Archives de catégorie : Urbanisme

Et s’il y en avait trop ?

Trop de restos, de cafés et de chambres d’hôtels. L’horeca a souffert du Covid et depuis ne cesse de se plaindre et de solliciter de l’aide. Gros pourvoyeur de main d’œuvre et de lieux de rencontre parfois incontournables, le secteur est victime de règles et de taxes parfois absurdes, comme la prochaine interdiction de fumer en terrasse, mais pas en rue … Le secteur s’avère cependant souvent incapable de s’autoréguler et ses membres de développer des concepts et des identité fortes.

Les hôtels n’ont toujours pas retrouvé leurs taux de remplissage d’avant Covid, suite aux télés conférences, à la chute des congrès et des réunions d’affaires. Suite aussi à la profusion des Airbnb. Alors, pourquoi continue-t-on d’accorder  sans cesse des permis pour en construire de nouveaux ?  Quitte à devoir de multiplier les événements pour attirer des touristes, priés les remplir.

Beaucoup de faillites et fermetures également pour les cafés et restaurants. Là aussi, on peut se demander pourquoi on accorde toujours autant de changements d’affectation en faveur de l’horeca dans certains quartiers, au détriment de la rentabilité des établissements en place et de la quiétude des riverains.

Mettre la situation à plat et réguler le secteur ne s’impose-t-il pas la bruxelloise Eléonore Simonet (MR), la nouvelle ministre fédérale des indépendants ?

Bonnes nouvelles de Vienne.

Bruxelles a froid. Vienne aussi. Sauf que la capitale de l’Autriche dispose d’un plan ambitieux pour mettre fin à sa dépendance vis-à-vis du gaz naturel (importé de Russie depuis 50 ans) grâce à des pompes à chaleur, des forages et de l’efficacité énergétique. Pour atténuer la hausse des prix de l’électricité, la ville offre à ses citoyens un quota énergétique gratuit, au-delà duquel les plus gros consommateurs passent à la caisse. Inspirant.

Vienne a élaboré un plan à long terme pour garantir durablement la chaleur hivernale à ses deux millions d’habitants. Elle va développer ce qui est déjà l’un des plus grands réseaux de chauffage urbain d’Europe, en trouvant de nouvelles sources d’énergie pour l’alimenter. Des ingénieurs ont commencé à creuser le sol, sondant un vaste réservoir d’eau bouillante situé trois kilomètres sous la ville.

Ce plan est cependant encore confronté à des défis techniques et économiques, mais aussi à des vents contraires sur le plan politique, après que le Parti de la liberté, favorable à la Russie et sceptique à l’égard du climat, a été chargé de former un nouveau gouvernement national. En savoir plus et voir des photos dans l’article complet de CityLab (un rien long à charger).

Verdure, oiseaux et câlins

Le retour des moineaux. Depuis leur piétonnisation, le boulevard Anspach et la place Fontainas ont assisté au grand retour des moineaux. Mais Bruxelles compte une bien plus grande variété d’oiseaux, comme les mésanges, les pinsons, les rouges gorges et bien d’autres moins communs. Natagora vous propose de recenser les oiseaux chez vous le WE de 1 et 2 Février.

Des câlins. Le 21 janvier était la journée internationale des câlins. Mais il n’est pas trop tard pour en donner, si vous avez raté le 21. Nous en aurions besoin de 7  par jour pour nous sentir bien ! Plus que jamais, il faut bien évidemment le consentement et le câlin doit rester platonique, pour donner du confort et du plaisir.

Une place métamorphosée. Longtemps sacrifiée au stationnement des voitures, la bien nommée et réputée place du Châtelain est méconnaissable. Elle n’attend plus que les feuillages du printemps. Après bien des palabres avec les riverains et le commerçants, voilà la place rendue aux piétons, aux enfants et au marché. D’autres places attendent cette métamorphose, comme le Sablon, la place Bara et tant d’autres.

photo RTBF

Screenshot

Le « rand » se bruxellise.

Limitée à ses 19 communes, l’étalement de la Région de Bruxelles se développe inexorablement dans les communes flamandes qui l’entourent. A la fois à cause des prix inabordables des logements bruxellois et par un désir de campagne, de calme et de villas. Selon le rapport de l’Agentschap Binnenlands Bestuurtraduit ICI – cela fait du Vlaamse Rand la région la plus jeune d’une Flandre vieillissante: un quart des habitants du rand a désormais moins de 20 ans.

À Vilvorde et Machelen, le nombre de jeunes constitue déjà la moitié de la population en âge de travailler. Dans la périphérie, 48 % des habitants ont des racines étrangères. En 10 ans le nombre de personnes d’origine non européenne a cru de 71%. Certaines communes craignent que leurs écoles, leurs garde d’enfants et leurs maisons de jeunes soient sous pression par ce rajeunissement.

L’exode des Bruxellois de classe moyenne vers la périphérie se poursuit. La plupart d’entre eux continuent de travailler à Bruxelles, à s’y distraire, à s’y soigner… mais payent leurs impôts en Flandre. Si ces départs sont compensés par de nouvelles arrivées, ce sont généralement des primo-arrivants, avec peu de ressources et avec des demandes de soutien, de langue et de soins, à charge de la Région. Ceci explique – une fois de plus –  une partie de la dette bruxelloise.

Vivons-nous trop grand ?

Pas tout le monde. A Bruxelles, il y a à la fois des problèmes de sur-occupation du logemenr dans les quartiers les plus pauvres et de sous-occupation dans les quartiers les plus aisés. Selon Eurostat, 42,6%  des habitants des grandes villes vivraient dans un logement sous-occupé. Un grand nombre de maisons deviennent inutilement spacieuses pour leurs occupants seniors actuels (un couple de retraités, une personne veuve, une séparation, …).

Même à Bruxelles – où la natalité était la plus forte – la taille des ménages affiche une baisse depuis 2020. En cause, non seulement la chute de la natalité, mais aussi le vieillissement et l’éclatement des familles, lié aux séparations. Les gardes partagées supposent souvent deux logements avec plusieurs chambres. Suite à un incessant exode urbain – que la réduction des droits d’enregistrement wallons pourrait doper – l’exode de Bruxelles pourrait se poursuivre. En périphérie, la situation est pire. Cet article du Viif le relève. Il épingle le cas de Grez Doiceau et propose des solutions pour en sortir.

« La sous-occupation tire aussi les prix de l’immobilier vers le haut au détriment du droit à un logement décent pour tous. Elle accentue l’élargissement du centre-ville et l’urbanisation de la périphérie, avec pour conséquences une imperméabilisation croissante des sols, une dépendance accrue à la voiture et une hausse des coûts dédiés aux services et aux équipements collectifs en tout genre ». La densification de la ville est la seule réponse. Elle fait peur, alors qu’elle pourrait être harmonieuse et payable.

Des lotissement de ce type sont-ils encore adaptés en périphérie de la ville ? © Capture Google Earth