Archives de catégorie : Urbanisme

Un marché aux Halles Saint-Géry.

Après bien des aventures pas toujours gagnantes, les Halles Saint-Géry  vont retrouver leur fonction d’origine: nourrir les Bruxellois. Au rez-de-chaussée, une dizaine d’artisans sont en train de s’installer pour proposer des produits frais et locaux. Leur objectif: valoriser l’identité gastronomique bruxelloise et mettre en lumière les savoir-faire et les traditions culinaires qui participent à la richesse de notre patrimoine local.

Dès le 16 juin, vous pourrez y faire vos achats ou déguster sur place, une de leurs spécialisées. Le marché sera ouvert du mardi au dimanche, de 7 h à 20 h. On y trouvera boucher, poissonnier, boulanger, primeur, traiteur,  épicier … Le marché se veut populaire et accessible à toutes et à tous. Cet article en dit plus.

A l’étage, les Halles Saint-Géry continueront à héberger des expositions temporaires centrées autour de l’urbanisme et de l’histoire de Bruxelles. Culture gastronomique et culture urbaine s’y donneront donc rendez-vous. On s’y retrouve le mardi 16 juin pour une petite pause de midi ?

 

Métro 3: faire le point.

On n’a pas fini de parler de ce chantier interminable et de ce gouffre financier. Les chantiers du Métro 3 entre Albert et Gare du Nord se poursuivent, même si cette mini ligne de métro ne sera desservie que par des trams. On voit mal ce que les usagers vont y gagner. Les trajets de Churchill à Bordet devront en tous cas s’effectuer par 4 trams et 3 correspondances !

En attendant la fin du chantier – dont on n’ose plus fixer ni date ni budget – il va falloir supporter des travaux à Stalingrad, au Palais du Midi, à la place Bara et à la Gare du Nord. Le 4 termine désormais sa course au Wiels et le 10 a son terminus  aérien Gare du Midi. Après, c’est l’attente des correspondances. Et ne parlons pas du 81, qu’on dévie aussi à cause de chantiers à la Barrière de Saint- Gilles et à Cureghem, qui auraient pu attendre. Même ChatGPT ne s’y retrouve plus.

Tout cet énorme gâchis est clairement analysé par Damien Delaunois d’Inter Environnement Bruxelles. Il en fait l’historique, la critique, la mutation et rappelle une alternative plus rapide et (beaucoup) moins couteuse, avec des plans et des schémas. Vous trouverez tout cela dans la synthèse de la réunion qui s’est tenue à Pianofabriek, en présence d’usagers Saint-Gillois excédés. Pour tout savoir, il y a le travail comparatif de Maël Dupriez paru sur BSI et le projet alternatif Prémétro+ qui fait son grand retour.

 

Des logements alternatifs.

Face à une pression foncière croissante et aux grandes difficultés d’accès à un logement abordable, de nouvelles initiatives voient le jour. Des alternatives concrètes aux modèles traditionnels de propriété. Analyse juridique et retours de terrain vont devoir interroger la capacité de ces modèles à répondre à une fonction sociale de la propriété, pour favoriser un accès à des logements abordables et décents pour les générations bruxelloises actuelles et futures.

C’est à partir de l’exemple du Community Land Trust de Bruxelles (CLTB) et des coopératives d’habitants que L’IRIB propose une rencontre pour mettre en lumière les défis pratiques et juridiques de ce modèle. Certains choix architecturaux emblématiques seront abordés, comme le réemploi des matériaux ou la conception d’espaces partagés, ainsi que l’implication et l’accompagnement des habitants dans le processus de création des projets.

Après avoir exploré le potentiel du modèle CLT, cette présentation ciblera certaines tensions juridiques que révèlent sa mise en œuvre en particulier au regard du droit des biens (Livre 3 du Code civil). La rencontre se tiendra le mardi 26 mai avec des sandwichs à 12h et les exposés de 12:30 à 13:30 et puis débats. Des détails et inscription gratuite mais obligatoire ICI.

IRIB Institut de recherches interdisciplinaires sur Bruxelles

Un tourisme maîtrisable.

Vendredi et samedi il faisait beau. Très beau. Le centre-ville comptait déjà plus de touristes que de Bruxellois. Les commerces ses sont adapté à cette évolution et on ne compte plus les boutiques qui leur sont destinées. Frites, chocolats, gaufres et boutiques de souvenirs bas de gamme s’ajoutent aux snacks, aux nightshops, aux hôtels et aux cafés avec terrasses. Même si cela génère de l’emploi, cela se fait surtout au détriment de la qualité de vie des résidents.

A Barcelone, à Venise et à Amsterdam c’est bien pire. Le surtourisme y a fait tellement de dégâts, que les municipalités ont pris des mesures drastiques. À Bruxelles, avant que la situation soit hors de contrôle, Ville et Région pourraient s’inspirer de l’exemple d’Amsterdam. Vous trouverez ICI les mesures mises en place courageusement pour rendre la ville à ses habitants. Non, le surtourisme n’est pas une fatalité.

Amsterdam interdit l’ouverture de  toute nouvelle boutique de souvenirs et de nightshops en centre-ville, pour favoriser le retour des commerces de proximité (boulangeries, librairies, épiceries) qui répondent aux besoins des habitants exaspérés. La ville lutte  aussi contre la mutation des logements en locations touristiques (Airbnb) pour maintenir les résidents et éviter un tsunami touristique bien décrit par la RTBF.

Diviser des unifamiliales ?

Bruxelles compte un très grand nombre de maisons de maître. Généralement des maisons  unifamiliales de trois étages, partiellement inoccupées après le départ des enfants. Il devrait souvent être possible de les diviser en plusieurs appartements. L’Atelier de Recherche et d’Action Urbaines s’est intéressé à cette problématique.

Lorsque les propriétaires souhaitent procéder à de telles transformations, ils et elles se heurtent souvent à des obstacles au niveau urbanistique. Les plans des demandes de permis sont régulièrement refusés dans plusieurs communes. Une harmonisation des règles ne devrait-elle pas soutenir de tels projets ? Voire même les encourager par des primes ?

Bruxelles manque de logements et de terrains aptes à être construits. La division du bâti résidentiel ne pourrait-elle pas être un levier pour produire du logement abordable ? Certains prônent l’optimisation des dépenses et aides publiques pour mobiliser les investissements privés dans ce type de rénovation de logement souvent à faible performance énergétique. Pour en savoir plus, vous pouvez accéder ICI à un Webinaire Logement.