Archives de catégorie : Logement

Bruxelles a changé.

En 20 ans, Bruxelles a changé. Dans le bon sens ? Pour tout le monde ?
Les avis sont partagés. On peut aussi bien voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide. L’Echo a profité de l’été pour nous livrer un coup d’oeil dans le rétroviseur, images à l’appui. C’est un point de vue. Il y en a d’autres. Matière à réflexion, après trois canicules et soixante neuf fusillades.

« La ville a profondément changé et tente de se redessiner, de tourner petit à petit le dos à la voiture particulière et d’envisager un avenir où ses habitants respirent mieux. Quartiers plus apaisés, disparition du viaduc Reyers, mise en place du piétonnier, tentatives de donner bonne figure au canal et à ses alentours… Bruxelles bouge. »

« Le plan GoodMove a connu des vagues de protestations et a été la cible du parti libéral lors des dernières élections régionales. Les habitants de certains quartiers ont révélé bien des tensions et la déconnexion entre la classe politique et une population profondément ancrée dans ses habitudes de vie et de mobilité. Le piétonnier, nouveau visage d’un espace  (jadis) peu qualitatif et pollué, a rapidement soulevé des critiques sur son accessibilité et son caractère trop mercantile. »

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Airco. Tant mieux pour ceux qui en profitent, mais leur nombre et leur rejet de chaleur finissent par réchauffer la rue et la ville.

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Bravo, on se débrouille.

Nos gouvernants restent muets. On le relèvera plus loin. La bonne nouvelle c’est que les Bruxelloises et les Bruxellois se débouillent. Ils et elles font comme ils peuvent avec les moyens du bord. Ceux qui peuvent se le permettre se ruent sur les brumisateurs, les ventilateurs, les rideaux isolants, voire même les climatiseurs. Les autres sur les ventilateurs de poche, les feuilles d’aluminium, les tissus mouillés, les douches froides, un plongeon dans le canal, …

« Alors que les citoyens sont écrasés et étouffés par une crise exacerbée par le réchauffement climatique, nos gouvernants, si prompts à saturer l’espace public sur les risques de guerre et les analyses budgétaires, sont totalement muets » écrit Béatrice Delvaux.  Elle interroge: « Où en est l’isolation des logements, des lieux publics et des crèches ? Où en est la verdurisation des espaces urbains, des cours d’école et des toits ?  Michel De Muelenaere en dit plus sur ces silences. L’expert Coppieters désavoue le ministre Coppieters …

Ce qui nous arrive n’est pas une surprise et se renouvellera. Si chaque parti prétend se préoccuper du changement climatique, ce n’est manifestement plus une priorité pour grand monde. Pas de plan à long terme et de maigres budgets, alors que des solutions existent. L’économie prime. La réunion de concertation canicule annulée par la Flandre. Quelques communes sortent des plans à la hâte. Après avoir minéralisé toutes ses places publiques pour y accueillir des événements, la Ville de Bruxelles sort son Plan Canicule.

Pas de futur pour le gaz.

Du gaz nous n’en avons pas. Nous devons l’importer de pays qui ne sont pas toujours amis et dictent leurs conditions. A mesure qu’elles s’épuiseront, leurs ressources gazières deviendront aussi plus chères. Comme la combustion du gaz  naturel produit des gaz à effet de serre dommageables pour le climat, l’Europe demande à ses Etats membres d’augmenter progressivement les taxes sur le gaz, afin de pouvoir les diminuer sur l’électricité, qui peut être verte.

Après avoir placé des conduites dans tout le pays et avoir octroyé des primes pour l’installation de chaudières au gaz à condensation, la Belgique doit reculer. Elle interdit déjà la pose de conduites de gaz dans les nouveaux lotissements. A Bruxelles, il y a interdiction d’installation de chaudières au mazout depuis 2025. Quand cela sera fini avec le gaz et les produits pétroliers, que restera-t-il comme énergie ? L’électricité. Encore faut-il qu’elle soit verte et que son prix baisse.

Tout cela ne se fera que progressivement. Mais pour celles et ceux qui doivent remplacer leur chaudière au mazout ou leur chauffe-eau au gaz, la question du choix d’une autre source d’énergie se pose dès à présent. A court terme, l’électricité peut sembler trop chère, mais à plus long terme, elle devrait diminuer. Des travaux d’isolation et des appareils performants – comme les pompes à chaleur et les radiateurs à inertie sèche – devraient en limiter la consommation. Pour le gaz il n’y a plus d’avenir.

Que se passe-t-il dans les Marolles ?

Les Marolles sont-elles en train de perdre leur âme ? Des commerces se vident et quand ils sont repris, ce sont des galeries, des cafés branchés et des tatoueurs. Même là, Airbnb contribue à la hausse des loyers et des nuisances sonores. Les habitants s’inquiètent, déjà qu’ils subissent une certaine « sablonisation » depuis longtemps.

Toutefois, 7 logements sur 10 appartiennent aux pouvoirs publics, qui maintiennent des loyers payables, pour une population qui est locataire à 91%. Si cela se trouve, les jeunes ne peuvent acheter l’appartement de leurs parents. Certains tentent cependant de le faire sous forme de coopérative.

La mutation du Petit Lion se veut rassurante. Cathy, la patronne pendant 30 ans, a vendu son estaminet à un acheteur, qui l’a maintenu dans son jus. Désormais employée de son établissement, Cathy revient de Blankenberge deux fois par semaine pour servir et écouter ses anciens clients. On y vient  autant pour déposer ses soucis que  pour boire un verre. L’article de la RTBF en dit plus.

Extrait de la vidéo de Bruzz

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