Archives de catégorie : Projets

Métro 3: faire le point.

On n’a pas fini de parler de ce chantier interminable et de ce gouffre financier. Les chantiers du Métro 3 entre Albert et Gare du Nord se poursuivent, même si cette mini ligne de métro ne sera desservie que par des trams. On voit mal ce que les usagers vont y gagner. Les trajets de Churchill à Bordet devront en tous cas s’effectuer par 4 trams et 3 correspondances !

En attendant la fin du chantier – dont on n’ose plus fixer ni date ni budget – il va falloir supporter des travaux à Stalingrad, au Palais du Midi, à la place Bara et à la Gare du Nord. Le 4 termine désormais sa course au Wiels et le 10 a son terminus  aérien Gare du Midi. Après, c’est l’attente des correspondances. Et ne parlons pas du 81, qu’on dévie aussi à cause de chantiers à la Barrière de Saint- Gilles et à Cureghem, qui auraient pu attendre. Même ChatGPT ne s’y retrouve plus.

Tout cet énorme gâchis est clairement analysé par Damien Delaunois d’Inter Environnement Bruxelles. Il en fait l’historique, la critique, la mutation et rappelle une alternative plus rapide et (beaucoup) moins couteuse, avec des plans et des schémas. Vous trouverez tout cela dans la synthèse de la réunion qui s’est tenue à Pianofabriek, en présence d’usagers Saint-Gillois excédés. Pour tout savoir, il y a le travail comparatif de Maël Dupriez paru sur BSI et le projet alternatif Prémétro+ qui fait son grand retour.

 

Des logements alternatifs.

Face à une pression foncière croissante et aux grandes difficultés d’accès à un logement abordable, de nouvelles initiatives voient le jour. Des alternatives concrètes aux modèles traditionnels de propriété. Analyse juridique et retours de terrain vont devoir interroger la capacité de ces modèles à répondre à une fonction sociale de la propriété, pour favoriser un accès à des logements abordables et décents pour les générations bruxelloises actuelles et futures.

C’est à partir de l’exemple du Community Land Trust de Bruxelles (CLTB) et des coopératives d’habitants que L’IRIB propose une rencontre pour mettre en lumière les défis pratiques et juridiques de ce modèle. Certains choix architecturaux emblématiques seront abordés, comme le réemploi des matériaux ou la conception d’espaces partagés, ainsi que l’implication et l’accompagnement des habitants dans le processus de création des projets.

Après avoir exploré le potentiel du modèle CLT, cette présentation ciblera certaines tensions juridiques que révèlent sa mise en œuvre en particulier au regard du droit des biens (Livre 3 du Code civil). La rencontre se tiendra le mardi 26 mai avec des sandwichs à 12h et les exposés de 12:30 à 13:30 et puis débats. Des détails et inscription gratuite mais obligatoire ICI.

IRIB Institut de recherches interdisciplinaires sur Bruxelles

De Smedt et Laaouej sur le gril.

Les journalistes de Bruzz ont laissé le temps de s’installer aux membres du gouvernement bruxellois. Là, ils viennent de mettre deux nouveaux ministres sur le gril. Sans complaisance et avec des questions auxquelles on n’échappe pas, ils veulent nous révéler les différentes facettes de ces deux hommes expérimentés, mais nouveaux dans la fonction de ministre. Nous avons traduit leurs interviews pour vous donner envie d’en savoir plus. Merci DeepL.com

Ahmed Laaouej (PS) a longuement été le Monsieur Non de l’interminable saga de la formation de ce gouvernement. Il s’en explique. Il refuse aussi d’être membre d’un gouvernement d’austérité, même s’il n’ignore pas les énormes économies à faire pour remettre le bateau à flot. Il aura toujours une pensée pour les Bruxellois les plus vulnérables. Peut-être se verrait-il bien un jour ministre-président ? En tous cas, ce bourreau du travail liégeois apprend le néerlandais à vitesse accélérée. Interview ICI.

Dirk De Smedt (Anders) n’a jamais été élu. Il doit son poste à la démission de Sven Gatz. En dix ans, l’administration de la Région s’est accrue de plusieurs milliers de fonctionnaires. Il veut mettre les bouchées doubles pour la simplifier. « Tirer rapidement les leçons de nos erreurs ». Il veut mettre fin aux doubles emplois, prévoit la fusion de l’administration en quatre piliers. Il veut au moins quinze millions d’euros d’économies d’ici fin décembre. Le ministre du Budget  et des Finances a parlé. Interview ICI.

 

Un autre Sénat ?

La disparition du Sénat est souhaitée par le gouvernement fédéral. Bertin Mampaka s’y verrait bien siéger avec tous les parlementaires bruxellois, bien qu’ils soient très bien installés à la rue du Lombard, avec sa Salle des Glaces et son amphithéâtre moderne. Mais d’autres songent plutôt à y installer un « Conseil citoyen permanent ».

Une organisation issue du G1000 et qui se définit comme une plateforme pour l’innovation démocratique, porte depuis un certain temps cette idée d’une assemblée législative composée de citoyens tirés au sort. Il s’agit de “compléter la démocratie représentative par la démocratie délibérative et directe“, pour des “choix politiques plus solides et plus inclusifs“.

Une “opportunité unique” pour le pays, selon Adelaïde Charlier. Cela se pratique déjà en Suisse, en Irlande et en Communauté germanophone. Une étape pour restaurer la confiance des citoyens envers les institutions. Lundi midi, un évènement symbolique était organisé sur la place de la Monnaie, sous le slogan “Votre voix mérite un siège”. Une pétition, qui doit réunir 25.000 voix, est  aussi lancée ICI.

Extrait de la vidéo de BX1

Screenshot

 

 

 

 

 

 

 

Société civile menacée.

La société civile désigne « l’auto-organisation des citoyens indépendamment de l’État, des partis politiques et du monde économique (CRISP). C’est vous et moi, qui utilisons notre droit d’association et notre liberté d’expression. Aujourd’hui, la société civile est sous pression. L’État et les Régions menacent de supprimer les subventions de certaines associations voire même de les dissoudre et de poursuivre des activistes devant les tribunaux.

Un avant-projet du ministre Quintin (MR) a pour objectif d’autoriser le pouvoir exécutif à dissoudre, interdire ou geler les biens d’associations sans passer par une décision judiciaire, s’ils constituent une menace grave pour la sécurité nationale ou l’ordre démocratique et constitutionnel. La Ligue des Droits Humains y consacre une analyse complète dans sa dernière Chronique.

Dans le même temps, le BRAL et IEB sont menacées par le ministre Dirk De Smedt (Anders) de perdre une partie de leurs subsides annuels. Elles seraient trop critiques envers le gouvernement bruxellois. Il leur reproche d’attaquer la Région en justice sur plusieurs projets: “Nous attendons des organisations subsidiées qu’elles remplissent leurs missions de base et apportent des solutions ». Une procédure bâillon inédite. Cela s’apparente à de la censure. Ici vous en saurez plus et vous pourrez Ies soutenir.