Archives de catégorie : Jeunes

Intelligence artificielle ?

L’intelligence peut-elle être artificielle ? A l’analyse, selon The Conversation, elle se limite à modifier et recombiner des fragments de textes ou d’images existants. Elle synthétise évidemment de mieux en mieux et nous fascine. Les jeunes de l’IA sont persuadés de participer à un « changement de civilisation » qui, à long terme, bénéficiera à la société des humains.

A force de parler aux robots comme à des humains, ne risque-t-on pas de parler aux humains comme à des robots ? Derrière l’IA et les machines, il y a la question fondamentale de la relation à autrui. Or, un individu est parfois fatigué, fâché, malade, etc. À l’inverse, ChatGPT est toujours là, jamais malade, jamais fatigué. Évidemment, cela peut paraître très utile et très attrayant. Louis de Diesbach, éthicien de la technique (oui, cela existe), pose ICI la question du sens et de l’éthique.

« Notre contrat social repose sur le travail. Sans travail, nous perdons le sens de l’existence. La solution ne sera pas seulement économique, avec le revenu universel ou non, elle sera anthropologique. Il faudra redéfinir la dignité autrement que par la productivité. » Pour voler moins haut, sur le plan journalistique, chaque fois que j’ai recours à l’IA pour les billets de ce blog, je le signale clairement et fait appel à votre sens critique.

Night clubs bruxellois.

Selon Pascal Smet (Vooruit), la nouvelle réglementation concernant les nuisances sonores des night clubs entrera en vigueur ce mois-ci. Les personnes qui viendront loger à proximité d’une discothèque ou d’une salle de spectacle déjà existante, ne pourront se plaindre et devront désormais assurer l’isolation acoustique à leurs frais. Logique.

Par contre, pour de nouvelles installations festives en milieu résidentiel, il incombera aux candidats de procéder à une isolation acoustique performante à leurs frais pour ne pas nuire aux riverains. Logique aussi.

Reste la question des établissements existants qui modifient leurs installations sonores, leur type de musique, leurs heures de fermeture et la clientèle visée. À partir du principe “pollueur payeur”, il leur incomberait – en toute logique – de financer les travaux nécessaires, pour ne pas dépasser les dB et vibrations antérieures. Un exemple très évident ICI avec l’AB.

Ne pas gâcher la fête.

Si dimanche, le Maroc l’emporte sur le Sénégal, ce sera un objet de joie et de fierté pour tous les Bruxellois originaires du Maroc. La place des Étangs Noirs sera le lieu de rassemblement spontané de tous ceux et celles qui voudront fêter une éventuelle victoire. Lors des précédentes compétitions, les réjouissances se sont bien déroulées et ce n’est qu’en fin de soirée, qu’un petit groupe a commencé à détruire du mobilier urbain et faire de la fête un champ de bataille.

C’est évidemment sur cette phase finale spectaculaire que la presse a mis le focus. Beaucoup de jeunes ont regretté cet amalgame dont ils ont été l’objet face à une minorité de casseurs. On a moins parlé des actions positives de ces jeunes. D’autres ont regretté qu’une f »an zone » avec grand écran n’ait pas été mise en place pour le plaisir et pour le contrôle des participants. Un groupe de parents s’est constitué pour tenter d’intervenir avant la police pour dissuader des passages à l’acte. La police a revu son dispositif pour dimanche.

Il est courant que des groupes de casseurs infiltrent des manifestations et discréditent le message qu’elles entendent porter. Un peu comme pour les hooligans, certains estiment qu’il faudrait les repérer – grâce aux caméras – afin de pouvoir les assigner à résidence lors de prochaines manifestations. C’est le point de vue du ministre de l’Intérieur. D’autres estiment que ce serait une atteinte à la liberté d’aller et de venir sans jugement.

Langues en danger ?

Régulièrement, des craintes s’expriment quant à la survie du français et du néerlandais dans la communauté métropolitaine bruxelloise multilingue. Les Flamands craignent l’extension de la tache d’huile francophone (et anglophone), pratiquent entre eux une « tussentaal » et les jeunes choisissent l’anglais avant le français. Des francophones craignent une infiltration irrésistible de l’anglais dans leur langue. Une langue hybride pour une population plus hybride ?

Quant aux emprunts lexicaux, ils se font manifestement et depuis longtemps dans les deux sens entre le français et l’anglais. Au point que le linguiste Bernard Cerquiglini affirme ironiquement dans son essai que « L’anglais n’existe pas, c’est du français mal prononcé ». En Flandre, comme aux Pays Bas, des mots anglais sont très présents dans la langue et l’anglais occupe une place de plus en plus grande dans l’enseignement supérieur. Les anglicismes auront ils la-peau du français … et du néerlandais ?

Si l’anglais s’est imposé comme lingua franca dans le monde – place jadis occupée par le français – cela n’a pas conduit pour autant à la disparition des autres langues, mais plutôt à la multiplication des personnes bilingues. Les personnes qui ne parlent que l’anglais sont en réalité très minoritaires dans le monde. A Bruxelles, chacun ne doit-il pas finalement se sentir libre d’utiliser « week end » plutôt que « fin de semaine » et de dire « d’accord » plutôt que « OK ? ».

 

Pour le climat sans relâche.

Vous y croyez encore ? 10 ans après Paris, c’est la trentième fois que la Conférence des Parties – COP30 – se réunit à propos du Climat. Faire le point. Une sorte de lassitude s’est installée tant parmi les défenseurs du Climat que parmi les climatosceptiques. Et pourtant à Belém, aux portes de l’Amazonie, le sort de l’humanité sera une fois de plus en jeu. La RTBF trace une sorte de ligne du temps de cette initiative.

Une jeune bruxelloise, Margaux Mannaerts, 26 ans, y représentera le Forum des jeunes et déléguée ONU pour le climat. Elle y croit. Elle parle au nom d’une génération qui subira de plein fouet toute augmentation de la température. “C’est important qu’on soit là, parce que si nous, les jeunes, on n’y va pas, personne ne parlera pour nous“.

A Bruxelles, des organisations se sont réunies pour exiger des actes. Selon Kim Le Quang (Rise for Climate Belgium), organisatrice de l’action, “il est essentiel de se mobiliser pour le climat. 2024 a été l’année la plus polluante jamais enregistrée“. Les organisations exigent des gouvernements un engagement à réduire ces émissions de plus de 90 % d’ici 2040.