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Électricité: 64% de frais et taxes.

Seuls 36% de votre facture sert à payer l’électricité consommée, tout le reste ce sont des frais de distribution, des accises et des taxes ! Vous en trouverez tout le détail ICI, mais bien plus encore dans l’émission Les Clés. Ce n’est pas comme cela qu’on va convaincre les Bruxellois de se déplacer et de se chauffer avec une énergie électrique performante (1).

Il y a donc de la marge pour réduire le prix de l’électricité, si on veut la privilégier comme source d’énergie performante et productible localement sans polluer la planète. Cela dépend largement du Fédéral. S’il ne peut se permettre de perdre cette rentrée, il pourrait mettre sur le gaz la TVA et les accises qu’il supprimerait sur l’électricité.

L’augmentation progressive de la taxation du gaz – dont on veut réduire l’usage vu la dépendance et la pollution qu’il entraîne – pourrait donc servir à baisser le prix de l’électricité, sans déséquilibrer le budget de l’État. Un signal clair et rapide doit être donné aux Bruxellois, dont certains en passe de devoir choisir une nouvelle source d’énergie et le matériel nécessaire pour l’utiliser à bon escient. On en reparlera.

(1) Avec une pompe à chaleur, chaque kWh consommé produit en moyenne 3 à 5 kW (kWh) de chaleur. Avec une chaudière à énergie fossile, le rendement n’est que de 1.

 

Vers une ville plus conviviale.

Si une ville se doit d’être fonctionnelle, ne doit-elle pas aussi être relationnelle ? Selon les auteurs d’un livre qui vient de paraître « Cinq leviers de la Ville relationnelle » ces deux notions doivent se compléter. La ville relationnelle a cependant du retard à rattraper et cela ne se fait pas en une mandature. Le temps des politiques et celui de l’urbanisme d’une ville ne sont pas alignés.

Vous voulez connaître ces cinq leviers pour une ville où l’on se sent bien ? Les voici sans commentaires. « Les ruisseaux de fraîcheur. La deuxième peau des parcs. Les bandes ludiques. Les carrefours vivants. Les parkings prévenants ». Cela demande évidemment des explications et des exemples de réussite. Les auteurs ont été se balader à Lyon, à Nantes mais aussi à Namur, Liège et Bruxelles à la découverte de quartiers conviviaux.

Vous en découvrirez quelques aspects ICI et pourriez en devenir des partisans. Les auteurs ne cachent cependant pas la résistance qui s’exprime chez les automobilistes mais surtout chez les commerçants, qui ont peur du changement. Il faut faire preuve de beaucoup de pédagogie pour leur expliquer qu’à moyen terme leurs affaires retrouveront un équilibre et même une progression. Mais tous ne peuvent tenir le coup si longtemps.

 

Parquer devant chez soi.

N’essayez pas de poser impunément une table et deux chaises sur la chaussée. Par contre, depuis les années 30, vous pouvez y stationner indéfiniment votre automobile, sauf exceptions dûment signalées. Même sur la Grand-Place jusqu’en 1972. Les Bruxellois ont pris de mauvaises habitudes et ont vite considéré que parquer devant sa porte était un droit et même de préférence gratuitement.

Avec l’explosion du nombre de voitures en circulation, ce « droit » s’est exercé au détriment des droits des autres usagers d’un espace public restreint: les piétons, les cyclistes, les voitures d’enfant, les fauteuils roulants, les terrasses. Considéré comme un avantage acquis, supprimer des places de stationnement se heurte souvent à de violentes contestations, surtout de la part de ceux et celles qui n’ont pas les moyens de se payer un garage.

Si vous ne pouvez plus stationner gratuitement devant chez vous, que vous propose-t-on à la place: une terrasse ? un petit parc à deux pas ? un espace de jeux sécurisé pour vos enfants ? A Anderlecht et Molenbeek on trouve des pour et des contre. il semble que nous ne soyons pas très doués pour vendre cette vision, pour changer les mentalités. Du pain sur la planche.

publication de Kadir Gübüdük

 

 

Locataires, propriétaires: des droits.

Pendant de nombreuses années, les propriétaires ont bénéficié de droits jugés excessifs par certains. Ils ont mis les locataires vulnérables en difficulté. Leurs droits réciproques ont été revus à plusieurs reprises à Bruxelles. Certains propriétaires estiment qu’aujourd’hui ce sont eux qui sont en difficulté, suite à des droits abusifs des locataires.

La base: le propriétaire fournit un logement décent et sain et assure les grosses réparations, le locataire verse son loyer à temps, entretient les lieux et souscrit une assurance habitation. Un bail fixe des règles plus précises afin d’équilibrer leurs intérêts respectifs. Madame Gori (MR) critique ICI diverses réformes du droit locatif bruxellois qui lèsent les propriétaires.

« En l’absence de payement, un préavis d’un mois est obligatoire avant poursuites judiciaires. L’audience n’est fixée qu’après 40 jours. L’expulsion est reportée d’un mois après jugement, avec préavis de quinze jours. Un moratoire hivernal interdit les expulsions du 1er novembre au 15 mars. » Bilan: près de onze mois pour qu’un propriétaire récupère son bien. La secrétaire d’État au Logement, Nawal Ben Hamou (PS) ne partage pas le point de vue de M. Gori. Olivier De Clippele, propose que le versement d’une aide au logement aille directement aux bailleurs.

Des agendas trop chargés …

Des réunions bilatérales de face à face entre chacun des partis et le formateur devaient se dérouler lundi et mardi, avant de pouvoir se mettre tous autour de la  table pour négocier un programme et un budget. Les agendas « trop chargés des uns et des autres » en ont décidé autrement. Ces bilatérales ne commencent qu’aujourd’hui et dureront toute la semaine !

Des agendas trop chargés … Pourrait-on savoir ce que les négociateurs des partis avaient de plus important à faire lundi et et mardi que d’être disponibles pour ces rencontre bilatérales, destinées à intégrer leurs remarques sur les documents remis par le formateur dès le 24 décembre ? On croit rêver. Pendant que oui, il y a le feu au lac.

Quand Respect Brussels proposait qu’ils se réunissent en conclave et n’en sortent qu’après avoir trouvé un accord, on était dans le bon. Même le formateur Yvan Verougstraete – à l’initiative de ce calendrier – a pris le temps de convoquer une conférence de presse nationale ce mardi à 10h pour annoncer le transfuge du député De Maegd du MR vers Les Engagés. Les Bruxellois apprécieront.