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Limiter l’usage de l’énergie.

Pour limiter sa consommation d’énergie, une première mesure pourrait consister à mieux isoler son logement. A commencer par la toiture. Mais à Bruxelles il n’y a actuellement plus de primes pour ce type de travaux et nul ne sait ce que nous réserve le nouveau gouvernement. Donc tout le monde attend. Les entrepreneurs aussi.

Depuis juin 2025, il n’est plus permis d’installer ou de remplacer une chaudière au mazout. Les chaudières à condensation au gaz restent performantes et autorisées, mais sur base de futures injonctions de l’UE, il entre dans les intentions du fédéral de poursuivre progressivement l’augmentation des taxes et accises sur le gaz importé et polluant, afin de pouvoir les diminuer sur l’électricité, qui peut devenir verte et produite localement.

A Bruxelles, seuls 21,4% des habitants sont propriétaires de leur logement. L’isoler et l’équiper de pompes à chaleur serait un lourd investissement qui incombera donc au propriétaire. Cela se répercutera inévitablement sur le montant du loyer. Il serait  sans doute logique que cette hausse se limite à l’économie dont le locataire bénéficiera sur sa facture d’énergie, grâce aux travaux entrepris par le propriétaire.

Un gouvernement et des chaudières.

La presse vous a déjà  tout dit sur la fumée blanche du conclave. On en reparle lundi. Parlons donc de celle des chaudières au gaz et même au mazout. Elles ont la cote. Leur installation a encore progressé de 13% en 2025. Aberrant, parce que nous devons importer – de pays peu sûrs – notre gaz et le mazout, dont la combustion est responsable du réchauffement climatique. Sommes-nous masochistes ou ignares ? Cet article revient sur cette contradiction. L’imprévisibilité des politiques fiscales de l’État n’y est pas pour rien, tout comme la fin des primes à l’achat et à l’isolation.

C’est évidemment le prix de l’électricité et ses taxes qui retiennent principalement les Bruxellois pour un passage à la pompe à chaleur. C’est  aussi un gros investissement, long à rentabiliser avec les politiques énergétiques fédérales erratiques. Parfois, garder une chaudière en complément pour les grands froids peut s’avérer nécessaire faute de bonne isolation.

Des lecteurs nous font remarquer qu’il faut désormais  penser à chauffer les gens et arrêter de chauffer les murs. Ils relèvent aussi que l’installation d’une pompe à chaleur n’est pas possible partout, vu les règles urbanistiques ou une isolation insuffisante. Cela reste un dilemme pour les propriétaires et une dépendance pour les locataires.

Night clubs bruxellois.

Selon Pascal Smet (Vooruit), la nouvelle réglementation concernant les nuisances sonores des night clubs entrera en vigueur ce mois-ci. Les personnes qui viendront loger à proximité d’une discothèque ou d’une salle de spectacle déjà existante, ne pourront se plaindre et devront désormais assurer l’isolation acoustique à leurs frais. Logique.

Par contre, pour de nouvelles installations festives en milieu résidentiel, il incombera aux candidats de procéder à une isolation acoustique performante à leurs frais pour ne pas nuire aux riverains. Logique aussi.

Reste la question des établissements existants qui modifient leurs installations sonores, leur type de musique, leurs heures de fermeture et la clientèle visée. À partir du principe “pollueur payeur”, il leur incomberait – en toute logique – de financer les travaux nécessaires, pour ne pas dépasser les dB et vibrations antérieures. Un exemple très évident ICI avec l’AB.

Location: nouvelles normes

Depuis le 1er janvier, les logements mis en location à Bruxelles doivent respecter 10 nouvelles normes de qualité. Pas de panique, la plupart des logements en location répondent déjà à ces normes. Elles visent surtout à mettre les marchands de sommeil au pas. Personne ne doit cependant tarder à se mettre en règle, au risque de s’exposer à des sanctions, voire à une interdiction de louer.

La superficie minimale habitable doit désormais être d’au moins 18m² pour une personne, plus 10m² par habitant supplémentaire. Pour un kot étudiant, 12m² suffisent. Les logements doivent désormais disposer d’une douche ou d’une baignoire, ainsi que d’au moins deux points d’eau (chaude et froide), être équipés d’un système complet de chauffage et d’un dispositif de production d’eau chaude sanitaire. Ces 10 nouvelles normes obligatoires sont annoncées ICi et résumées (avec une erreur signalée: des surfaces de min. 18 m2 et non 10 m2 …).

En ville, le monoxyde de carbone – un gaz invisible et inodore – tue encore chaque année. Des appareils à gaz « de type B » puisent l’air nécessaire à la combustion directement dans la pièce où ils se trouvent. Faute de ventilation ou de tirage, le CO peut s’accumuler rapidement. Ces appareils sont enfin interdits dans les chambres à coucher. Dans les autres pièces, ils restent autorisés, s’ils sont entretenus et conformes aux normes en vigueur.

Énergie durable et gratuite.

Comme le vent et le soleil, la chaleur de la croûte terrestre est disponible gratuitement. De plus, elle est constante. Comment la récupérer et l’exploiter pour chauffer et rafraichir nos immeubles ? C’est tout l’objectif de la géothermie et lui … il n’est pas gratuit. C’est cependant capital, quand on sait que plus de 55% de l’énergie consommée à Bruxelles est destinée au chauffage des bureaux, des entreprises et des logements.

Retenu comme projet européen, BeSHARE a effectué des forages d’essai de 150 m dans le parc Maximilien en décembre. Comme ils ont été concluants, les travaux débuteront en 2026 et devraient durer 2 ans. Dès 2028, le projet devrait chauffer plusieurs immeubles de bureaux mais également environ 200 logements sociaux et 130 espaces de cohabitation. Cette traduction, d’un article très enthousiaste de Bruzz, vous emmène sur place.

L’administration Bruxelles Environnement annonce le lancement des travaux et détaille ICI le projet, dont elle fait partie avec Vivaqua, Sibelga, Karno, Vrije Universiteit Brussel(VUB) et l’asbl Convivence. Pas praticable sur tout le territoire de Bruxelles, la géothermie devient un complément aux autres sources d’énergie durable, qui doivent nous débarrasser de la dépendance du gaz et du pétrole des pays producteurs. Un lecteur, bien documenté, y met cependant quelques bémols.