Archives de catégorie : Tourisme

Saint-Géry fait peau neuve.

Construites en 1881, entre deux bras de la Senne, pour accueillir un marché couvert, les Halles Saint-Géry viennent de retrouver – en un temps record – leur vocation première. Dix échoppes y présentent à la fois des victuailles à emporter – comme tous les marchés du monde – mais aussi des préparations à déguster confortablement sur place.

On y trouve un boucher, un fromager, un poissonnier d’exception, un boulanger, un pâtissier, des primeurs, des fleurs, des sandwichs et salades, des hot dogs à la bruxelloise et bien sûr des frites belges. Ni Food Market, ni Halles gourmandes branchées, le Marché Saint-Géry va tenter de se donner une identité propre et de remplir sa belle terrasse.

Cela change manifestement de l’offre junk food du piétonnier, mais il faudra sans doute revoir quelque peu certains prix, pour tenter d’attirer les jeunes accros aux durums et aux hamburgers. Le marché sera ouvert du mardi au dimanche de 07h à 19h. Le bar jusque 22h. Les horaires s’adapteront en fonction de la fréquentation des lieux. On en parle sur BX1, sur la RTBF, sur Paris Match, sur De Standaard, sur RTL, … et sur tous les médias sociaux.

La nature en ville.

Natuurpunt vient d’ouvrir le marais de Ganshoren au grand public. Première réserve naturelle acquise par Natuurpunt Bruxelles, elle a été baptisée « Gansbroek », du nom de la commune et de la zone marécageuse, à laquelle Bruxelles-Broeksele et Bruxsels Future doivent également leur nom. Après quinze ans de bénévolat, le président Wim Veys s’est réjouit de pouvoir faire ce cadeau à ses membres.

La  réserve naturelle s’étend sur 4,2 hectares, à la frontière avec la Flandre, avec le marais de Ganshoren, le verger d’Erik et le parc Kerremans à Zellik. Située le long du Molenbeek, ce fut zone agricole que Natuurpunt a pu l’acquérir à un prix avantageux. Il s’agit d’une zone humide et pauvre, qui se prête  bien au retour des orchidées et peut également attirer des chouettes chevêches et des chevreuils.

Menacée par de grands projets immobiliers, la nature a visiblement régressé  en ville depuis une trentaine d’années. Suffit de regarder la friche Josaphat ou les lisières de la forêt de Soignes. Il est donc plutôt exceptionnel qu’une association de protection de la nature se voit proposer un terrain à la vente. C’est un appel d’une femme représentant plusieurs propriétaires qui a enclenché l’opération qui vient de se conclure joyeusement.

photo Frederic Demeuse

 

 

 

 

 

Le cuistax moderne.

Non, nous ne volerons pas chacun avec un petit hélicoptère dans le dos. Si des navettes électriques autonomes s’expérimentent déjà à Louvain, c’est un cuistax moderne qui vient de faire son apparition dans une école de la proche périphérie bruxelloise. L’énergie est produite par le pédalage des élèves, qui rechargent les batteries pour des déplacements de moyenne distance ou du ramassage scolaire.

Mais il n’y a pas que les écoles qui songent à déplacer leur public en cuistax, des villes françaises commencent  à les utiliser pour des personnes porteuses d’un handicap, pour les touristes, pour les congressistes. Si actuellement les prix des divers prototypes sont encore assez élevés, leur production en série devrait rapidement les faire baisser. En attendant, des campagnes de financement démarrent déjà.

Ludique, sportif, revigorant, silencieux et propre, ce véhicule commence à s’inscrire dans la mobilité douce. Une autre manière de faire du vélo en groupe et à l’abri de la pluie.  Divers modèles, comme la démonstration de Woodybus et  de  OuiCycle.  Joyeux lundi.

Photo RTBF

Voilà même un ancêtre poétique

OuiCycle

Waylibus

KANAL: un rétropédalage.

« À quelques mois de l’inauguration du musée Kanal, il n’est pas inutile de revenir sur les 12 années d’une saga politique et économique et surtout de poser la question de son futur, suite aux décisions budgétaires du nouveau gouvernement bruxellois et au contexte de la crise actuelle. » C’est Yves Bernard, qui l’écrivait déjà en avril de cette année dans une bonne synthèse parue dans Bruxelles en Mouvement d’Inter Environnement Bruxelles.

On allait évidemment terminer ce chantier pharaonique, pas question d’un chantier abandonné supplémentaire à Bruxelles. Pour ce qui est du fonctionnement, on revient à des montants plus raisonnables et un peu plus supportables pour un Bruxelles désargenté. Le couperet pour le futur de Kanal est tombé: oui pour les 50 millions permettant la fin des travaux (mais ce ne sera finalement qu’un prêt); non pour les 30 millions de subsides de fonctionnement annuels.

Kanal devra faire avec trois fois moins dès 2029, juste 10 millions. Si on en croit le directeur général sur le départ Yves Goldstein, le budget alloué ne couvrira que les frais de  fonctionnement… rien pour les expos et événements. On parle de privatisation partielle, de location, d’événements rentables, de rupture avec le Centre Pompidou. Une affaire à suivre.

>>> une lectrice propose  d’aller plus loin sur » La droite extrême progresse » avec Résister 

© Milena Strange – 2026

Kanal cherche directeur.

Une fois le centre d’art contemporain Kanal ouvert fin novembre, son directeur Yves Goldstein passera la main. Suite à cette annonce surprise, le conseil d’administration va devoir se mettre à la recherche d’une nouvelle personne pour porter à bout de bras la direction générale du paquebot, qui se veut une nouvelle image de marque pour la ville. La diminution des subsides prévus ne serait pour rien dans sa décision.

Kanal aura coûté la bagatelle de 230 millions d’euros. C’est 80 millions de plus que le devis initial. Une sacrée facture pour une Région bruxelloise lourdement endettée. Et c’est sans compter les 35 millions d’euros de frais de fonctionnement annuels. Si le nouveau gouvernement va allonger les 60 millions nécessaires pour finir le chantier, il n’octroiera qu’une dotation de 28 millions en 2026, puis de 24 en 2027, de 22 en 2028 et de 10 en 2029.

Yves Goldstein : avec 10 millions d’euros, il y aura ce qu’il faut pour entretenir, climatiser et sécuriser ses quelques 40 000 m2. Plus rien pour la programmation des expos et des animations. Il faudra augmenter le tarif d’entrée, mais aussi annuler de grosses expositions. Comment maintenir les accès gratuit à la nef et au rooftop ? Obligé de fermer les lundis et mardis. Trouver  tardivement des mécènes pour compléter semble aussi illusoire que le soutien du fédéral. Projet Phare ou Titanic ? la presse en dénoue les fils ICI.

document Visit Brussels