Archives de l’auteur : Yvan Vandenbergh

À propos Yvan Vandenbergh

Citoyen bruxellois engagé, passionné par l'avenir de notre Ville-Région

Les seniors infantilisés.

Beaucoup de personnes âgées sont aujourd’hui maltraitées, Infantilisées, invisibilisées. Cette discrimination porte un nom: l’âgisme. A Bruxelles, comme ailleurs, les seniors sont de plus en plus victimes de cette forme d’exclusion. L’âgisme touche même plus de gens que le racisme ou le sexisme. C’est le numérique qui exclut le plus les personnes âgées.

Cela peut avoir des conséquences graves sur leur vie quotidienne: difficultés d’accès à des services essentiels, aux administrations, aux soins, voire exclusion bancaire ou mise sous tutelle par la justice. Près de 163.000 Bruxellois ont plus de 65 ans. Pour beaucoup, le quotidien est devenu un véritable parcours d’obstacles. La RTBF vient de publier une enquête à propos de l’Âgisme, pour tenter de comprendre comment le tout numérique met nos aînés sur la touche.

Le Gang des Vieux en Colère a introduit un recours à la Cour constitutionnelle, qui a abouti à la reconnaissance du droit pour les citoyens de ne pas devoir recourir obligatoirement au numérique. Avec pas moins de 320 associations, il a aussi publié une lettre ouverte demandant que la loi garantisse l’accès non numérique à chaque administration, via des guichets physiques, un service téléphonique et par voie postale.

Les communes au pouvoir ?

Luckas Vander Taelen est bien connu de nos lecteurs et parfois contesté. Il s’est lancé dans une analyse décalée de la composition du nouveau gouvernement régional et de ses priorités. Comme principal responsable de ces 600 jours de perte de temps, il pointe Ahmed Laaouej (PS), finalement seul gagnant. Il a réalisé ses ambitions et obtenu à peu près tout ce qui était important pour son parti, comme vous le verrez ICI. Y compris la présidence de la Cocof.

En opposant son veto à la N-VA contre la majorité composée du côté flamand, il s’est révélé être un sapeur systématique des lois bruxelloises. Le coût de son opposition est facile à calculer. Chaque mois sans gouvernement, la dette de la Région de Bruxelles-Capitale a augmenté de 100 millions d’euros. Sur une année, cela représente donc 1,2 milliard d’euros supplémentaires à ajouter aux 15 milliards de dettes bruxelloises.

Dans son article, Luckas a donc fait le bilan de tout ce que le PS a remporté, sans compter le poste de ministre, qu’Ahmed Laaouej s’est attribué. Il relève aussi que la Conférence des bourgmestres semble désormais disposer d’une place permanente au sein du gouvernement régional: trois des cinq membres francophones du gouvernement sont ou ont été bourgmestres. Ahmed Laaouej veillera à ce que toute tentative de réforme soit étouffée dans l’œuf… Le pouvoir aux communes ?

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Il va faire propre !

La propreté figure en tête des priorités du nouveau gouvernement régional. Il était temps. Bruxelles est une ville sale et vient encore de se faire classer comme une des villes les plus sales d’Europe pour ses toilettes. Le problème est enfin reconnu et la volonté d’y mettre fin a fait l’unanimité. Clean Brussels devrait y contribuer. Bien sûr, on veut le voir pour le croire.

Une ville propre est une ville sans salissures, sans mégots et sans chewing-gums par terre, sans murs tagués , sans poubelles renversées, sans déjections canines, sans dépôts clandestins … Il va s’agir de rationaliser et fédérer tous les acteurs publics et privés. De contrôler et de sanctionner. A Bruxelles Ville, 1 amende sur 5 pour dépôt sauvage sanctionne des habitants de la périphérie, qui  viennent déverser leurs déchets à Bruxelles.

Des patrouilles de surveillance vont être créées pour traquer ces incivilités et des « brigades régionales de la propreté » composées d’agents régionaux et communaux disposant des pouvoirs de police de l’environnement, pour constater et verbaliser les infractions. Les moyens nécessaires seront-ils disponibles en cette période de disette ?  Le Soir en dit plus sur le sujet. Moustique donne des chiffres et Bruzz confirme les dépôts sauvages du Brabant flamand.

Le futur de notre Région.

Au cours d’un bref conclave de trois jours, les sept partis qui composent le nouveau gouvernement de la Région de Bruxelles Capitale ont rédigé une Déclaration de Politique Régionale, pour les trois années qui subsistent. Loin de la centaine de pages habituelle, elle ne compte que 24 pages. Elles sont disponibles intégralement ICI.

La mise en œuvre de ces différentes politiques devra donc encore faire l’objet d’un grand nombre de négociations entre partis en cours de législature. Ce sera d’autant plus difficile, qu’il faudra vérifier chaque fois leur impact sur un budget serré, qui  doit permettre un retour à l’équilibre en 2029.

Quel sera l’impact de ces mesures sur notre mode de vie et notre pouvoir d’achat ? Pas évident à établir, mais huit journalistes du Soir se sont risqués à énoncer « Les seize mesures qui vont changer le quotidien des Bruxelloises et Bruxellois ».Vous les trouverez  toutes ICI. Et pour éviter de nouveaux blocages politiques, les associations Respect Brussels et WeAreBrussels plaident pour un organe citoyen bruxellois chargé de revoir le cadre institutionnel de la Région.

 

Limiter l’usage de l’énergie.

Pour limiter sa consommation d’énergie, une première mesure pourrait consister à mieux isoler son logement. A commencer par la toiture. Mais à Bruxelles il n’y a actuellement plus de primes pour ce type de travaux et nul ne sait ce que nous réserve le nouveau gouvernement. Donc tout le monde attend. Les entrepreneurs aussi.

Depuis juin 2025, il n’est plus permis d’installer ou de remplacer une chaudière au mazout. Les chaudières à condensation au gaz restent performantes et autorisées, mais sur base de futures injonctions de l’UE, il entre dans les intentions du fédéral de poursuivre progressivement l’augmentation des taxes et accises sur le gaz importé et polluant, afin de pouvoir les diminuer sur l’électricité, qui peut devenir verte et produite localement.

A Bruxelles, seuls 21,4% des habitants sont propriétaires de leur logement. L’isoler et l’équiper de pompes à chaleur serait un lourd investissement qui incombera donc au propriétaire. Cela se répercutera inévitablement sur le montant du loyer. Il serait  sans doute logique que cette hausse se limite à l’économie dont le locataire bénéficiera sur sa facture d’énergie, grâce aux travaux entrepris par le propriétaire.