Archives de catégorie : Jeunes

Le pouvoir des enfants.

Les enfants sont ceux qui ont le moins de prise sur l’avenir de la planète, mais ils seront aussi parmi les plus touchés par ses transformations. Ils peuvent ainsi ressentir le poids psychologique de ce que l’on appelle le « fossé de la futilité » : le sentiment que les actions individuelles n’ont guère de sens face à l’inaction plus large de la société face à la crise climatique.

Plutôt que de se focaliser sur ce qui ne va pas, l’éducation au climat peut aider les enfants à se demander ce qu’ils peuvent faire. En cultivant leur « agentivité », c’est-à-dire leur capacité à être maîtres de leur existence, et leur esprit critique, elle peut faire émerger une génération prête à agir pour un avenir plus durable.

Il est essentiel de favoriser une agentivité psychologique saine, c’est-à-dire la conviction que nous avons prise sur notre propre vie. Les enfants doivent être accompagnés afin qu’ils ne perdent pas espoir. Cet article en français de The Conversation explique comment les adultes peuvent les y aider. L’objectif est de transformer les sentiments d’impuissance en sentiment d’efficacité personnelle – la conviction que les enfants peuvent agir.

Sucres, sel et graisses.

Le gouvernement met en place un système de classification nutritionnelle des boissons pour lutter contre les mauvaises habitudes alimentaires. « Plutôt que de soigner les gens une fois qu’ils sont malades, il vaut mieux prévenir en restant en bonne santé. C’est pourquoi nous devons réglementer notre consommation alimentaire, en particulier celle de sucre, de sel et de graisses »

Hélas, il ne s’agit pas d’une décision du gouvernement belge, mais bien d’une mesure prise par le gouvernement indonésien. Elle classe les boissons de A à D, avec des codes couleur en fonction de la teneur en sucre, en sel et en matières grasses pour 100 millilitres de boissons sucrées, déterminée par des tests en laboratoire supervisés par les autorités.

Les autorités visent ainsi à décourager les régimes alimentaires malsains, qui ont contribué à l’augmentation des maladies non transmissibles dans le pays, telles que le diabète, les accidents vasculaires cérébraux, les maladies cardiaques et l’insuffisance rénale.

Jeunes délinquants en liberté.

La loi de 65 sur la Protection de la Jeunesse permet aux délinquants mineurs d’échapper à l’enfermement avec des adultes et c’est heureux ainsi. Par contre, pour les faits les plus graves, le juge de la jeunesses peut les placer pour une période déterminée en IPPJ (Institutions Publiques de Protection de la Jeunesse) à régime fermé ou ouvert.

Mais voilà, selon le parquet, 162 jeunes francophones sont actuellement en listes d’attente IPPJ de régime fermé et 98 autres attendent une prise en charge par une équipe mobile. À
Bruxelles, n’y a toujours pas d’IPPJ et le chantier prévu à Forest a connu d’importants retards techniques et des oppositions. Il ne sera probablement terminé que début 2029 et finalement en régime “semi fermé”.

Selon le procureur du Roi, la plupart des jeunes majeurs impliqués dans des violences armées ou du trafic de drogue ont déjà un dossier au tribunal de la jeunesse. Il déplore que son action soit paralysée par l’absence de prise en charge immédiate des jeunes en conflit avec la loi.  » La crédibilité de la justice des mineurs est quasi inexistante “. Le risque est grand de favoriser un sentiment d’impunité et de toute puissance chez ces jeunes remis en liberté faute de places. Julien Moinil – procureur du Roi – tire la sonnette d’alarme.

Neutralité du personnel scolaire.

La parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles vient d’adopter par 48 voix contre 10 et 28 abstentions, un décret qui impose à tout le personnel scolaire (de l’enseignant au concierge) une interdiction d’afficher les signes d’une conviction religieuse ou d’une identité politique, idéologique ou philosophique. Pour les élèves, rien ne change, c’est toujours chaque école qui définit son règlement.

La neutralité est inscrite dans l’article 24 de la Constitution, qui impose que l’enseignement organisé par les pouvoirs publics soit neutre. Certains regrettent que ce décret « neutralité » ne s’applique donc pas à l’enseignement libre confessionnel. D’autres y ont vu une manière d’écarter du métier d’enseignante une partie de la population bruxelloise et en particulier les jeunes femmes de culture musulmane. Le décret viserait surtout à stigmatiser « le port de voile ».

À Bruxelles, le débat est déjà ancien et polémique. Des arguments autant en faveur d’une neutralité qui ne peut s’arrêter à l’apparence, que d’une école inclusive et multiculturelle. Cet article de La Libre aligne quelques arguments et évoque la question d’autocensure des enseignants. L’article de BX1 rappelle qu’il n’y a pas de place à l’école pour la propagande. Il nous faudra revenir sur ces questions, particulièrement brûlantes à Bruxelles. Le décret sera d’application à partir de la rentrée scolaire.

 

Printemps des sciences.

Les événements récents révèlent l’accélération du passage d’un ordre multilatéral fondé sur des règles à un monde où prévaut la loi du plus fort. Dans ce monde bouleversé par les tensions géopolitiques et l’essor de l’intelligence artificielle, The Conversation affirme que l’avenir de l’Europe repose sur deux piliers: le renforcement de ses institutions démocratiques et un investissement massif dans la recherche scientifique. Elle s’en explique ICI.

A Bruxelles, le Printemps des Sciences entend y contribuer en suscitant des vocations. Jusqu’au 29 mars, il va tenter une sensibilisation aux sciences et un éveil à la culture scientifique. Une volonté affirmée de faire découvrir les apports de la science, les applications concrètes et les enjeux notamment en termes de bien-être, de création d’activités nouvelles et de développement économique.

Il y a aussi un désir de susciter des vocations en stimulant la curiosité et la créativité des plus jeunes par des expositions interactives, des laboratoires et des ateliers ou encore des activités d’éveil scientifique. A Bruxelles l’initiative scientifique est coordonnée par le département INFORSCIENCES de l’ULB. Le programme bruxellois complet (mais difficile à déchiffrer…) se trouve ICI.