Archives de catégorie : Projets

Diviser des unifamiliales ?

Bruxelles compte un très grand nombre de maisons de maître. Généralement des maisons  unifamiliales de trois étages, partiellement inoccupées après le départ des enfants. Il devrait souvent être possible de les diviser en plusieurs appartements. L’Atelier de Recherche et d’Action Urbaines s’est intéressé à cette problématique.

Lorsque les propriétaires souhaitent procéder à de telles transformations, ils et elles se heurtent souvent à des obstacles au niveau urbanistique. Les plans des demandes de permis sont régulièrement refusés dans plusieurs communes. Une harmonisation des règles ne devrait-elle pas soutenir de tels projets ? Voire même les encourager par des primes ?

Bruxelles manque de logements et de terrains aptes à être construits. La division du bâti résidentiel ne pourrait-elle pas être un levier pour produire du logement abordable ? Certains prônent l’optimisation des dépenses et aides publiques pour mobiliser les investissements privés dans ce type de rénovation de logement souvent à faible performance énergétique. Pour en savoir plus, vous pouvez accéder ICI à un Webinaire Logement.

Le pouvoir des enfants.

Les enfants sont ceux qui ont le moins de prise sur l’avenir de la planète, mais ils seront aussi parmi les plus touchés par ses transformations. Ils peuvent ainsi ressentir le poids psychologique de ce que l’on appelle le « fossé de la futilité » : le sentiment que les actions individuelles n’ont guère de sens face à l’inaction plus large de la société face à la crise climatique.

Plutôt que de se focaliser sur ce qui ne va pas, l’éducation au climat peut aider les enfants à se demander ce qu’ils peuvent faire. En cultivant leur « agentivité », c’est-à-dire leur capacité à être maîtres de leur existence, et leur esprit critique, elle peut faire émerger une génération prête à agir pour un avenir plus durable.

Il est essentiel de favoriser une agentivité psychologique saine, c’est-à-dire la conviction que nous avons prise sur notre propre vie. Les enfants doivent être accompagnés afin qu’ils ne perdent pas espoir. Cet article en français de The Conversation explique comment les adultes peuvent les y aider. L’objectif est de transformer les sentiments d’impuissance en sentiment d’efficacité personnelle – la conviction que les enfants peuvent agir.

Prêt à Manger qualitatif.

Vous connaissez les restaurants Prêt à Manger BON ? Si la marque Bon n’a pas encore percuté dans l’esprit de la plupart des Bruxellois, cela n’empêche pas cette chaîne bruxelloise de restaurants « fast good » de se développer à marche forcée, en proposant des petits-déjeuners et des lunchs qualitatifs.

Les cinq établissements bruxellois que comptait la chaîne en 2019 se sont multipliés. Ils sont aujourd’hui 16. Ce n’est pas fini: d’ici quatre ans, Bon entend doubler de taille et s’implanter dans d’autres villes du pays. Il s’agit avant tout d’un projet commercial, soutenu par Colruyt. Ce qui est nouveau et intéressant c’est que pour se développer, le commerce s’intéresse à une alimentation locale de qualité produite à Woluwe.

L’article de L’Echo révèle que le projet commercial a enregistré en 2024 une perte opérationnelle de 1,1 million, mais qu’elle persiste et vise l’équilibre en 2027. « Nous voulons être rentables en 2030, quand nous aurons 32 implantations ». L’alimentation saine commencerait-elle à intéresser la finance ? Une nouvelle plutôt encourageante si la qualité est au rendez-vous.

Des boulevards à l’abandon.

De la Porte de Hal à la Porte d’Anderlecht, les terre-pleins des boulevards du Midi et Poincaré sont transformés, depuis des décennies, en parking sauvage et en dépôts d’immondices, où tout semble possible. Ce chaos au cœur de la ville révèle les conséquences visibles de la fragmentation territoriales bruxelloise, écrit Kris Hendrickx dans un édito de BRUZZ traduit pour vous ICI.

Ces boulevards se trouvent en effet à cheval sur les territoires de la ville de Bruxelles, sur ceux des communes de Saint-Gilles et d’Anderlecht et celui de la Région. Comment transformer ce « no man’s land » en un  « iedersland » (pays de tous) ? Comment mettre fin à la fragmentation qui contribue à la situation dramatique de ce terre-plein ? Une question épineuse, qui débouche rapidement sur un débat de tranchées : « Fusionner les communes » ou « Ne pas y toucher ».

Tout le monde est compétent, mais personne n’est responsable. Une spécialité bruxelloise. La Région ne devrait-elle pas commencer par un réaménagement de ce boulevard et de ces bermes ? Même s’il y a fort à parier que le bourgmestre de la ville de Bruxelles et divers lobbies y mettront leur veto pour pouvoir y accueillir tous les étés la Foire du Midi. Cette foire pourrait cependant très bien déménager au vert au Heysel, comme la foire du Trône à Paris. La balle est dans le camp de Elke Van den Brandt (Groen), ministre de la Mobilité.

Opération nettoyage, stationnement sauvage, Foire du Midi

 

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20.000 congressistes !

Les palais des expositions du Heysel appartiennent à la Ville de Bruxelles et ont un besoin urgent de rénovation. La Ville semble avoir trouvé une solution, en confiant la réaffectation des trois palais centraux à une société Newco, dont la Région deviendrait actionnaire, avec un investissement de 150 millions d’euros. Reste encore à trouver 250 millions supplémentaires auprès d’investisseurs privés pour finaliser le projet.

Bien sûr, avec une telle capacité d’accueil pour les congrès, le secteur hôtelier se réjouit déjà. Après 5 ans, une étude estime que le projet devrait générer environ 2 milliards d’euros de dépenses directes à Bruxelles. L’activité induite représenterait près de 35.000 emplois cumulés sur 5 ans, ainsi qu’environ 10 millions de nuitées hôtelières. Une partie des 982 millions de retombées fiscales reviendrait à la Région. L’article de la RTBF en dit plus.

Des chiffres qui donnent le tournis, mais qui supposent de trouver suffisamment de grands événements pour remplir ces palais. Curieux aussi de voir la Région désargentée se lancer dans une telle opération, qui se déroule dans des bâtiments dont elle n’est pas propriétaire. Elle prévient d’ailleurs qu’elle n’épongera pas d’éventuelles dettes, si l’aventure devait mal évoluer. Quant aux autres palais, la Ville devrait prendre leur rénovation en charge, mais ne se prononce pas encore.

plans  JWE fournis par l’ARAU