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2033: tous les logements isolés ?

À Bruxelles, l’année 2033 sera une date-clé importante pour l’isolation et l’efficacité énergétique des bâtiments. Fini des passoires énergétiques. Cela devrait être au profit des émissions de CO₂ qui réchauffent la planète, mais aussi au profit du portefeuille des Bruxellois, qui consommeront moins d’énergie. Une date importante également pour les copropriétés, dont les processus de décision sont plus longs.

Cela peut sembler encore lointain, mais ceux qui attendront 2032 pour songer à isoler, auront de la peine à trouver un entrepreneur et les prix risquent de s’envoler. Les primes Rénolution c’est fini. Il faudra encore attendre la publication des ordonnances régionales, pour savoir comment obtenir les prêts à taux zéro qui les remplaceront. Un résumé pratique ICI.

En 2033, le certificat PEB de votre logement devra être au minimum de classe énergétique E. Les classes F et G seront progressivement interdits à l’usage ou soumis à des sanctions. La RTBF y consacre une petite vidéo de 5 minutes. Tout cela suppose aussi un alignement des critères entre Régions, une formation unifiée des certificateurs PEB et une assistance pour les personnes précarisées.

>>> la deuxième partie de l’émission sur l’Agisme de la RTBF se trouve ICI, à la 40ème minute

Nos chers tunnels.

The Brussels Times se livre à une analyse détaillée de la longue histoire de nos tunnels, qui a démarré en vue d’un accès rapide à l’Expo 58. En surface, la Région ralentit la circulation, ajoute des pistes cyclables et récupère de l’espace pour les piétons. Sous terre, un réseau délabré de tunnels routiers datant des années 50, permet le passage de 250.000 voitures par jour à travers la capitale. Faut-il les réparer ou certains devraient-ils disparaître complètement ?

Autrefois, ils représentaient l’avenir. Aujourd’hui, on constate que l’obsession pour la voiture et la négligence des transports publics a eu un coût énorme pour la vie urbaine. Aucune capitale européenne ne dispose d’une infrastructure de tunnels aussi étendue. Les 30 tunnels routiers de Bruxelles sont en ruine. La Région peine à financer l’entretien de ce réseau complexe de 12 km d’autoroutes souterraines construites pendant l’âge d’or de l’automobile.

Dès 2016, Pascal Smet (Vooruit) souhaitait leur fermeture. Le PRDD devait confirmer cette vision du futur. Toute la presse s’en empare et les patrons aussi. La suppression du viaduc Reyers n’a pas conduit au chaos pronostiqué. Un signal positif pour d’autres fermetures ? La Région a espéré qu’une réduction de l’usage de la voiture individuelle allait lui éviter la couteuse rénovation de ses tunnels, mais il n’en fut rien. Cette infrastructure profite toujours en grande partie aux navetteurs qui viennent travailler à Bruxelles, mais qui ne participent pas à son financement.

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Un gouvernement et des chaudières.

La presse vous a déjà  tout dit sur la fumée blanche du conclave. On en reparle lundi. Parlons donc de celle des chaudières au gaz et même au mazout. Elles ont la cote. Leur installation a encore progressé de 13% en 2025. Aberrant, parce que nous devons importer – de pays peu sûrs – notre gaz et le mazout, dont la combustion est responsable du réchauffement climatique. Sommes-nous masochistes ou ignares ? Cet article revient sur cette contradiction. L’imprévisibilité des politiques fiscales de l’État n’y est pas pour rien, tout comme la fin des primes à l’achat et à l’isolation.

C’est évidemment le prix de l’électricité et ses taxes qui retiennent principalement les Bruxellois pour un passage à la pompe à chaleur. C’est  aussi un gros investissement, long à rentabiliser avec les politiques énergétiques fédérales erratiques. Parfois, garder une chaudière en complément pour les grands froids peut s’avérer nécessaire faute de bonne isolation.

Des lecteurs nous font remarquer qu’il faut désormais  penser à chauffer les gens et arrêter de chauffer les murs. Ils relèvent aussi que l’installation d’une pompe à chaleur n’est pas possible partout, vu les règles urbanistiques ou une isolation insuffisante. Cela reste un dilemme pour les propriétaires et une dépendance pour les locataires.

Moins de viande ?

C’est l’histoire d’un gentil loup dont l’ombre effraie les autres animaux de la forêt. Dans une pub devenue virale, le loup confesse « Pas facile de se faire des amis, quand on les mange… » Pour s’intégrer, il décide de ne plus manger de viande. Comme un conte de Noël, ce gentil loup suggère qu’il est possible de changer ses habitudes alimentaires.

Nous savons tous qu’une surconsommation de viande s’avère néfaste pour le climat. Nos habitudes alimentaires représentent près d’un quart de notre empreinte carbone, dont plus d’un tiers pour la seule viande. Néfaste aussi pour notre santé, en augmentant les risques de développer des maladies cardiovasculaires, du diabète, des cancers.

Sommes-nous prêts pour autant à manger moins de viande ? La consommation de viande diminue légèrement en Belgique. Un tableau le confirme. Les protéines végétales progressent un peu. Cela ne peut cependant reposer sur les seules épaules des Bruxellois. Il faut que la transition soit possible, facile, attractive et désirable. Les lobbys carnés font évidemment tout pour s’y opposer, malgré l’impact de la viande synthétisé avec ChatGPT.

Night clubs bruxellois.

Selon Pascal Smet (Vooruit), la nouvelle réglementation concernant les nuisances sonores des night clubs entrera en vigueur ce mois-ci. Les personnes qui viendront loger à proximité d’une discothèque ou d’une salle de spectacle déjà existante, ne pourront se plaindre et devront désormais assurer l’isolation acoustique à leurs frais. Logique.

Par contre, pour de nouvelles installations festives en milieu résidentiel, il incombera aux candidats de procéder à une isolation acoustique performante à leurs frais pour ne pas nuire aux riverains. Logique aussi.

Reste la question des établissements existants qui modifient leurs installations sonores, leur type de musique, leurs heures de fermeture et la clientèle visée. À partir du principe “pollueur payeur”, il leur incomberait – en toute logique – de financer les travaux nécessaires, pour ne pas dépasser les dB et vibrations antérieures. Un exemple très évident ICI avec l’AB.