Archives de catégorie : Mobilité

Mieux organiser la participation.

Les récentes réactions spontanées et anarchiques autour du nouveau chantier de la chaussée de Mons à Cureghem, ceux qui ont émaillé le plan Good Move et le retour envisagé du parking sur la place de la Résistance, ont épinglé la frustration des commerçants, mais aussi celle des habitants, leur manque d’information et l’absence de participation efficace. Région et communes s’y sont souvent prises en amateur.

Des affiches rouges – largement incompréhensibles – annoncent des consultations publiques. Tenues en pleine journée, elles ne peuvent suffire pour prétendre avoir consulté la population. Des informations non techniques, des réunions en début de soirée, des retransmissions en direct, des sondages en ligne multilingues, … permettraient déjà de mieux informer, de comprendre les attentes des citoyens, de mieux répondre à leurs besoins et de créer un cercle vertueux de confiance.

Avec sa plateforme participative, la société belge Go Vocal se charge, pour le compte d’autorités locales, de centraliser les données et de diffuser de l’information en vue d’une démocratie locale plus inclusive, plus participative et plus pertinente, en vue d’aider à la prise de décision des autorités. Elle travaille avec plus de 600 villes et organisations de par le monde. Vous en saurez plus sur leurs méthodes ICI et sur leurs domaines d’activité. En voici un exemple cycliste vécu et l’élaboration d’un budget participatif à Chaudfontaine. Le privé à la rescousse du politique ?

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Laisser tomber Bruxelles ?

DaarDaar a traduit un article de l’économiste Jan Wostyn, qui est aussi coprésident de Vista, un nouveau parti flamand social-libéral, qui milite pour un accroissement de l’autonomie de la Flandre et un renforcement de ses liens avec Bruxelles. Certains Flandriens voient toujours Bruxelles comme un boulet que traîne la Flandre et se trouvent dès lors face à un dilemme : flamandiser Bruxelles ou y renoncer totalement. Ce n’est pas le point de vue de Jan Wostyn.

Lui, il va même jusqu’à souhaiter la création d’un fonds « Flandris », auquel serait reversée une petite fraction des impôts payés par les navetteurs flamands et qui serait cogéré par les gouvernements flamand et bruxellois. Ces crédits pourraient ensuite être alloués à des projets touchant aux infrastructures et à la sécurité, dans l’intérêt des navetteurs flamands et de l’économie de la Flandre. Même chose avec les Wallons ?

Jan Wostyn aborde aussi d’autres sujets, comme le succès de l’enseignement néerlandophone à Bruxelles, le vote d’un certain nombre de francophones pour des partis néerlandophones ou encore la nécessité d’une nouvelle réforme de l’État, suite au blocage de la Région de Bruxelles Capitale. Il serait intéressant de connaître la réaction des Bruxellois francophones face à ses diverses propositions pour une ville plus équilibrée entre les deux communautés.

Bruxelles au-delà de la voiture.

Et si nous libérions Bruxelles de la voiture ? Une semaine  d’automne pour rêver avec d’autres. Une série de lunchs-rencontres, pour penser Bruxelles plus juste, plus respirable et plus vivante. Il fallait oser. Ils l’ont fait.

Pendant quatre midis, citoyens, experts, étudiants, artistes, urbanistes et acteurs de terrain se retrouvent pour croiser idées, expériences concrètes et visions d’avenir. De la stratégie régionale aux occupations temporaires, en passant par les projets de rénovation urbaine, chaque jour ouvre un nouvel horizon pour repenser ensemble l’espace public bruxellois.

En novembre, tous les midis de 13h à 14h au Zinneke rue Masui 13. Café offert.
Lundi 3 : Espace public, voitures et justice sociale
Mardi 4 : Faire de la place pour les citoyens et la nature
Mercredi 5 : Imaginer et expérimenter des nouvelles utilisations de la rue
Jeudi 6 : Mise en place de nouveaux aménagements urbains
Vendredi 7 : Expositions des résultats de l’atelier

Les infos trilingues c’est ICI.

 

Zone de basses émissions en 2026.

Vous vous souviendrez qu’au parlement bruxellois, une majorité alternative composée du PS, du MR et des Engagés a voté – sans concertation avec les partis néerlandophones – le report de deux ans des nouvelles normes d’émission (LEZ) programmées pour janvier 2025, dans le but annoncé était de permettre aux ménages les plus vulnérables de s’adapter à l’interdiction de circulation des véhicules diesel Euro 5 et essence Euro 2. Avec un soupçon de clientélisme ?

Contestée en justice par plusieurs associations, dont la Ligue des droits humains, la Fédération des maisons médicales, le BRAL, les Chercheurs d’air, qui ont estimé que ce report portait atteinte au droit à un environnement sain. La Cour constitutionnelle leur a donné raison, considérant que le report constituait un recul significatif en matière de protection de la santé et de l’environnement, sans justification raisonnable.

Le calendrier initial de la zone de basses émissions (LEZ) sera donc rétabli dès le 1er janvier 2026. Une période transitoire a été mise en place: les conducteurs recevront un avertissement en cas d’infraction et à partir du 1er avril 2026 une amende de 350 €. L’administration Bruxelles Environnement détaille pour vous ICI toutes les modalités pratiques. Faute de gouvernement, aucune mesure d’accompagnement particulière en faveur des automobilistes les plus vulnérables.

 

Non à un demi métro.

Le Métro 3 – encore lui – vient de subir plusieurs attaques, elles pourraient bien lui être fatales. Parue dans Bruzz, une étude de chercheurs de la VUB vient d’établir que les gains de temps moyens offerts par le Métro 3 seraient très limités: 36 secondes pour une ligne complète et 16 secondes pour un demi-métro entre Albert et la gare du Nord (pas viable à long terme selon la STIB). L’Echo fait état d’un rapport provisoire de la Cour des comptes, qui flingue le projet à tout-va et conclut: « la viabilité financière du projet Métro 3 n’est pas assurée ».

A BX1, Alain Deneef (Les Engagés) se dit partisan de l’achèvement du métro entre Albert et Gare du nord, pour valoriser les travaux déjà effectués. L’ARAU répète ICI pourquoi un demi métro ne présente aucun intérêt et serait un perte de temps pour les usagers et des dépenses inutiles, notamment pour passer sous le Palais du Midi. Avec IEB et d’autres associations, l’ARAU se dit partisan de l’arrêt  complet du projet. Deux députés demandent convocation de la commission Mobilité.

Ce sera évidemment au prochain gouvernement bruxellois de prendre une décision. Il devra tenir compte à la fois du budget disponible et de l’intérêt des usagers de la ligne. Entre un tronçon Nord impayable, un demi métro pas viable à long terme et un arrêt des travaux, un choix va s’imposer. Il est difficile de croire qu’il n’est pas déjà en discussion dans la confection du budget en cours entre les six partis en conclave.