Archives de catégorie : Logement

Des logements alternatifs.

Face à une pression foncière croissante et aux grandes difficultés d’accès à un logement abordable, de nouvelles initiatives voient le jour. Des alternatives concrètes aux modèles traditionnels de propriété. Analyse juridique et retours de terrain vont devoir interroger la capacité de ces modèles à répondre à une fonction sociale de la propriété, pour favoriser un accès à des logements abordables et décents pour les générations bruxelloises actuelles et futures.

C’est à partir de l’exemple du Community Land Trust de Bruxelles (CLTB) et des coopératives d’habitants que L’IRIB propose une rencontre pour mettre en lumière les défis pratiques et juridiques de ce modèle. Certains choix architecturaux emblématiques seront abordés, comme le réemploi des matériaux ou la conception d’espaces partagés, ainsi que l’implication et l’accompagnement des habitants dans le processus de création des projets.

Après avoir exploré le potentiel du modèle CLT, cette présentation ciblera certaines tensions juridiques que révèlent sa mise en œuvre en particulier au regard du droit des biens (Livre 3 du Code civil). La rencontre se tiendra le mardi 26 mai avec des sandwichs à 12h et les exposés de 12:30 à 13:30 et puis débats. Des détails et inscription gratuite mais obligatoire ICI.

IRIB Institut de recherches interdisciplinaires sur Bruxelles

L’isolation des bâtiments.

Le gouvernement flamand vient de décider d’une série de mesures en vue de réduire la consommation d’énergie des ménages, des écoles et des entreprises. Il mise sur la rénovation. Le budget du prêt à taux réduit pour la rénovation sera augmenté de deux fois 70 millions d’euros dans les deux prochaines années, 100 millions d’euros iront à la rénovation des écoles et 25 millions à celle des logements sociaux. Avec des mesures structurelles et ciblées il entend protéger le pouvoir d’achat des familles.

La Région de Bruxelles compte environ 230 000 bâtiments, dont 180 000 logements. Avec beaucoup d’immeubles datant d’avant 1940, notre parc immobilier est très souvent peu ou pas isolé et compte beaucoup de copropriétés fort complexes. 70 à 75 % des bâtiments sont considérés comme mal isolés ou très énergivores.

Le nouveau gouvernement ne poursuivra pas l’attribution des primes « Renolution ». Il va surtout miser sur des  financements alternatifs, dont des prêts à taux réduit comme ECORENO via le Fonds du logement et d’autres prêts “verts” qui peuvent descendre jusqu’à 0–2 % pour un public aux revenus faibles ou moyens. A part la TVA qui reste réduite à 6 % pour les logements de +10 ans, tout le reste attend encore confirmation.

Budget Mobilité pas si vert.

La voiture de société est une spécialité belge dont il ne sera pas facile de se débarrasser. Elle constitue un supplément de salaire avantageux, parce que – même imposé – l’avantage de toute nature (ATN) est généralement plus faible que le coût réel d’une voiture et l’employeur prend en charge leasing, assurance, carburant, etc. Toutefois, le « budget mobilité » allait permettre à 22.886 employés de choisir des alternatives à la voiture.

Troquer sa voiture de société contre une alternative plus durable: telle était la vocation initiale du budget mobilité, proposé depuis 2019. Une opportunité unique de verdir le parc automobile grâce à un recours accru au vélo et aux transports en commun. Or, sept ans après son introduction, la mesure semble avoir loupé sa cible écologique. Et s’être muée en simple «instrument d’optimisation salariale». Dans les faits, le nombre d’employés prêts à renoncer à leur voiture de société est resté rare.

Avec le budget Mobilité, l’employé peut aussi payer son loyer ou son prêt hypothécaire à condition d’habiter à moins de10 km de son travail ou de télétravailler au moins 60 % du temps. Avantage fiscal très important: 0 impôt et 0 cotisations sociales. Avec le budget mobilité, le gouvernement a voulu peindre en vert une mesure de fiscalité sur le travail, mais cet outil n’a pas été pensé pour améliorer l’impact environnemental des salariés. On vous en dit plus ICI.

Un tourisme maîtrisable.

Vendredi et samedi il faisait beau. Très beau. Le centre-ville comptait déjà plus de touristes que de Bruxellois. Les commerces ses sont adapté à cette évolution et on ne compte plus les boutiques qui leur sont destinées. Frites, chocolats, gaufres et boutiques de souvenirs bas de gamme s’ajoutent aux snacks, aux nightshops, aux hôtels et aux cafés avec terrasses. Même si cela génère de l’emploi, cela se fait surtout au détriment de la qualité de vie des résidents.

A Barcelone, à Venise et à Amsterdam c’est bien pire. Le surtourisme y a fait tellement de dégâts, que les municipalités ont pris des mesures drastiques. À Bruxelles, avant que la situation soit hors de contrôle, Ville et Région pourraient s’inspirer de l’exemple d’Amsterdam. Vous trouverez ICI les mesures mises en place courageusement pour rendre la ville à ses habitants. Non, le surtourisme n’est pas une fatalité.

Amsterdam interdit l’ouverture de  toute nouvelle boutique de souvenirs et de nightshops en centre-ville, pour favoriser le retour des commerces de proximité (boulangeries, librairies, épiceries) qui répondent aux besoins des habitants exaspérés. La ville lutte  aussi contre la mutation des logements en locations touristiques (Airbnb) pour maintenir les résidents et éviter un tsunami touristique bien décrit par la RTBF.

Diviser des unifamiliales ?

Bruxelles compte un très grand nombre de maisons de maître. Généralement des maisons  unifamiliales de trois étages, partiellement inoccupées après le départ des enfants. Il devrait souvent être possible de les diviser en plusieurs appartements. L’Atelier de Recherche et d’Action Urbaines s’est intéressé à cette problématique.

Lorsque les propriétaires souhaitent procéder à de telles transformations, ils et elles se heurtent souvent à des obstacles au niveau urbanistique. Les plans des demandes de permis sont régulièrement refusés dans plusieurs communes. Une harmonisation des règles ne devrait-elle pas soutenir de tels projets ? Voire même les encourager par des primes ?

Bruxelles manque de logements et de terrains aptes à être construits. La division du bâti résidentiel ne pourrait-elle pas être un levier pour produire du logement abordable ? Certains prônent l’optimisation des dépenses et aides publiques pour mobiliser les investissements privés dans ce type de rénovation de logement souvent à faible performance énergétique. Pour en savoir plus, vous pouvez accéder ICI à un Webinaire Logement.