Archives de catégorie : Tourisme

Baignades en plein air.

C’est maintenant ou jamais que les Bruxelloises et les Bruxellois veulent se rafraichir. Faute de lieux de baignade en plein air, jeunes et moins jeunes font trempette dans le moindre plan d’eau disponible. Fontaines, bassins, étangs. Certains plongent même dans le canal côté Ceria. Tout cela est interdit – et souvent dangereux – mais la police n’est pas en mesure d’empêcher cette forme de désobéissance civile estivale, même s’ils sont arrivés à chasser les nageurs du parc du Cinquantenaire.

L’association Pool is Cool a multiplié les initiatives pour souligner la nécessité d’espaces des baignades en plein air à Bruxelles. Des occupations festives de plans d’eau comme au Marché au Poissons ou au boulevard Bolivar, des plongeons collectifs dans le canal et plus récemment l’aménagement d’une piscine provisoire le long du canal. Tout cela ne semble pas avoir ému les autorités régionales, sauf côté tang de Neeprede, dont le projet est bloqué pr une action en justice des riverains.

La Région nous dit avoir commandé une (Xième) étude de faisabilité sur la possibilité de se baigner dans le canal. Une campagne de mesures sera menée à hauteur de Ceria Coovi, le seul endroit où la qualité de l’eau est souvent suffisante pour se baigner. Une vingtaine d’autres sites seront analysés: résultat en septembre … à la fin de l’été. En attendant, les citoyens continueront à se baigner à leurs risques et périls.

Place de la Bourse

Cinquantenaire

Pool is Cool au canal

Pool is Cool  FLOW en Growfunding

 

Saint-Géry fait peau neuve.

Construites en 1881, entre deux bras de la Senne, pour accueillir un marché couvert, les Halles Saint-Géry viennent de retrouver – en un temps record – leur vocation première. Dix échoppes y présentent à la fois des victuailles à emporter – comme tous les marchés du monde – mais aussi des préparations à déguster confortablement sur place.

On y trouve un boucher, un fromager, un poissonnier d’exception, un boulanger, un pâtissier, des primeurs, des fleurs, des sandwichs et salades, des hot dogs à la bruxelloise et bien sûr des frites belges. Ni Food Market, ni Halles gourmandes branchées, le Marché Saint-Géry va tenter de se donner une identité propre et de remplir sa belle terrasse.

Cela change manifestement de l’offre junk food du piétonnier, mais il faudra sans doute revoir quelque peu certains prix, pour tenter d’attirer les jeunes accros aux durums et aux hamburgers. Le marché sera ouvert du mardi au dimanche de 07h à 19h. Le bar jusque 22h. Les horaires s’adapteront en fonction de la fréquentation des lieux. On en parle sur BX1, sur la RTBF, sur Paris Match, sur De Standaard, sur RTL, … et sur tous les médias sociaux.

La nature en ville.

Natuurpunt vient d’ouvrir le marais de Ganshoren au grand public. Première réserve naturelle acquise par Natuurpunt Bruxelles, elle a été baptisée « Gansbroek », du nom de la commune et de la zone marécageuse, à laquelle Bruxelles-Broeksele et Bruxsels Future doivent également leur nom. Après quinze ans de bénévolat, le président Wim Veys s’est réjouit de pouvoir faire ce cadeau à ses membres.

La  réserve naturelle s’étend sur 4,2 hectares, à la frontière avec la Flandre, avec le marais de Ganshoren, le verger d’Erik et le parc Kerremans à Zellik. Située le long du Molenbeek, ce fut zone agricole que Natuurpunt a pu l’acquérir à un prix avantageux. Il s’agit d’une zone humide et pauvre, qui se prête  bien au retour des orchidées et peut également attirer des chouettes chevêches et des chevreuils.

Menacée par de grands projets immobiliers, la nature a visiblement régressé  en ville depuis une trentaine d’années. Suffit de regarder la friche Josaphat ou les lisières de la forêt de Soignes. Il est donc plutôt exceptionnel qu’une association de protection de la nature se voit proposer un terrain à la vente. C’est un appel d’une femme représentant plusieurs propriétaires qui a enclenché l’opération qui vient de se conclure joyeusement.

photo Frederic Demeuse

 

 

 

 

 

Le cuistax moderne.

Non, nous ne volerons pas chacun avec un petit hélicoptère dans le dos. Si des navettes électriques autonomes s’expérimentent déjà à Louvain, c’est un cuistax moderne qui vient de faire son apparition dans une école de la proche périphérie bruxelloise. L’énergie est produite par le pédalage des élèves, qui rechargent les batteries pour des déplacements de moyenne distance ou du ramassage scolaire.

Mais il n’y a pas que les écoles qui songent à déplacer leur public en cuistax, des villes françaises commencent  à les utiliser pour des personnes porteuses d’un handicap, pour les touristes, pour les congressistes. Si actuellement les prix des divers prototypes sont encore assez élevés, leur production en série devrait rapidement les faire baisser. En attendant, des campagnes de financement démarrent déjà.

Ludique, sportif, revigorant, silencieux et propre, ce véhicule commence à s’inscrire dans la mobilité douce. Une autre manière de faire du vélo en groupe et à l’abri de la pluie.  Divers modèles, comme la démonstration de Woodybus et  de  OuiCycle.  Joyeux lundi.

Photo RTBF

Voilà même un ancêtre poétique

OuiCycle

Waylibus

KANAL: un rétropédalage.

« À quelques mois de l’inauguration du musée Kanal, il n’est pas inutile de revenir sur les 12 années d’une saga politique et économique et surtout de poser la question de son futur, suite aux décisions budgétaires du nouveau gouvernement bruxellois et au contexte de la crise actuelle. » C’est Yves Bernard, qui l’écrivait déjà en avril de cette année dans une bonne synthèse parue dans Bruxelles en Mouvement d’Inter Environnement Bruxelles.

On allait évidemment terminer ce chantier pharaonique, pas question d’un chantier abandonné supplémentaire à Bruxelles. Pour ce qui est du fonctionnement, on revient à des montants plus raisonnables et un peu plus supportables pour un Bruxelles désargenté. Le couperet pour le futur de Kanal est tombé: oui pour les 50 millions permettant la fin des travaux (mais ce ne sera finalement qu’un prêt); non pour les 30 millions de subsides de fonctionnement annuels.

Kanal devra faire avec trois fois moins dès 2029, juste 10 millions. Si on en croit le directeur général sur le départ Yves Goldstein, le budget alloué ne couvrira que les frais de  fonctionnement… rien pour les expos et événements. On parle de privatisation partielle, de location, d’événements rentables, de rupture avec le Centre Pompidou. Une affaire à suivre.

>>> une lectrice propose  d’aller plus loin sur » La droite extrême progresse » avec Résister 

© Milena Strange – 2026