Archives de catégorie : Jeunes

Neutralité du personnel scolaire.

La parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles vient d’adopter par 48 voix contre 10 et 28 abstentions, un décret qui impose à tout le personnel scolaire (de l’enseignant au concierge) une interdiction d’afficher les signes d’une conviction religieuse ou d’une identité politique, idéologique ou philosophique. Pour les élèves, rien ne change, c’est toujours chaque école qui définit son règlement.

La neutralité est inscrite dans l’article 24 de la Constitution, qui impose que l’enseignement organisé par les pouvoirs publics soit neutre. Certains regrettent que ce décret « neutralité » ne s’applique donc pas à l’enseignement libre confessionnel. D’autres y ont vu une manière d’écarter du métier d’enseignante une partie de la population bruxelloise et en particulier les jeunes femmes de culture musulmane. Le décret viserait surtout à stigmatiser « le port de voile ».

À Bruxelles, le débat est déjà ancien et polémique. Des arguments autant en faveur d’une neutralité qui ne peut s’arrêter à l’apparence, que d’une école inclusive et multiculturelle. Cet article de La Libre aligne quelques arguments et évoque la question d’autocensure des enseignants. L’article de BX1 rappelle qu’il n’y a pas de place à l’école pour la propagande. Il nous faudra revenir sur ces questions, particulièrement brûlantes à Bruxelles. Le décret sera d’application à partir de la rentrée scolaire.

 

Printemps des sciences.

Les événements récents révèlent l’accélération du passage d’un ordre multilatéral fondé sur des règles à un monde où prévaut la loi du plus fort. Dans ce monde bouleversé par les tensions géopolitiques et l’essor de l’intelligence artificielle, The Conversation affirme que l’avenir de l’Europe repose sur deux piliers: le renforcement de ses institutions démocratiques et un investissement massif dans la recherche scientifique. Elle s’en explique ICI.

A Bruxelles, le Printemps des Sciences entend y contribuer en suscitant des vocations. Jusqu’au 29 mars, il va tenter une sensibilisation aux sciences et un éveil à la culture scientifique. Une volonté affirmée de faire découvrir les apports de la science, les applications concrètes et les enjeux notamment en termes de bien-être, de création d’activités nouvelles et de développement économique.

Il y a aussi un désir de susciter des vocations en stimulant la curiosité et la créativité des plus jeunes par des expositions interactives, des laboratoires et des ateliers ou encore des activités d’éveil scientifique. A Bruxelles l’initiative scientifique est coordonnée par le département INFORSCIENCES de l’ULB. Le programme bruxellois complet (mais difficile à déchiffrer…) se trouve ICI.

 

 

Lettre aux enfants.

« Moi, qui étais certaine que nous lui avions épargné la guerre, que nous avions enterré les démons qui avaient fait les camps de concentration et les génocides et érigé, entre lui et le monde, un mur en forme de promesse : « Plus jamais ça ! » C’est ainsi que commence la lettre que Béatrice Delvaux écrivait à son fils au lendemain des attentats de Bruxelles de 2016.

10 ans plus tard, elle écrit à sa petite-fille et ne change pas un mot à ce texte, où elle demandait pardon de l’avoir abreuvé durant vingt ans de mensonges, avec pour seule et unique excuse d’y avoir cru elle-même. Ces valeurs défendues pour la démocratie contre les extrémismes, pour l’égalité contre les exploitations, pour le pluralisme contre l’obscurantisme, que nous avions reçu en héritage. Béatrice Delvaux en dit plus dans sa lettre complète.

Elle y parle de l’Ukraine, des terroristes du Hamas, de l’extermination du peuple palestinien à Gaza, de cette attaque déclenchée sur l’Iran. Elle veut cependant embrasser sa petite-fille et lui rappeler la force de la vie: sois émerveillée, sois gaie ! Pas par naïveté, innocence ou déni mais parce que la gaîté est une façon d’affronter la vie avec courage. Un message pour tous les enfants de Bruxelles et du monde.

Molenbeek place de la Bourse.

Surprise. A la veille des commémorations du 10ème anniversaire des attentats de Bruxelles, Molenbeek a traversé le canal pour installer un immense salon de thé Place de la Bourse.  Plein de tapis et de coussins partout. Un grand atelier d’écriture. Du monde, du soleil et de la joie en centre-ville, en ce premier jour de printemps, symbole de renouveau.

L’équipe de Molenbeek 2030 sert le thé et offre des pâtisseries à tous les passants, montrant ainsi que la commune est bien autre chose qu’un repaire de terroristes. Même si Molenbeek 2030 n’est arrivée qu’à la deuxième place dans la course au titre de Capitale européenne de la Culture, elle a déclenché une dynamique qu’elle aimerait voir s’étendre à tout Bruxelles.

Les terroristes n’ont pas gagné. Bruxelles est debout et reste cette grande ville multiculturelle où chacun peut être soi-même. Sadaka, les sourires et l’amabilité des jeunes qui servaient le thé l’ont démontré. L’intervention du mari de Loubna, fauchée le 22 mars 2016, était empreinte d’amour et de réconciliation, plaidait pour un continent de paix.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les plus heureux du pays !

Selon la dernière enquête nationale sur le bonheur menée par NN-UGent, les habitants de Bruxelles sont les plus heureux du pays. Des bistrots aux amis, en passant par les festivals et même les pistes cyclables, des Bruxelloises et des Bruxellois affirment que ce sont les petites choses qui font la différence, lorsqu’il s’agit de trouver le bonheur dans la capitale belge

Alors que la moyenne nationale de la bonne humeur est en baisse en Belgique depuis la fin de la pandémie de Covid-19 en passant de 6,73 sur 10 au début de 2020 à 6,53 au début de 2026, avec ses 6,62, Bruxelles devance légèrement la Flandre (6,61) et la Wallonie (6,36). The Brussels Times est descendu dans la rue avec pour seule question : quelles sont les petites choses qui rendent les Bruxellois heureux ?

L’article, traduit pour vous, en dira plus, mais sachez déjà que les Bruxellois et les nouveaux venus apprécient une certaine simplicité, une gentillesse spontanée et une ouverture d’esprit. Une ville imprévisible comme le temps. Les terrasses. Comme un cocon, même si certains sont plus réservés. Une mosaïque de cultures. Toujours quelques chose à faire jour et nuit. Une scène underground impressionnante. Une énergie vivante, jeune et internationale .Toutes sortes de langues. De bons transports publics. Mais pour pour la première fois, les seniors ne se vivent plus plus heureux que la population active.