Archives de catégorie : Commerce

Une montagne de textiles.

Chaque année, les Bruxellois donnent cinq mille tonnes de textiles collectés dans les bulles à vêtements. Ils sont souvent de mauvaise qualité. La proportion de textiles qui ne sont même plus recyclables est passée de 12,3 % en 2018 à 19,2 % en 2024. Cela fait grimper les coûts de manière considérable. Collecte et traitement deviennent difficiles à assumer pour les entreprises d’éconmie sociale.

Si une partie des vêtement sont reconditionnés et vendus dans des boutiques vintage ou de deuxième main, IsoFabric fait traiter ses rebuts en France, pour en faire des matériaux pour l’isolation des bâtiments. Une ligne de production bruxelloise coûterait au moins 10 millions d’euros et Isofabric manque de moyens.

Une aide est demandée à la Région sous forme de subsides ou d’aide au ramassage. Mais il s’agit aussi de responsabiliser les fabricants, qui doivent financer le recyclage ou la destruction des leurs vêtements, comme Récupel pour l’électro. Bruxelles tarde à appliquer la directive européenne, qui attendra 2028. La réponse d’Ans Persoons (Vooruit Brussel) en dit plus ICI. Les émissions Investigations et ARTE font le point.

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Saint-Géry fait peau neuve.

Construites en 1881, entre deux bras de la Senne, pour accueillir un marché couvert, les Halles Saint-Géry viennent de retrouver – en un temps record – leur vocation première. Dix échoppes y présentent à la fois des victuailles à emporter – comme tous les marchés du monde – mais aussi des préparations à déguster confortablement sur place.

On y trouve un boucher, un fromager, un poissonnier d’exception, un boulanger, un pâtissier, des primeurs, des fleurs, des sandwichs et salades, des hot dogs à la bruxelloise et bien sûr des frites belges. Ni Food Market, ni Halles gourmandes branchées, le Marché Saint-Géry va tenter de se donner une identité propre et de remplir sa belle terrasse.

Cela change manifestement de l’offre junk food du piétonnier, mais il faudra sans doute revoir quelque peu certains prix, pour tenter d’attirer les jeunes accros aux durums et aux hamburgers. Le marché sera ouvert du mardi au dimanche de 07h à 19h. Le bar jusque 22h. Les horaires s’adapteront en fonction de la fréquentation des lieux. On en parle sur BX1, sur la RTBF, sur Paris Match, sur De Standaard, sur RTL, … et sur tous les médias sociaux.

Un marché aux Halles Saint-Géry.

Après bien des aventures pas toujours gagnantes, les Halles Saint-Géry  vont retrouver leur fonction d’origine: nourrir les Bruxellois. Au rez-de-chaussée, une dizaine d’artisans sont en train de s’installer pour proposer des produits frais et locaux. Leur objectif: valoriser l’identité gastronomique bruxelloise et mettre en lumière les savoir-faire et les traditions culinaires qui participent à la richesse de notre patrimoine local.

Dès le 16 juin, vous pourrez y faire vos achats ou déguster sur place, une de leurs spécialisées. Le marché sera ouvert du mardi au dimanche, de 7 h à 20 h. On y trouvera boucher, poissonnier, boulanger, primeur, traiteur,  épicier … Le marché se veut populaire et accessible à toutes et à tous. Cet article en dit plus.

A l’étage, les Halles Saint-Géry continueront à héberger des expositions temporaires centrées autour de l’urbanisme et de l’histoire de Bruxelles. Culture gastronomique et culture urbaine s’y donneront donc rendez-vous. On s’y retrouve le mardi 16 juin pour une petite pause de midi ?

 

Un tourisme maîtrisable.

Vendredi et samedi il faisait beau. Très beau. Le centre-ville comptait déjà plus de touristes que de Bruxellois. Les commerces ses sont adapté à cette évolution et on ne compte plus les boutiques qui leur sont destinées. Frites, chocolats, gaufres et boutiques de souvenirs bas de gamme s’ajoutent aux snacks, aux nightshops, aux hôtels et aux cafés avec terrasses. Même si cela génère de l’emploi, cela se fait surtout au détriment de la qualité de vie des résidents.

A Barcelone, à Venise et à Amsterdam c’est bien pire. Le surtourisme y a fait tellement de dégâts, que les municipalités ont pris des mesures drastiques. À Bruxelles, avant que la situation soit hors de contrôle, Ville et Région pourraient s’inspirer de l’exemple d’Amsterdam. Vous trouverez ICI les mesures mises en place courageusement pour rendre la ville à ses habitants. Non, le surtourisme n’est pas une fatalité.

Amsterdam interdit l’ouverture de  toute nouvelle boutique de souvenirs et de nightshops en centre-ville, pour favoriser le retour des commerces de proximité (boulangeries, librairies, épiceries) qui répondent aux besoins des habitants exaspérés. La ville lutte  aussi contre la mutation des logements en locations touristiques (Airbnb) pour maintenir les résidents et éviter un tsunami touristique bien décrit par la RTBF.

Prêt à Manger qualitatif.

Vous connaissez les restaurants Prêt à Manger BON ? Si la marque Bon n’a pas encore percuté dans l’esprit de la plupart des Bruxellois, cela n’empêche pas cette chaîne bruxelloise de restaurants « fast good » de se développer à marche forcée, en proposant des petits-déjeuners et des lunchs qualitatifs.

Les cinq établissements bruxellois que comptait la chaîne en 2019 se sont multipliés. Ils sont aujourd’hui 16. Ce n’est pas fini: d’ici quatre ans, Bon entend doubler de taille et s’implanter dans d’autres villes du pays. Il s’agit avant tout d’un projet commercial, soutenu par Colruyt. Ce qui est nouveau et intéressant c’est que pour se développer, le commerce s’intéresse à une alimentation locale de qualité produite à Woluwe.

L’article de L’Echo révèle que le projet commercial a enregistré en 2024 une perte opérationnelle de 1,1 million, mais qu’elle persiste et vise l’équilibre en 2027. « Nous voulons être rentables en 2030, quand nous aurons 32 implantations ». L’alimentation saine commencerait-elle à intéresser la finance ? Une nouvelle plutôt encourageante si la qualité est au rendez-vous.