Archives de catégorie : Sécurité

Les seniors infantilisés.

Beaucoup de personnes âgées sont aujourd’hui maltraitées, Infantilisées, invisibilisées. Cette discrimination porte un nom: l’âgisme. A Bruxelles, comme ailleurs, les seniors sont de plus en plus victimes de cette forme d’exclusion. L’âgisme touche même plus de gens que le racisme ou le sexisme. C’est le numérique qui exclut le plus les personnes âgées.

Cela peut avoir des conséquences graves sur leur vie quotidienne: difficultés d’accès à des services essentiels, aux administrations, aux soins, voire exclusion bancaire ou mise sous tutelle par la justice. Près de 163.000 Bruxellois ont plus de 65 ans. Pour beaucoup, le quotidien est devenu un véritable parcours d’obstacles. La RTBF vient de publier une enquête à propos de l’Âgisme, pour tenter de comprendre comment le tout numérique met nos aînés sur la touche.

Le Gang des Vieux en Colère a introduit un recours à la Cour constitutionnelle, qui a abouti à la reconnaissance du droit pour les citoyens de ne pas devoir recourir obligatoirement au numérique. Avec pas moins de 320 associations, il a aussi publié une lettre ouverte demandant que la loi garantisse l’accès non numérique à chaque administration, via des guichets physiques, un service téléphonique et par voie postale.

Intelligence artificielle ?

L’intelligence peut-elle être artificielle ? A l’analyse, selon The Conversation, elle se limite à modifier et recombiner des fragments de textes ou d’images existants. Elle synthétise évidemment de mieux en mieux et nous fascine. Les jeunes de l’IA sont persuadés de participer à un « changement de civilisation » qui, à long terme, bénéficiera à la société des humains.

A force de parler aux robots comme à des humains, ne risque-t-on pas de parler aux humains comme à des robots ? Derrière l’IA et les machines, il y a la question fondamentale de la relation à autrui. Or, un individu est parfois fatigué, fâché, malade, etc. À l’inverse, ChatGPT est toujours là, jamais malade, jamais fatigué. Évidemment, cela peut paraître très utile et très attrayant. Louis de Diesbach, éthicien de la technique (oui, cela existe), pose ICI la question du sens et de l’éthique.

« Notre contrat social repose sur le travail. Sans travail, nous perdons le sens de l’existence. La solution ne sera pas seulement économique, avec le revenu universel ou non, elle sera anthropologique. Il faudra redéfinir la dignité autrement que par la productivité. » Pour voler moins haut, sur le plan journalistique, chaque fois que j’ai recours à l’IA pour les billets de ce blog, je le signale clairement et fait appel à votre sens critique.

Vivaqua en question.

L’eau qui coule de votre robinet est produite et acheminée par l’intercommunale bruxelloise Vivaqua, qui en a le monopole. Elle a aussi la charge de son énorme réseau d’égouts et de l’épuration des eaux usées. Vivaqua se dit contrainte d’augmenter le prix de l’eau à cause d’un très grand nombre de factures impayées …. Une bien mauvaise raison, alors qu’il y en a d’autres plus légitimes.

L’enquête menée par la RTBF démontre que ce manque à gagner est largement lié à des retards de facturation de plusieurs années. De plus, Vivaqua traîne une dette déjà ancienne d’un milliard d’euros, ce qui l’empêche de procéder à la rénovation des 1.900 km de réseau d’égouts. Une bombe à retardement, avec les affaissements de chaussée qui en résultent. Avec l’eau la moins chère du pays, Vivaqua à de la marge pour revenir à l’équilibre.

Il y a plus d’un an que nous dénonçons une mauvaise gestion et un manque de transparence. Longtemps dans les mains d’Yvan Mayeur (PS), c’est aujourd’hui David Weytsman (MR) qui préside Vivaqua. Sera-t-il capable de remettre de l’ordre dans cette intercommunale essentielle pour les citoyens de la Région ? En attendant, Vivaqua persévère dans les erreurs de facturation …

 

Location: nouvelles normes

Depuis le 1er janvier, les logements mis en location à Bruxelles doivent respecter 10 nouvelles normes de qualité. Pas de panique, la plupart des logements en location répondent déjà à ces normes. Elles visent surtout à mettre les marchands de sommeil au pas. Personne ne doit cependant tarder à se mettre en règle, au risque de s’exposer à des sanctions, voire à une interdiction de louer.

La superficie minimale habitable doit désormais être d’au moins 18m² pour une personne, plus 10m² par habitant supplémentaire. Pour un kot étudiant, 12m² suffisent. Les logements doivent désormais disposer d’une douche ou d’une baignoire, ainsi que d’au moins deux points d’eau (chaude et froide), être équipés d’un système complet de chauffage et d’un dispositif de production d’eau chaude sanitaire. Ces 10 nouvelles normes obligatoires sont annoncées ICi et résumées (avec une erreur signalée: des surfaces de min. 18 m2 et non 10 m2 …).

En ville, le monoxyde de carbone – un gaz invisible et inodore – tue encore chaque année. Des appareils à gaz « de type B » puisent l’air nécessaire à la combustion directement dans la pièce où ils se trouvent. Faute de ventilation ou de tirage, le CO peut s’accumuler rapidement. Ces appareils sont enfin interdits dans les chambres à coucher. Dans les autres pièces, ils restent autorisés, s’ils sont entretenus et conformes aux normes en vigueur.

Vers une ville plus conviviale.

Si une ville se doit d’être fonctionnelle, ne doit-elle pas aussi être relationnelle ? Selon les auteurs d’un livre qui vient de paraître « Cinq leviers de la Ville relationnelle » ces deux notions doivent se compléter. La ville relationnelle a cependant du retard à rattraper et cela ne se fait pas en une mandature. Le temps des politiques et celui de l’urbanisme d’une ville ne sont pas alignés.

Vous voulez connaître ces cinq leviers pour une ville où l’on se sent bien ? Les voici sans commentaires. « Les ruisseaux de fraîcheur. La deuxième peau des parcs. Les bandes ludiques. Les carrefours vivants. Les parkings prévenants ». Cela demande évidemment des explications et des exemples de réussite. Les auteurs ont été se balader à Lyon, à Nantes mais aussi à Namur, Liège et Bruxelles à la découverte de quartiers conviviaux.

Vous en découvrirez quelques aspects ICI et pourriez en devenir des partisans. Les auteurs ne cachent cependant pas la résistance qui s’exprime chez les automobilistes mais surtout chez les commerçants, qui ont peur du changement. Il faut faire preuve de beaucoup de pédagogie pour leur expliquer qu’à moyen terme leurs affaires retrouveront un équilibre et même une progression. Mais tous ne peuvent tenir le coup si longtemps.