Bruxelles manque de logements et d’espaces disponibles pour en construire. Il faut donc se réjouir de l’attribution d’un permis à un promoteur qui veut construire 17 bâtiments, dont une tour de 127 mètres, 737 logements, dont 166 logements “sociaux et conventionnés”, 100 unités de co-living, 7 310 m² d’équipements publics et des espaces de bureaux. De plus l’approvisionnement énergétique sera assuré pour tout le quartier par une installation géothermique.
De bonnes raisons de se réjouir de l’attribution d’un permis pour ce projet immobilier après trois ans de procédure et deux enquêtes publiques. C’est cependant sans compter des centaines de réclamations, une pétition à plus de 3 800 signatures, l’opposition de Molenbeek, les dizaines de recommandations de la ville Bruxelles à l’encontre du projet Lake Side en l’état. BX1 y consacre un dossier complet et La Libre une réflexion écologique.
Parmi les arguments développés on retrouve les risques de gentrification du quartier, crainte formulée notamment par la commune de Molenbeek. D’autres parlent cependant d’une augmentation de la mixité du quartier et d’autres encore estiment que Bruxelles doit tout mettre en oeuvre pour retenir et attirer une classe moyenne qui fuit la ville. Le directeur de Voka Metropolitan lance un plaidoyer en faveur de la gentrification.
photo Nextensa

J’ignore comment sont décidée et conçue leur réalisation mais c’est vraiment le moment de lire et comprendre ce qu’a dit et fait Lucien Kroll.
Et l’écouter : https://youtu.be/JxbivmDkMOY?si=31L2CS_1srWlZZHs
Aussi « Choisir l’habitat partagé, l’aventure de Kraftwerk »
Collection : Architectures (2018)