Le Mima (Millennium Iconoclast Museum of Art) est un musée pas comme les autres. Ou plutôt une équipe passionnée par la découverte de l’art de la rue. Celui qui se trouve dans toutes les villes et met en avant les cultures urbaines et l’art post-graffiti. Des œuvres accessibles à tous les passants. Le 5 janvier le Mima fermera ses portes définitivement, malgré les 400 000 visiteurs qu’il a attiré depuis son ouverture en 2016.
Si la Région – et sans doute la Fédération Wallonie Bruxelles – arrivent à trouver les quelques 400 millions d’euros (hors TVA et frais annexes) – pour ouvrir un jour le centre d’art contemporain Kanal – Centre Pompidou, rien ne semble avoir été fait pour trouver l’argent nécessaire (on parle de 200.000 euros) pour la survie du Mima. Tout l’argent disponible peut-il être absorbé par le seul Kanal, au détriment du soutien à apporter à d’autres initiatives artistiques ?
Une dernière visite au Mima pourrait être une occasion de remercier les fondateurs pour le travail remarquable de découvreurs de talents urbains qu’ils ont effectué durant neuf ans. L’exposition finale, « Multitude » de l’artiste portugais Vhils, s’y tiendra jusqu’au 5 janvier 2025 au quai du Hainaut 39-41.
