Archives de catégorie : Projets

Réforme d’Airbnb.

Des milliers de logements – et parfois même des immeubles entiers – échappent au parc locatif bruxellois, parce qu’ils sont loués à court terme à des touristes. Une opération apparemment plus rentable que la location à long terme avec bail. Les logements type Airbnb doivent cependant s’enregistrer auprès de la Région. Selon Bruzz, plus de 90 % ne seraient pas enregistrés. Cela représenterait 2 500 appartements, maisons ou villas.

On est loin de la simple chambre chez l’habitant louée occasionnellement. Cependant, à entendre les personnes qui souhaitent mettre une chambre en location, les démarches à accomplir sont nombreuses, pénibles et dispersées. Le ministre-président est conscient du problème et veut instaurer un guichet d’enregistrement unique pour les personnes qui continuent à y habiter elles-mêmes.

Par contre, pour celles qui mettent un immeuble entier en location touristique, la législation va devenir plus sévère et coûteuse, dans la mesure où elles entrent en concurrence déloyale avec le secteur hôtelier et soustraient trop de logements au parc locatif bruxellois. Comme d’autres grandes villes, Bruxelles est victime d’un développement anarchique d’une formule qui demande à être règlementée d’une manière juste et efficace.

La guerre des trams.

Un tram rapide devait relier Willebroek à Bruxelles en logeant l’autoroute A12. La ministre flamande de la Mobilité Annick De Ridder (N-VA) estime que ce projet n’est plus une priorité, face à un manque de soutien de la part des bourgmestres du Brabant flamand. Pour le député flamand Hans Bonte, c’est un pur réflexe NIMBY. Il menace de faire passer à la poubelle un investissement colossal de 550 millions d’euros, destiné à améliorer les transports publics dans le Rand.

La ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen) n’a pas caché son mécontentement. Ce projet devait aligner une autoroute, une ligne de tram rapide et une piste cyclable. Un report modal était attendu. L’analyse coûts-bénéfices montre que les avantages sont au moins deux fois supérieurs aux coûts. Selon Elke, cette décision risque d’entraîner une augmentation des embouteillages à Bruxelles et dans le Rand. Elle s’en explique ICI dans Bruzz.

Lundi, la même ministre Annick De Ridder et le PDG de l’aéroport Arnaud Feist ont donné le coup d’envoi du tram qui doit relier Brussels Airport à la gare du Nord. Ni la STIB, ni Elke Van den Brandt, ni la Région bruxelloise n’étaient invitées. Il s’agit pourtant d’un projet transfrontalier, qui sera exploité par la STIB et pour lequel des travaux ont également été réalisés du côté bruxellois …

Le projet de ligne de tram A12 – photo Bruzz

Retour à Bruxelles.

Ils ou elles ont quitté Bruxelles pour le rêve américain ou l’effervescence asiatique, pour les projecteurs de Paris ou la verdure du Brabant. Ils y ont mené leur vie et parfois réalisé leurs rêves. Aujourd’hui, il en est que reviennent à Bruxelles et non des moindres. Ancien patron du marketing d’Apple sous Steve Jobs et conseiller d’autres start-ups à succès, James Vincent a choisi de revenir à Bruxelles. Qu’est ce qui l’a décidé ?

Il parle d’un environnement « plus civil », plus humain, moins brutal que l’Amérique contemporaine. Il ne cherchait pas seulement un refuge, pas une base européenne entre deux avions. Mais un endroit où la technologie peut encore être regardée à hauteur d’homme, dans une société qui n’a pas totalement sacrifié l’existence au rendement. Il admire la densité de talents que produit ce petit pays, dans la mode, le design, l’image, l’architecture ou la création au sens large.

« Dans le monde de Trump, on s’est demandé où l’on avait envie d’élever notre fille adolescente. On explorait l’idée d’un endroit qui mette davantage l’humanité et le comportement civilisé avant une certaine brutalité américaine. À Paris, on peut parfois rester dans l’idée, dans le concept. Ici, on vous dit: montre-le, fabrique-le, fais-le. Il y a ici quelque chose d’artisanal dans la créativité, une manière de construire vraiment les choses. » Il en dit plus ICI sur l’image qu’il a de Bruxelles .

Lettre aux enfants.

« Moi, qui étais certaine que nous lui avions épargné la guerre, que nous avions enterré les démons qui avaient fait les camps de concentration et les génocides et érigé, entre lui et le monde, un mur en forme de promesse : « Plus jamais ça ! » C’est ainsi que commence la lettre que Béatrice Delvaux écrivait à son fils au lendemain des attentats de Bruxelles de 2016.

10 ans plus tard, elle écrit à sa petite-fille et ne change pas un mot à ce texte, où elle demandait pardon de l’avoir abreuvé durant vingt ans de mensonges, avec pour seule et unique excuse d’y avoir cru elle-même. Ces valeurs défendues pour la démocratie contre les extrémismes, pour l’égalité contre les exploitations, pour le pluralisme contre l’obscurantisme, que nous avions reçu en héritage. Béatrice Delvaux en dit plus dans sa lettre complète.

Elle y parle de l’Ukraine, des terroristes du Hamas, de l’extermination du peuple palestinien à Gaza, de cette attaque déclenchée sur l’Iran. Elle veut cependant embrasser sa petite-fille et lui rappeler la force de la vie: sois émerveillée, sois gaie ! Pas par naïveté, innocence ou déni mais parce que la gaîté est une façon d’affronter la vie avec courage. Un message pour tous les enfants de Bruxelles et du monde.