CityLab nous présente un bâtiment horrible. Une construction moderniste de la fin des années 60, une forteresse carrée flanquée d’une tour à proximité du centre-ville. Et bien non, ce n’est pas à Bruxelles, même si cela évoque immanquablement quelques exemples bien connus. Il s’agit du siège de la Nederlandsche Bank, le bâtiment le plus laid de la ville, selon les Amstellodamois. Il est arrivé en fin de vie il y a 5 ans et la question de son futur était sur la table. Rénovation versus Démolition.
Déjà mentalement détruit dans la tête des riverains et de certains employés, cette île isolée est une tour d’ivoire coupée de la société et très énergivore. Au lieu de fuir vers un quartier d’affaires plus éloigné, la banque a finalement opté pour une rénovation en profondeur dans un autre état d’esprit, afin de pouvoir se maintenir dans le centre-ville. La rénovation sera lourde, mais va cependant éviter la destruction de tonnes matériaux de construction et devrait réduire la consommation d’énergie et les émissions de carbone de plus de 80 %.
Avec ce nouvel espace, la banque centrale a enfin réglé sa dette envers la ville. Outre ses activités financières, elle fait de la place pour des salles d’étude, des salles de conférence et des expositions accessibles au public. Pas moins chère que la démolition-reconstruction, cette rénovation permet à la banque de s’intègrer dans la ville, préserve un témoin de l’architecture moderniste et serait finalement rentable à moyen terme. En savoir plus dans la traduction de l’article de CiyLab et pour les photos c’est ICI.
photos CityLab Bloomberg courtesy of De Nederlandsche Bank
