Archives de catégorie : Langues

De Smedt et Laaouej sur le gril.

Les journalistes de Bruzz ont laissé le temps de s’installer aux membres du gouvernement bruxellois. Là, ils viennent de mettre deux nouveaux ministres sur le gril. Sans complaisance et avec des questions auxquelles on n’échappe pas, ils veulent nous révéler les différentes facettes de ces deux hommes expérimentés, mais nouveaux dans la fonction de ministre. Nous avons traduit leurs interviews pour vous donner envie d’en savoir plus. Merci DeepL.com

Ahmed Laaouej (PS) a longuement été le Monsieur Non de l’interminable saga de la formation de ce gouvernement. Il s’en explique. Il refuse aussi d’être membre d’un gouvernement d’austérité, même s’il n’ignore pas les énormes économies à faire pour remettre le bateau à flot. Il aura toujours une pensée pour les Bruxellois les plus vulnérables. Peut-être se verrait-il bien un jour ministre-président ? En tous cas, ce bourreau du travail liégeois apprend le néerlandais à vitesse accélérée. Interview ICI.

Dirk De Smedt (Anders) n’a jamais été élu. Il doit son poste à la démission de Sven Gatz. En dix ans, l’administration de la Région s’est accrue de plusieurs milliers de fonctionnaires. Il veut mettre les bouchées doubles pour la simplifier. « Tirer rapidement les leçons de nos erreurs ». Il veut mettre fin aux doubles emplois, prévoit la fusion de l’administration en quatre piliers. Il veut au moins quinze millions d’euros d’économies d’ici fin décembre. Le ministre du Budget  et des Finances a parlé. Interview ICI.

 

Réponse inattendue à la violence.

Vous vous souvenez du 4 mais 2025, quand des hooligans de Bruges ont déferlé sur Molenbeek, en marge de la finale de la Coupe de Belgique de foot ? Ils saccagent tout sur leur passage. S’en prennent à des magasins qu’ils vandalisent et sen prennent au personnel. « On va vous tuer, ce sera votre dernier jour » « Retourne dans ton pays« . Une véritable ratonnade déferle sur Molenbeek.

Ces violences ont profondément choqué les jeunes, mais plutôt que de choisir la vengeance, une centaine d’entre eux, réunis dans lecomité « Je suis la Belgique-Ik ben Belgie« , ont choisi de réaliser une œuvre avec les débris de carrelage qu’ils ont portée, à pied, jusqu’à Bruges où ils ont été reçus par le bourgmestre, qui placera leur œuvre dans la gare.

Une marche citoyenne de 80 km, des cloches aux pieds, mais comme un pont entre Molenbeek et Bruges, entre francophones et néerlandophones. Accueillis dans des familles. Jamais rentrés dans une église, ils y sont logés à Gand et Alost. En lutte contre le racisme, ils et elles se sentent pris au sérieux par les adultes. L’article de la RTBF en dit plus sur cette expédition inattendue.

La poésie n’est pas ringarde.

Si elle nous a livré des trésors inestimables, la poésie n’appartient pas seulement au passé. Elle est bien vivante à Bruxelles et permet à chacun d’exprimer des émotions, des sentiments, des colères, que la parole trop souvent réprime. Dimanche dernier, à la Maison du Livre, des personnes de diverses origines, de tous milieux et d’âges variés, se sont lancées dans des batailles de compliments et puis dans plusieurs autres slams.

Des slams ? Une forme de poésie orale. Un texte poétique écrit pour être dit à voix haute. Trois minutes. Un style libre, avec ou sans rimes ou structures fixes. Une forte dimension rythmique. Une expression personnelle qui révèle des émotions, des opinions, du vécu non discriminant.

A Bruxelles, le Collectif Slameke est depuis 10 an, une référence incontournable pour promouvoir la poésie écrite et son expression orale. Pionnier en matière de scènes slam, de spectacles, de projets dans les écoles, d’ateliers d’écriture…  Dimanche dernier, tout un chacun a déclamé son texte devant un public enthousiaste lors du brunch poétique de son 10è anniversaire. Le slam « Bruxelles » de Nadjad est à voir ICI.

 

Se connaître entre Régions.

C’est avec plaisir que nous vous annoncions la naissance du Standaard en français. Une manière efficace de découvrir ce qui se passe de l’autre côté de la frontière linguistique et de connaître le regard de la Flandre sur le monde. Une initiative bienvenue, qui complète celle de DaarDaar, qui depuis longtemps traduit en français « le meilleur de la presse flamande ».

C’est donc avec dépit que nous apprenons que la VRT va cesser sa parution en français, en anglais et en allemand. C’est pour des raisons de réduction de budgets, que nous ne découvrirons plus le point de vue de la VRT face à celui de la RTBF. Nous n’allons pas faire de reproches à la VRT, alors que jamais la RTBF n’a traduit du contenu en néerlandais. De Standaard s’y est mis, bien qu’aucun journal francophone ne suive le mouvement.

Dans un pays riche de deux cultures et de deux langues, il est regrettable de rester peu informés sur ce que pensent nos voisins immédiats, que nous rencontrons cependant à la mer et dans les Ardennes. Reste à nos écoles à enfin livrer une nouvelle génération au moins bilingue, si pas trilingue. L’avenir du pays est sans doute à ce prix ?

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Oui aux guichets.

Pour un grand nombre de Bruxelloises et de Bruxellois, le numérique c’est compliqué. Ils en ont souvent assez de devoir utiliser le smartphone et l’ordinateur partout et tout le temps (pour prendre rendez-vous à la commune ou à l’hôpital, pour communiquer avec l’école ou avec le fournisseur d’énergie, pour payer les factures…). Et que dire de l’isolement de ceux qui ne disposent que d’un simple téléphone ?

C’est NON au tout-numérique. C’est OUI au maintien des guichets, du téléphone et du courrier pour accéder aux services essentiels. Avec d’autres, le Gang des Vieux en Colère a revendiqué le droit de dialoguer avec des êtres humains et non de se voir imposer des machines. Cela a abouti à une décision de la Cour constitutionnelle en faveur du droit à ne pas recourir obligatoirement au numérique.

C’est pour la mise pratique de cette décision que l’association Lire et Écrire organise un grand rassemblement à la place Fernand Cocq à Ixelles le jeudi 23 avril à 10h. Il y aura des récits et des témoignages, des créations narratives, des expressions artistiques engagées et la réalisation d’une grande fresque collective. Vous êtes invités à les rejoindre.

>>> suite aux propos du procureur du Roi, repris ici, la ministre en charge tente de se justifier

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