail, il n’y a qu’une solution: les pouvoirs publics doivent choisir de l’avantager résolument. Et à Bruxelles il pourrait même constituer un deuxième réseau de métro.

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Mima sans futur.

Le Mima (Millennium Iconoclast Museum of Art) est un musée pas comme les autres. Ou plutôt une équipe passionnée par la découverte de l’art de la rue. Celui qui se trouve dans toutes les villes et met en avant les cultures urbaines et l’art post-graffiti. Des œuvres accessibles à tous les passants. Le 5 janvier le Mima fermera ses portes définitivement, malgré les 400 000 visiteurs qu’il a attiré depuis son ouverture en 2016.

Si la Région – et sans doute la Fédération Wallonie Bruxelles – arrivent à trouver les quelques 400 millions d’euros (hors TVA et frais annexes) – pour ouvrir un jour le centre d’art contemporain Kanal – Centre Pompidou, rien ne semble avoir été fait pour trouver l’argent nécessaire (on parle de 200.000 euros) pour la survie du Mima. Tout l’argent disponible peut-il être absorbé par le seul Kanal, au détriment du soutien à apporter à d’autres initiatives artistiques ? 

Une dernière visite au Mima pourrait être une occasion de remercier  les fondateurs pour le travail remarquable de découvreurs de talents urbains qu’ils ont effectué durant neuf ans. L’exposition finale, « Multitude » de l’artiste portugais Vhils, s’y tiendra jusqu’au 5 janvier 2025 au quai du Hainaut 39-41.

Une zone à trafic limité.

Citylab part de l’exemple de Paris pour évoquer différentes manières de limiter le trafic et la pollution dans le centre historique des grandes villes. L’interdiction de la circulation des voitures particulières au cœur de Paris, prévue de longue date comme Zone à Trafic Limité, est le dernier volet de la campagne de la maire Anne Hidalgo pour réduire pollution et embouteillages. Comme ses prédécesseurs et comme Good Move, cette mesure s’accompagne d’une certaine controverse.

Une Zone à Trafic Limité (ZTL) interdit aux voitures particulières d’entrer dans les quatre arrondissements les plus centraux de la ville, si leur destination finale se trouve en dehors de la zone, qui couvre cinq kilomètres carrés. Chaque jour, entre 175 000 et 250 000 personnes ne font que traverser cette zone. Les autorités espèrent réduire ce chiffre au moins de moitié. La ville de Paris en dit plus sur les modalités

La ZTL parisienne permettra cependant encore à certaines voitures de circuler (résidants, livraisons, invalides, …). Sous la pression de l’industrie du tourisme les bus touristiques y seront considérés comme des véhicules de livraison. Certains résidents estiment  cependant que la ville fait passer les besoins des touristes avant ceux des habitants. L’article de Citylab détaille davantage les modalités et fait des comparaisons avec d’autres capitales, dont Bruxelles.

Cheveux gris, transports gratuits.

Le Gang des Vieux en Colère fait encore parler de lui. Il s’en prend vertement à la SNCB et à son ministre de tutelle, qui ont décidé de supprimer dès 2025 le ticket à 8,30 €, qui leur permettait d’aller partout en Belgique, voir leur famille et leurs amis, en dehors des heures de pointe. Le Gang soutient aussi avec force l’action en justice menée actuellement par Unia et TestAchats contre la SNCB.

Les vioques – comme ils disent – doivent pouvoir se déplacer librement pour leur santé, pour leur indépendance, pour leur permettre de rester actifs, d’avoir des contacts familiaux réguliers, des activités culturelles diverses. Pour leur permettre aussi de poursuivre leurs activités d’aides bénévoles, de prendre en charge et accompagner leurs petits-enfants, finalement pour se rendre utiles à bien des niveaux.

Il faut que les transports publics soient accessibles à tous. Le Chemin de Fer est un service au public. Il doit donc pratiquer au moins la même politique tarifaire senior que le TEC et la STIB: abonnements à 1 € par mois. Mieux encore, comme le revendique le Gang, la gratuité pure et simple. Pour en savoir plus, cliquez ICI.

 

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Réjouissances sans nuisances.

La dernière édition des « Jacqueries » dans la Quartier Saint-Jacques de Bruxelles s’est terminée dans la joie dimanche avant 22 heures. L’an prochain nous vous l’annoncerons bien à l’avance, pour que vous puissiez jouir de ces deux jours de fête consacrés aux arts de la rue, aux performances et à une certaine poésie. Résolument le festival le plus bruxellois et le plus varié de la cité. Avec Christian Middagh comme brillant Monsieur Loyal. Et ici les Jacqueries en photos

Avec beaucoup de musique acoustique et très peu d’amplification, la fête déambulait à travers toutes les rues du quartier, et donc sans soumettre aucun riverain à de la musique sans fin. Des visiteurs de tout Bruxelles et de toutes les couleurs, des touristes et beaucoup d’enfants pour assister à des jongleries, de la magie, des acrobaties, une dégustation de thés chinois, des drag-queens dans une wasserette et même un magasin qui ne vend rien mais expose des bocaux pleins de philosophie.

Un ambiance bon enfant, sans vraie police ni stewards, sans abrutissement et sans bouchons d’oreilles, mais des sourires sur toutes les lèvres. La preuve est faite qu’on peut s’amuser en ville sans s’imposer aux riverains qui étaient à de nombreuses  fenêtres. Même les deux bals populaires se sont déroulés à bas bruit. Seule entorse, le DJ d’un café que personne n’arrivait à calmer et qui ne retrouvera sans doute plus sa place l’an prochain.