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La drogue est partout.

Billet d’humeur

La drogue ? mais on serait mieux inspiré en parlant DES drogues. Celles qui envahissent nos vies: les opiacés, le cannabis, l’alcool, le tabac, les médicaments, les protéines des sportifs,  le sucre, les médias sociaux, le porno, les jeux, le streaming, …  des produits qui procurent un certain plaisir, mais développent aussi rapidement des addictions et accoutumances, dont il est difficile de se débarrasser.

Aujourd’hui, les drogues peuvent toucher toutes les catégories de la population. Tous les âges et toutes les classes sociales. A Bruxelles, lorsque l’on parle de drogues, on pense surtout au cannabis, à la cocaïne et au crack, aujourd’hui presque disponibles à chaque coin de rue. Pour certains, la drogue a remplacé le travail. Simples guetteurs ou dealers sont des jobs bien payés. Ils ne nécessitent pas de qualification … mais quelques risques. La commissaire nationale aux drogues veut que l’on s’attaque prioritairement aux vendeurs.

Légaliser et contrôler l’usage du cannabis, pour mieux se concentrer sur les drogues dures ? Ouvrir des centres de consommation à moindre risques ?  Mettre plus de bleu dans les rues ? Le futur de Bruxelles se joue aussi sur les choix qu’elle va opérer en collaboration avec le fédéral. Pour ce qui est de la légalisation de certaines drogues « douces », la balle est dans le camp du fédéral, qui ne l’a cependant pas inscrit dans son accord de majorité.

Un autre vivre ensemble ?

Les prix des loyers étant devenus prohibitifs, un certain nombre de Bruxelloises et de Bruxellois se partagent des appartements ou des maisons. Ces cohabitants ne sont pas toujours bien vus par les propriétaires, qui hésitent à leur accorder un bail. Ils posent aussi parfois problème pour des personnes isolées, qui y perdent leur statut et voient leurs indemnités diminuées en tant que « cohabitants ».

Le « coliving » est une autre manière d’habiter la ville. Là, ce sont souvent des promoteurs qui achètent une grande maison de maître sous-occupée, pour y installer un certain nombre de chambres, qui bénéficient toutes d’une vaste cuisine et d’un grand living commun, parfois équipé d’un billard, d’un grand écran, d’un jardin ou même d’un sauna. Les prix des chambres sont assez élevés, mais comprennent l’accès toutes les facilités et bénéficient de l’entretien des communs.

Il arrive que des riverains se plaignent du bruit, des déchets, de la mobilité, de ces nouveaux habitants, souvent assez jeunes et parfois fêtards. Certains pâtés de maisons se remplissent de colivings, d’Airbnb et autres colocations, qui entraînent une pression accrue sur la vie locale. C’est pour maintenir un certain équilibre, que la commune d’Etterbeek vient de voter un nouveau règlement-taxe sur les logements loués sous forme de coliving. Vous en saurez plus ICI et l’avenir nous dira s’il constitue une solution valable.

photo plate forme détaillée Witco

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Alimentation saine pour tous.

Bien sûr, rien ne remplace le cuisiné maison. Ne faut-il cependant pas s’étonner et se réjouir de voir le fonds derrière Quick et Burger King devenir le principal actionnaire de Foodmaker, le spécialiste belge des repas frais et prêts à manger ? Donner accès à une alimentation saine au plus grand nombre – et non la réserver à une élite – est un objectif louable et une bonne nouvelle.

Foodmaker prépare 150.000 plats frais chaque jour. Il les écoule  notamment dans ses propres restaurants à Bruxelles et ailleurs, mais ivre aussi ses plats à des supermarchés comme Delhaize, Rewe, Monoprix et Franprix. Un géant de l’alimentation fraiche. Une qualité qui reste évidemment à surveiller, lorsqu’une entreprise alimentaire se développe aussi largement. En contradiction avec le livre de E.F. Schumacher Small is Beautiful.

Pour la nourriture, on préfère évidemment le fait sur place. Là, ce sont des dizaines de camions qui partent chaque jour de Westerlo vers l’Europe. Cela semble néanmoins une alternative sérieuse à la malbouffe. L’engagement de ce nouvel investisseur dans ce créneau semble indiquer que le vent pourrait tourner. Le hamburger, le dürüm et la mitraillette pourraient finir par lasser les plus fanatiques.

Le futur des trottinettes.

La trottinette, facile pour se déplacer en ville et facile à ranger. Elle soulève pourtant toujours des questions: l’encombrement des trottoirs et des coins de rue, une utilisation excessive, une présence qui distrait et inquiète, une fréquence des décès parmi les utilisateurs qui augmente. Brussels Times estime qu’il est temps de réfléchir sur la manière dont nous traitons cette question, dont nous réglementons l’usage et éduquons les utilisateurs.

Des mesures ont été prises pour les autres modes de transport, non seulement dans l’intérêt des citoyens qui ne les utilisent pas, mais aussi dans l’intérêt des utilisateurs eux-mêmes. Ceintures de sécurité dans les voitures, casques pour les cyclistes, gilets de sauvetage sur les bateaux. Voire même des formations et des tests pour obtenir un permis. A quand pour les trottinettes ? alors que le nombre d’accidents enregistrés est passé à 470 au cours des trois premiers mois de 2025 contre 291 en 2024.

À Bruxelles, la vitesse maximale des trottinettes électriques partagées est déjà limitée automatiquement à 20 km/h dans toute la Région, et même à 8 km/h dans certaines zones spécifiques. Les trottinettes privées y échappent, parfois flashées à 106 km/h. Parmi les propositions on trouve: la réduction de la vitesse de 25 à 20 km/h pour tous, l’interdiction à la vente de véhicules dépassant les 20 km/h, le port d’un casque, une immatriculation, un examen et un test de conduite. C’est à ce prix que la trottinette pourrait trouver sa place dans le trafic.

 

Gratuité des transports en commun.

C’est un sujet qui revient régulièrement à l’avant de l’actualité bruxelloise, avec comme intention première une réduction de l’usage de la voiture privée et l’accroissement du pouvoir d’achat de la population. Pour certains, c’est cependant le type même fausse bonne idée. Un rapport de la Cour des Comptes française la qualifie de démagogique.

Cette mesure est non seulement coûteuse, mais surtout inefficace pour inciter les automobilistes à changer de mode de transport. Par un effet d’aubaine, elle pèse aussi sur la pratique de la marche et l’utilisation du vélo… Cibler davantage les réductions tarifaires selon les critères de ressources semble une formule plus juste et efficace.

La STIB propose un abonnement à 12 euros par an pour les plus de 65 ans, pour les jeunes de 12 à 24 ans et gratuit pour les moins de 12 ans domiciliés à Bruxelles. Si l’application Floya centralise certaines fonctions, ces abonnements ne sont cependant toujours pas valables directement sur les véhicules des TEC, De Lijn et SNCB circulant sur le territoire de la ville, il faut encore passer par Brupass XL.