Il ne peut y avoir de véritable faillite, mais malgré les pénibles économies prévues, le déficit de 2026 s’élèvera encore à 1,6 milliard d’euros, pour des recettes qui avoisineront les 13,5 milliards d’euros. La FWB dépensera donc environ 12 % de plus que ce qu’elle perçoit. Financée uniquement par dotations, elle ne peut lever aucun impôt et les économies réalisables ne suffiront pas à assainir la situation.
Ce sont Isolde Van den Eynde et Jan Wostyn qui l’affirment dans la presse flamande. Pour eux, une fusion entre le gouvernement wallon et celui de la Communauté française est la seule manière de sortir de l’impasse. Deux gouvernements pour quatre millions de francophones, c’est un luxe, mais aussi un fardeau. Ce changement exigerait cependant une réforme de l’État, qui ne se fait du jour au lendemain. L’agence de la dette tire aussi la sonnette d’alarme.
Les milieux académiques de Flandre sont convaincus de la nécessité de cette réforme. Ils s’étonnent de voir cet aspect largement absent du débat dans les cercles francophones. Serions-nous à nouveau « demandeurs de rien » ? de crainte de payer cher un changement pourtant inévitable. La communauté flamande est aussi en déficit, mais il est absorbé par le budget du gouvernement flamand, dont elle fait partie.

Un article du Laatste Nieuws qui n’apporte vraiment rien au débat, une éditorialiste qui a une vision simpliste du problème … et de son métier. Si c’est tout ce que le nord du pays a à se mettre sous la dent pour mieux comprendre le sud, on n’est pas sorti de l’auberge. Et soit dit en passant, le malaise de l’enseignement néerlandophone ne se résume pas à un débat sur « quelques jours en fin d’année », tant s’en faut. Du moins si on en croit le Standaard…