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Paris vote pour 500 rues piétonnes.

Les Parisiens ont majoritairement approuvé le projet de piétonnisation et de verdurisation de 500 rues de la ville, lors de la votation citoyenne organisée par la Maire de Paris. Parmi les Parisiens qui se sont déplacés pour voter, 66% se sont montrés favorables à ce projet, qui a cependant soulevé les critiques de l’opposition.

Les 56.000 votants ne représentent effectivement que 4% des électeurs, pourtant éligibles dès 16 ans. Suite à ce feu vert, la mairie de Paris va cependant amplifier ses mesures ambitieuses, visant à remettre en cause la domination de la voiture et à développer l’accès des piétons et l’augmentation des plantations. Le plan supprimera également 10 % des places de stationnement actuelles

La participation ne sera cependant pas négligée. Dès le mois d’avril, des concertations démarreront dans chaque arrondissement pour identifier les voiries éligibles – entre 5 et 8 par quartiers. Pour une mise en œuvre d’ici à trois ou quatre ans, et un coût moyen estimé à 500.000 euros par rue. Paris, ville verte et piétonne. 7/7, TF1 et CityLab en disent plus.

photo wikimedia Vert

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Et s’il y en avait trop ?

Trop de restos, de cafés et de chambres d’hôtels. L’horeca a souffert du Covid et depuis ne cesse de se plaindre et de solliciter de l’aide. Gros pourvoyeur de main d’œuvre et de lieux de rencontre parfois incontournables, le secteur est victime de règles et de taxes parfois absurdes, comme la prochaine interdiction de fumer en terrasse, mais pas en rue … Le secteur s’avère cependant souvent incapable de s’autoréguler et ses membres de développer des concepts et des identité fortes.

Les hôtels n’ont toujours pas retrouvé leurs taux de remplissage d’avant Covid, suite aux télés conférences, à la chute des congrès et des réunions d’affaires. Suite aussi à la profusion des Airbnb. Alors, pourquoi continue-t-on d’accorder  sans cesse des permis pour en construire de nouveaux ?  Quitte à devoir de multiplier les événements pour attirer des touristes, priés les remplir.

Beaucoup de faillites et fermetures également pour les cafés et restaurants. Là aussi, on peut se demander pourquoi on accorde toujours autant de changements d’affectation en faveur de l’horeca dans certains quartiers, au détriment de la rentabilité des établissements en place et de la quiétude des riverains.

Mettre la situation à plat et réguler le secteur ne s’impose-t-il pas la bruxelloise Eléonore Simonet (MR), la nouvelle ministre fédérale des indépendants ?

Pourquoi le train est si cher ?

Le lieu commun selon lequel prendre le train est un choix écologique, mais trop coûteux, est en partie fondé. Prendre le train pour partir en vacances ou aller travailler, c’est pourtant bon pour le climat. En TGV, l’empreinte carbone est de 70 à 80 fois moindre qu’en avion ou en voiture sans passagers. 

Ce choix reste cependant souvent coûteux. D’après une étude de Greenpeace, pour relier des grandes villes européennes distantes de moins de 1 500 km, le train est en moyenne deux fois plus cher que l’avion. En outre, le sentiment est répandu que les prix du rail empirent, selon un sondage du RAC français. Le rail pourrait cependant rester globalement avantageux, si l’on en croit les chiffres de l’Autorité française de régulation des transports.

Un article d’Alternatives Economiques explique pourquoi le train est aussi coûteux. Le train a besoin de lourdes infrastructures pour rouler. Elles sont financées par un droit d’usage des voies, qui augmente avec les kilomètres. Ce « péage » peut monter à près de 40 % dans le cas des TGV. Plus le trajet est long, plus l’avion a l’avantage… Pour développer le rail, il n’y a qu’une solution: les pouvoirs publics doivent choisir de l’avantager résolument. Et à Bruxelles il pourrait même constituer un deuxième réseau de métro.

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Mima sans futur.

Le Mima (Millennium Iconoclast Museum of Art) est un musée pas comme les autres. Ou plutôt une équipe passionnée par la découverte de l’art de la rue. Celui qui se trouve dans toutes les villes et met en avant les cultures urbaines et l’art post-graffiti. Des œuvres accessibles à tous les passants. Le 5 janvier le Mima fermera ses portes définitivement, malgré les 400 000 visiteurs qu’il a attiré depuis son ouverture en 2016.

Si la Région – et sans doute la Fédération Wallonie Bruxelles – arrivent à trouver les quelques 400 millions d’euros (hors TVA et frais annexes) – pour ouvrir un jour le centre d’art contemporain Kanal – Centre Pompidou, rien ne semble avoir été fait pour trouver l’argent nécessaire (on parle de 200.000 euros) pour la survie du Mima. Tout l’argent disponible peut-il être absorbé par le seul Kanal, au détriment du soutien à apporter à d’autres initiatives artistiques ? 

Une dernière visite au Mima pourrait être une occasion de remercier  les fondateurs pour le travail remarquable de découvreurs de talents urbains qu’ils ont effectué durant neuf ans. L’exposition finale, « Multitude » de l’artiste portugais Vhils, s’y tiendra jusqu’au 5 janvier 2025 au quai du Hainaut 39-41.

Une zone à trafic limité.

Citylab part de l’exemple de Paris pour évoquer différentes manières de limiter le trafic et la pollution dans le centre historique des grandes villes. L’interdiction de la circulation des voitures particulières au cœur de Paris, prévue de longue date comme Zone à Trafic Limité, est le dernier volet de la campagne de la maire Anne Hidalgo pour réduire pollution et embouteillages. Comme ses prédécesseurs et comme Good Move, cette mesure s’accompagne d’une certaine controverse.

Une Zone à Trafic Limité (ZTL) interdit aux voitures particulières d’entrer dans les quatre arrondissements les plus centraux de la ville, si leur destination finale se trouve en dehors de la zone, qui couvre cinq kilomètres carrés. Chaque jour, entre 175 000 et 250 000 personnes ne font que traverser cette zone. Les autorités espèrent réduire ce chiffre au moins de moitié. La ville de Paris en dit plus sur les modalités

La ZTL parisienne permettra cependant encore à certaines voitures de circuler (résidants, livraisons, invalides, …). Sous la pression de l’industrie du tourisme les bus touristiques y seront considérés comme des véhicules de livraison. Certains résidents estiment  cependant que la ville fait passer les besoins des touristes avant ceux des habitants. L’article de Citylab détaille davantage les modalités et fait des comparaisons avec d’autres capitales, dont Bruxelles.