Archives de catégorie : Education

Les parents taxis.

Pourquoi les parents deviennent des «taxis»: ils préfèrent conduire leurs enfants plutôt que de les laisser se déplacer seuls en rue. Cette surprotection parentale peut contribuer à réduire les initiatives personnelles des enfants et alimenter leur dépendance aux adultes, déplore un  article du Vif  Jouer, se mouvoir, se repérer dans l’espace public, jauger les risques ou les dangers, accroître ses capacités et sa créativité… des activités qui ont une incidence sur l’estime de soi de l’enfant et sa confiance en lui.

Réduire l’usage de la voiture et accroître l’autonomie des enfants, passera par des politiques publiques qui prendront cela en compte. En revoyant les priorités : les piétons, les vélos, les transports en commun et puis, seulement, les voitures. En aménageant mieux les abords des écoles et des arrêts de bus pour que les enfants soient toujours en sécurité, tout en permettant aux parents d’organiser leurs déplacements sans avoir recours à la voiture.

Depuis l’affaire Dutroux, les enfants ont perdu beaucoup en terme de liberté et d’autonomie. Avec nos pistes cyclables peu sécurisées, des parents hésitent à envoyer leurs enfants à l’école à vélo. La distance entre le domicile et l’établissement scolaire n’a cessé d’augmenter, malgré le décret mixité, destiné à rapprocher les écoles et le domicile. Le Vif va plus loin, interroge la Ligue des familles, les experts en mobilité, en urbanisme, en sociologie. Ils évoquent des pistes de solutions.

Une montagne de textiles.

Chaque année, les Bruxellois donnent cinq mille tonnes de textiles collectés dans les bulles à vêtements. Ils sont souvent de mauvaise qualité. La proportion de textiles qui ne sont même plus recyclables est passée de 12,3 % en 2018 à 19,2 % en 2024. Cela fait grimper les coûts de manière considérable. Collecte et traitement deviennent difficiles à assumer pour les entreprises d’éconmie sociale.

Si une partie des vêtement sont reconditionnés et vendus dans des boutiques vintage ou de deuxième main, IsoFabric fait traiter ses rebuts en France, pour en faire des matériaux pour l’isolation des bâtiments. Une ligne de production bruxelloise coûterait au moins 10 millions d’euros et Isofabric manque de moyens.

Une aide est demandée à la Région sous forme de subsides ou d’aide au ramassage. Mais il s’agit aussi de responsabiliser les fabricants, qui doivent financer le recyclage ou la destruction des leurs vêtements, comme Récupel pour l’électro. Bruxelles tarde à appliquer la directive européenne, qui attendra 2028. La réponse d’Ans Persoons (Vooruit Brussel) en dit plus ICI. Les émissions Investigations et ARTE font le point.

Screenshot

Fédération Wallonie Bruxelles en faillite ?

Il ne peut y avoir de véritable faillite, mais malgré les pénibles économies prévues, le déficit de 2026 s’élèvera encore à 1,6 milliard d’euros, pour des recettes qui avoisineront les 13,5 milliards d’euros. La FWB dépensera donc environ 12 % de plus que ce qu’elle perçoit. Financée uniquement par dotations, elle ne peut lever aucun impôt et les économies réalisables ne suffiront pas à assainir la situation.

Ce sont Isolde Van den Eynde et Jan Wostyn qui l’affirment dans la presse flamande. Pour eux, une fusion entre le gouvernement wallon et celui de la Communauté française est la seule manière de sortir de l’impasse. Deux gouvernements pour quatre millions de francophones, c’est un luxe, mais aussi un fardeau. Ce changement exigerait cependant une réforme de l’État, qui ne se fait du jour au lendemain. L’agence de la dette tire  aussi la sonnette d’alarme.

Les milieux académiques de Flandre sont convaincus de la nécessité de cette réforme. Ils s’étonnent de voir cet aspect largement absent du débat dans les cercles francophones. Serions-nous à nouveau « demandeurs de rien » ? de crainte de payer cher un changement pourtant inévitable. La communauté flamande est aussi en déficit, mais il est absorbé par le budget du gouvernement flamand, dont elle fait partie.

Les Jardins de nos ancêtres.

Avec l’extension des villes, nombre de cimetières ont fini par se trouver en ville plutôt qu’en périphérie. Bruxelles n’a pas échappé à la règle. Pourquoi ne pas en faire des parcs accueillants pour honorer nos défunts ? Moins austères et plus conviviaux, ces parc funéraires ne pourraient-ils pas accroître les espaces verts disponibles aux citoyens ?

Tokyo dispose de quelques parcs-cimetières. Véritables poumons verts au cœur de la capitale. On y trouves, des bancs, des jeux pour les enfants et même des distributeurs de boissons. Parmi eux, les plus célèbres sont sans doute ceux d’Aoyama et de Yanaka, particulièrement fréquentés quand les cerisiers sont en fleurs.

Plus près de nous, Louvain redessine son cimetière pas à pas, avec une allée de dispersion, des chaises, un espace public de réconfort et davantage d’entrées. Louvain veut transformer son cimetière municipal en un espace public de réconfort et de lien. « La manière dont on vit aujourd’hui la mort et l’adieu est très différente de celle d’autrefois. » dit la ville, qui s’en explique ICI.

Photos prises à Tokyo

Le cuistax moderne.

Non, nous ne volerons pas chacun avec un petit hélicoptère dans le dos. Si des navettes électriques autonomes s’expérimentent déjà à Louvain, c’est un cuistax moderne qui vient de faire son apparition dans une école de la proche périphérie bruxelloise. L’énergie est produite par le pédalage des élèves, qui rechargent les batteries pour des déplacements de moyenne distance ou du ramassage scolaire.

Mais il n’y a pas que les écoles qui songent à déplacer leur public en cuistax, des villes françaises commencent  à les utiliser pour des personnes porteuses d’un handicap, pour les touristes, pour les congressistes. Si actuellement les prix des divers prototypes sont encore assez élevés, leur production en série devrait rapidement les faire baisser. En attendant, des campagnes de financement démarrent déjà.

Ludique, sportif, revigorant, silencieux et propre, ce véhicule commence à s’inscrire dans la mobilité douce. Une autre manière de faire du vélo en groupe et à l’abri de la pluie.  Divers modèles, comme la démonstration de Woodybus et  de  OuiCycle.  Joyeux lundi.

Photo RTBF

Voilà même un ancêtre poétique

OuiCycle

Waylibus