Archives de catégorie : Propreté

Il va faire propre !

La propreté figure en tête des priorités du nouveau gouvernement régional. Il était temps. Bruxelles est une ville sale et vient encore de se faire classer comme une des villes les plus sales d’Europe pour ses toilettes. Le problème est enfin reconnu et la volonté d’y mettre fin a fait l’unanimité. Clean Brussels devrait y contribuer. Bien sûr, on veut le voir pour le croire.

Une ville propre est une ville sans salissures, sans mégots et sans chewing-gums par terre, sans murs tagués , sans poubelles renversées, sans déjections canines, sans dépôts clandestins … Il va s’agir de rationaliser et fédérer tous les acteurs publics et privés. De contrôler et de sanctionner. A Bruxelles Ville, 1 amende sur 5 pour dépôt sauvage sanctionne des habitants de la périphérie, qui  viennent déverser leurs déchets à Bruxelles.

Des patrouilles de surveillance vont être créées pour traquer ces incivilités et des « brigades régionales de la propreté » composées d’agents régionaux et communaux disposant des pouvoirs de police de l’environnement, pour constater et verbaliser les infractions. Les moyens nécessaires seront-ils disponibles en cette période de disette ?  Le Soir en dit plus sur le sujet. Moustique donne des chiffres et Bruzz confirme les dépôts sauvages du Brabant flamand.

Des citoyens à l’oeuvre.

A l’écoute des Bruxellois. Suite aux 1000 signatures de citoyens, le parlement bruxellois a dû mettre en place une Commission délibérative sur la Propreté. 45 personnes tirées au sort et 15 parlementaires réunis pendant 5 jours pour formuler des recommandations. Ensuite une deuxième commission se penchera sur la Mobilité. Et puis aussi la proposition de plateforme citoyenne participative de Fatima Zibouh.

Respect Brussels. Cette association citoyenne bruxelloise apolitique organise un rassemblement le 1er décembre à midi à la place Saint-Jean, à proximité du parlement bruxellois. Elle veut un conclave: négociateurs enfermés jusqu’à l’émergence d’une solution. Elle exige que la voix de l’électeur se traduise enfin en action politique. Vous êtes les bienvenus.

S’organiser sans l’État. Nous y sommes contraints en l’absence de gouvernement bruxellois. Mais c’est aussi un livre « Autonomes et solidaires pour le vivant. S’organiser sans l’autorité de l’État » de Juliette Duquesne, qui présentera son ouvrage le 27 novembre 2025 à 20h à la rue du Belvédère 20.

Des citoyens actifs. Nous nous distinguons comme l’un des champions du recyclage de l’UE. Nous avons recyclé 59,5 % de tous les déchets d’emballages plastiques, dépassant largement la moyenne européenne de 42,1 % et surpassant notre niveau de 2013, qui était de 38,2 %. La France (25,7 % et la Hongrie (23 %) sont à la traîne.

L’écologie en rade.

« Pourquoi, de toutes les grandes idéologies de la modernité, l’écologie est-elle la seule à ne jamais avoir réussi à prendre le pouvoir ? »
N’est-ce pas le destin des grandes idées généreuses d’être tenues aux marges du pouvoir ? Pourtant libéralisme, néolibéralisme, socialisme, communisme, colonialisme, racisme, fascisme, nationalisme… toutes ces propositions politiques se sont retrouvées un jour aux manettes , de façon plus ou moins déformée.

C’est dans son nouvel ouvrage – commenté ICI – que Grégory Quenet pose la question. Ils ont tous pu expérimenter leur programme politique grandeur nature. Seule l’écologie est restée sur le banc de touche. Pourquoi ce piètre palmarès ? Cette relégation permanente en deuxième division ? Ce syndrome Poulidor ? Vous attendez une explication ?

L’historien de l’environnement la voit déjà dans son nom. Même accompagné du qualificatif « politique » l’écologie n’a pas le mordant de « socialisme » ou « anarchisme ». Il manque résolument le « -isme » qui l’aurait arrimé vers l’avenir, à une espérance. Il ne s’agit pas de construire un futur meilleur, mais de sauvegarder l’habitat d’hier. Avec « écologisme » il y aurait un projet capable d’offrir non seulement une sollicitude pour le vivant, mais aussi une espérance pour tous les humains ?

Marre des mégots.

Le gouvernement Arizona a l’intention d’interdire la cigarette sur les terrasses des cafés et des restaurants. Là où précisément se rendaient les fumeurs interdits, à juste titre, à l’intérieur des établissements. C’est pousser le bouchon un peu loin. Comme une provocation inutile des fumeurs. Et pas un mégit de moins en rue.

On en a marre des mégots partout, mais interdire de fumer sur les terrasses a- t-il un sens, alors qu’il est permis de fumer en rue ? Suffit donc au fumeur de se lever, de parcourir quelques mètres pour pouvoir fumer à l’aise … et jeter son mégot en rue, vu désormais l’absence de cendriers sur les terrasses.

À Tokyo, il est interdit de fumer en rue. Sous peine de lourdes amendes. De vastes fumoirs en inox sont répartis un peu partout dans la ville. Les fumeurs se retrouvent autour d’un bar cendrier. Fini les mégots sur les trottoirs et les besoins des fumeurs pris en compte. Si on veut être cohérent, ne faut-il pas l’être jusqu’au bout ?

Le crack en expansion.

Variante fumable de la cocaïne, le crack (1) est une drogue dure très addictive et nocive. Vu des arrivages massifs, des dealers se font de gros sous en opérant un peu partout en ville. Malgré leur prix, crack et cocaïne sont plus faciles à trouver à Bruxelles que le cannabis. « C’est comme acheter du chewing-gum dans un magasin ». Une étude menée par safe.brussels et UGent confirme une augmentation significative de la consommation de crack.

Elle montre que la consommation de crack est étroitement liée à des problèmes sociaux profondément enracinés tels que le sans-chez-soirisme, la pauvreté et l’accès limité aux services sociaux. Les services d’aide ne peuvent plus répondre aux besoins fondamentaux de ces personnes très vulnérables. Sans perspectives d’avenir et très marginalisées, elles consomment des substances intoxicantes, pour rendre leur situation plus supportable. Sans chez soi, cela se passe alors autour des gares et des parcs.

La présence de consommateurs dans l’espace public crée un sentiment d’insécurité parmi la population et augmente la pression sur les services sociaux et de santé. Elle peut aussi entraîner des problèmes d’agressivité, qui impactent la sécurité à Bruxelles. L’étude, relatée par Brussels Times traduite ICI, en dit plus et évoque la responsabilité du fédéral, qui laisse des milliers de personnes en rue sans toit et sans soins.

(1) placé sur une bande de papier aluminium, le crack est inhalé après avoir été chauffée à l’aide d’un briquet