Pas tout le monde. A Bruxelles, il y a à la fois des problèmes de sur-occupation du logemenr dans les quartiers les plus pauvres et de sous-occupation dans les quartiers les plus aisés. Selon Eurostat, 42,6% des habitants des grandes villes vivraient dans un logement sous-occupé. Un grand nombre de maisons deviennent inutilement spacieuses pour leurs occupants seniors actuels (un couple de retraités, une personne veuve, une séparation, …).
Même à Bruxelles – où la natalité était la plus forte – la taille des ménages affiche une baisse depuis 2020. En cause, non seulement la chute de la natalité, mais aussi le vieillissement et l’éclatement des familles, lié aux séparations. Les gardes partagées supposent souvent deux logements avec plusieurs chambres. Suite à un incessant exode urbain – que la réduction des droits d’enregistrement wallons pourrait doper – l’exode de Bruxelles pourrait se poursuivre. En périphérie, la situation est pire. Cet article du Viif le relève. Il épingle le cas de Grez Doiceau et propose des solutions pour en sortir.
« La sous-occupation tire aussi les prix de l’immobilier vers le haut au détriment du droit à un logement décent pour tous. Elle accentue l’élargissement du centre-ville et l’urbanisation de la périphérie, avec pour conséquences une imperméabilisation croissante des sols, une dépendance accrue à la voiture et une hausse des coûts dédiés aux services et aux équipements collectifs en tout genre ». La densification de la ville est la seule réponse. Elle fait peur, alors qu’elle pourrait être harmonieuse et payable.
Des lotissement de ce type sont-ils encore adaptés en périphérie de la ville ? © Capture Google Earth
