La transition vers des voitures électriques – pour celles et ceux qui ne peuvent s’en passer – se trouve freinée par le prix des véhicules proposés par l’industrie automobile européenne, qui se concentre largement sur de gros véhicule lourds et couteux, qui offrent des marges confortables. Clientèle principale : les voitures de société.
Ce marché commence à saturer, mais un article en français de The Conversatiion annonce un tournant avec l’arrivée en 2028 d’une 2 CV électrique autour de 15 000 €. « La contrainte budgétaire devient un argument de marketing, la simplicité retrouve (enfin) ses lettres de noblesse tandis que la sobriété – développée ICI – commence à gagner en légitimité. Elle pourrait, à certaines conditions, séduire un public plus large. »
« Si les progrès technologiques permettent d’étendre significativement l’autonomie des batteries et d’améliorer les conditions de recharge, ces petites voitures sont appelées à s’imposer bien au‑delà des usages urbains, des ménages multi-équipés et des flottes d’entreprise. Elles constituent ainsi un levier crédible et structurant de la transition vers une mobilité décarbonée. » (The Conversation).

La catastrophe environnementale – pollution des sols et de l’eau, forte consommation d’eau, émissions de CO₂, destruction d’écosystèmes – et
humanitaire – conditions de travail dangereuses, exploitation des travailleurs, recours au travail des enfants, financement de conflits – que représente actuellement l’extraction des terres rares et autres métaux nécessaires à la fabrication des batteries reste la grande absente de la réflexion sur l’avenir de la voiture électrique.