C’est pour améliorer la qualité de l’air que l’on respire à Bruxelles qu’a été établi le calendrier des zones de basses émissions (LEZ). Selon une étude pilotée par UCLouvian, plus de 120 écoles fondamentales sont exposées à des concentrations de polluants atmosphériques supérieures aux recommandations de l’OMS. La plupart se situent dans les communes les plus pauvres.
C’est dire l’impact de la décision prise par les trois partis bruxellois francophones qui viennent de décider à la hâte de reporter de deux ans la mise à l’écart des véhicules les plus polluants. Les partis bruxellois néerlandophones se sont dit choqués par cette décision prise sans les consulter. Ce sujet complexe méritait bien un large débat démocratique.
Si le remplacement des véhicules anciens en 2025 pose un réel problème pour les Bruxellois les moins fortunés et demande solution, le report de leur mise hors service aura un impact important sur la santé des enfants de moins de 12 ans, dont les poumons ne sont pas encore entièrement formés. Alors, il s’agit de savoir quelle génération favoriser ? Il est vrai que les enfants ne votent pas …
