Archives de catégorie : Tourisme

Il va faire propre !

La propreté figure en tête des priorités du nouveau gouvernement régional. Il était temps. Bruxelles est une ville sale et vient encore de se faire classer comme une des villes les plus sales d’Europe pour ses toilettes. Le problème est enfin reconnu et la volonté d’y mettre fin a fait l’unanimité. Clean Brussels devrait y contribuer. Bien sûr, on veut le voir pour le croire.

Une ville propre est une ville sans salissures, sans mégots et sans chewing-gums par terre, sans murs tagués , sans poubelles renversées, sans déjections canines, sans dépôts clandestins … Il va s’agir de rationaliser et fédérer tous les acteurs publics et privés. De contrôler et de sanctionner. A Bruxelles Ville, 1 amende sur 5 pour dépôt sauvage sanctionne des habitants de la périphérie, qui  viennent déverser leurs déchets à Bruxelles.

Des patrouilles de surveillance vont être créées pour traquer ces incivilités et des « brigades régionales de la propreté » composées d’agents régionaux et communaux disposant des pouvoirs de police de l’environnement, pour constater et verbaliser les infractions. Les moyens nécessaires seront-ils disponibles en cette période de disette ?  Le Soir en dit plus sur le sujet. Moustique donne des chiffres et Bruzz confirme les dépôts sauvages du Brabant flamand.

Plus qu’un musée.

Toujours en chantier, l’ancien garage Citroën poursuit sa mue en musée d’art moderne et contemporain. En bordure du canal, il compte cependant bien dépasser le simple musée, pour créer “une ville ouverte sur la ville”. Un projet enthousiasmant qui placera Bruxelles sur la carte de l’art contemporain et qu’Yves Goldstein défend farouchement. Même TV5 Monde en parle.

Kanal vient de rendre public son programme d’ouverture de fin novembre. Pas moins de 10 expositions et installations longuement préparées par sa directrice artistique avec la (coûteuse) collaboration du Centre Pompidou, qui prêtera des œuvres à Kanal, qui n’a pas de collection et n’a pu convaincre le Musée des Beaux-Arts fédéral de lui prêter sa collection d’art moderne, largement en réserve.

Mais voilà, il manque la bagatelle de 50 millions pour finir les travaux et 29 millions pour les frais de fonctionnement annuels. La RTBF fait part  d’inquiètudes et L’Echo livre une analyse de la situation. Un peu comme pour le Métro 3, la Région sous financée pouvait elle se lancer dans une telle aventure ?

>>>  serez-vous à la Bourse ce soir ?

The Brussels Times, vous connaissez ?

The Brussels Times est un média anglophone en ligne qui couvre l’actualité bruxelloise et européenne, à l’intention des expats, des touristes et des lecteurs qui ne maitrisent ni le français, ni le néerlandais. Vous y découvrirez souvent le regard original et parfois inattendu que des expats portent sur la ville qui les accueille.

Intéressant de constater tout ce qui étonne et interpelle leurs journalistes dans nos habitudes, notre mode de vie et notre surréalisme. Ils ignorent parfois notre facilité quasi instinctive à se moquer de nous-mêmes. Ils peuvent aussi se montrer très critiques sur des sujets à propos desquels nous ne les avons pas attendus pour être nous-mêmes très critiques …

Tenu par une petite équipe rédactionnelle, essentiellement sur base de nouvelles d’agences, on ne peut pas considérer The Brussels Times comme un média de référence. Sur des notions complexes il y a parfois un manque de subtilité et des approximations occasionnelles, mais ce regard extérieur peut être rafraichissant et interpellant, de la part de ces Néo Bruxellois qui s’intéressent à notre ville, qu’ils tentent de faire la leur.

 

4
1

Quel futur pour l’art contemporain ?

Bruxelles a acquis un place importante dans l’art contemporain. Les galeries d’art privées sont nombreuses, grâce à des loyers plus modérés que dans la plupart des grandes capitales et grâce à la présence de nombreux collectionneurs. La ville compte aussi plusieurs foires d’art, qui attirent des amateurs de l’étranger. L’avenir semble donc prometteur pour l’art contemporain à Bruxelles ?

Pas vraiment. La Ville de Bruxelles vient d’annoncer la fermeture brutale de la Centrale of contemporary art, qu’elle venait d’étendre et de rénover à grands frais à Sainte-Catherine. Il s’agirait d’un investissement de plus 500.000 euros, dont nous avons demandé confirmation. C’est pour des raisons budgétaires que cette décision a dû être prise pour cette galerie publique, à qui nous devons plusieurs expositions temporaires de grande qualité. Les réactions sont nombreuses et indignées.

Il y a aussi le Wiels à Forest, qui fait un excellent travail pour l’art contemporain et Kanal – centre Pompidou à Yser, qui déclare la même ambition. Bâtiments acquis tous deux par la Région, qui ne savait trop quoi en faire. Finalement: elle en fera deux centres d’art contemporain. Plus La Centrale, cela en faisait trois. Bruxelles pouvait-elle se permettre cela ? Une première pièce vient de tomber. Qu’en serait-il de Kanal, qui n’a aucune garantie quant à la fin de ses travaux et de ses (énormes) frais de fonctionnement ?

Les rues les plus cool du monde.

Le magazine international consacré au style de vie urbain TimeOut a élu la rue de Flandre 11e rue la plus cool du monde. « C’est une rue qui reflète parfaitement Bruxelles: créative, joyeuse et un peu brute de décoffrage. » Elle prolonge la rue Sainte-Catherine – le ventre de Bruxelles –  avec une mixité des commerces réjouissante qui ne cesse d’étonner. Bruxelles en miniature. Le Soir en dit plus ICI.

Bien sûr des restaurants, mais aussi des bonsaïs, une librairie indépendante, le centre culturel baroque de la Bellone, des robes de mariées, un réparateur de vélos, des vins italiens, une wasserette, des vitrines d’artisans et même un parking public. Tout ce qu’il faut pour attirer les Bruxellois curieux et les visiteurs qui en ont marre des gaufres, des frites et des pralines de la rue de l’Etuve et de la malbouffe du piétonnier.

Une nouvelle réjouissante pour cette rue historique du centre-ville, qui allait encore bien mal il y a quelques années. La Ville s’en inspirera-t-elle pour assurer la mixité des nombreux commerces dont elle est propriétaire et qui ne brillent ni par leur originalité, ni par leur qualité ? Mais finalement, le plus simple ne serait-il pas que vous descendiez jusque là, pour juger par vous-même si la récompense est méritée ?