Archives de catégorie : Santé

Protéger le vivant.

Adopté par l’Europe en 2006, le règlement Reach visait deux objectifs: protéger la santé humaine et l’environnement des risques provoqués par les substances chimiques et fixer un cadre réglementaire commun pour développer l’industrie européenne. Depuis six ans la révision de Reach n’a cessé d’être reportée, jusqu’à recevoir le coup de grâce le 27 avril, avec l’annonce de sa suspension par la Commissaire à l’Environnement.

Ce règlement limite l’usage de substances jugées dangereuses jusqu’à les retirer du marché lorsque le risque est avéré. Un enjeu clé de santé publique. La révision prévoyait de réglementer les usages de familles de substances, et non plus de molécules évaluées isolément, comme pour les PFAS ou les bisphénols utilisés dans les contenants alimentaires,.

Il reste nécessaire de soutenir la recherche d’alternatives aux produits chimiques en se tournant vers des solutions fondées sur le vivant et la nature. L’UE pourrait  ainsi devenir le premier acteur d’une bioéconomie soutenable, respectueuse des limites planétaires, protectrice de la santé, pourvoyeuse d’emplois et de progrès social. C’était sans compter sur l’intense lobbying des industries chimiques et de ses conséquences développées ICI.

 

Électricité ou Gaz ?

Nous vous avions annoncé l’intention du gouvernement fédéral d’augmenter les accises sur le gaz naturel pour pouvoir les diminuer sur l’électricité. C’est aujourd’hui chose faite avec un calendrier qui devrait démarrer le 1er août. Tout cela en respectant des taux planchers obligatoires fixés par la directive européenne sur la taxation de l’énergie.

Cette augmentation des accises sur le gaz et la baisse des accises sur l’électricité est une mesure phare, qui a quelque peu crispé les débats. Les accises sur le gaz passeront de 8,72 euros/MWh à 10,31 euros/MWh, puis à 11,39 euros/MWh au 1er janvier 2027 et à 12,47 euros/MWh au 1er janvier 2028. Quant aux accises sur l’électricité, elle passeront de 50,33 euros à 46 euros/MWh le 1er août, puis à 43 euros en 2027, 40 euros en 2028 et 38 euros/MWh en 2029. ICI la source.

Cette mutation se poursuivra au-delà de 2029, avec l’espoir que cela incitera les consommateurs à privilégier l’électricité comme source d’énergie, plutôt que le gaz importé, dont la combustion génère  du dioxyde de carbone et du méthane (puissant gaz à effet de serre). Reste à produire ou importer suffisamment d’électricité verte et à octroyer des primes à l’isolation et à l’achat de pompes à chaleur, qui produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment.

 

Un marché aux Halles Saint-Géry.

Après bien des aventures pas toujours gagnantes, les Halles Saint-Géry  vont retrouver leur fonction d’origine: nourrir les Bruxellois. Au rez-de-chaussée, une dizaine d’artisans sont en train de s’installer pour proposer des produits frais et locaux. Leur objectif: valoriser l’identité gastronomique bruxelloise et mettre en lumière les savoir-faire et les traditions culinaires qui participent à la richesse de notre patrimoine local.

Dès le 16 juin, vous pourrez y faire vos achats ou déguster sur place, une de leurs spécialisées. Le marché sera ouvert du mardi au dimanche, de 7 h à 20 h. On y trouvera boucher, poissonnier, boulanger, primeur, traiteur,  épicier … Le marché se veut populaire et accessible à toutes et à tous. Cet article en dit plus.

A l’étage, les Halles Saint-Géry continueront à héberger des expositions temporaires centrées autour de l’urbanisme et de l’histoire de Bruxelles. Culture gastronomique et culture urbaine s’y donneront donc rendez-vous. On s’y retrouve le mardi 16 juin pour une petite pause de midi ?

 

Le pouvoir des enfants.

Les enfants sont ceux qui ont le moins de prise sur l’avenir de la planète, mais ils seront aussi parmi les plus touchés par ses transformations. Ils peuvent ainsi ressentir le poids psychologique de ce que l’on appelle le « fossé de la futilité » : le sentiment que les actions individuelles n’ont guère de sens face à l’inaction plus large de la société face à la crise climatique.

Plutôt que de se focaliser sur ce qui ne va pas, l’éducation au climat peut aider les enfants à se demander ce qu’ils peuvent faire. En cultivant leur « agentivité », c’est-à-dire leur capacité à être maîtres de leur existence, et leur esprit critique, elle peut faire émerger une génération prête à agir pour un avenir plus durable.

Il est essentiel de favoriser une agentivité psychologique saine, c’est-à-dire la conviction que nous avons prise sur notre propre vie. Les enfants doivent être accompagnés afin qu’ils ne perdent pas espoir. Cet article en français de The Conversation explique comment les adultes peuvent les y aider. L’objectif est de transformer les sentiments d’impuissance en sentiment d’efficacité personnelle – la conviction que les enfants peuvent agir.

Prêt à Manger qualitatif.

Vous connaissez les restaurants Prêt à Manger BON ? Si la marque Bon n’a pas encore percuté dans l’esprit de la plupart des Bruxellois, cela n’empêche pas cette chaîne bruxelloise de restaurants « fast good » de se développer à marche forcée, en proposant des petits-déjeuners et des lunchs qualitatifs.

Les cinq établissements bruxellois que comptait la chaîne en 2019 se sont multipliés. Ils sont aujourd’hui 16. Ce n’est pas fini: d’ici quatre ans, Bon entend doubler de taille et s’implanter dans d’autres villes du pays. Il s’agit avant tout d’un projet commercial, soutenu par Colruyt. Ce qui est nouveau et intéressant c’est que pour se développer, le commerce s’intéresse à une alimentation locale de qualité produite à Woluwe.

L’article de L’Echo révèle que le projet commercial a enregistré en 2024 une perte opérationnelle de 1,1 million, mais qu’elle persiste et vise l’équilibre en 2027. « Nous voulons être rentables en 2030, quand nous aurons 32 implantations ». L’alimentation saine commencerait-elle à intéresser la finance ? Une nouvelle plutôt encourageante si la qualité est au rendez-vous.