Archives de catégorie : Mobilité

Des Régions solidaires ?

Un lecteur nous rappelle que les « régionalistes » ont privé l’Etat fédéral d’un certain nombre de ses compétences au profit des Communautés et Régions, comme par exemple les Allocations familiales, l’Environnement, une grande partie de la Mobilité et du code de la Route. Déshabiller le Fédéral fait partie du projet de la N.VA, mais pas seulement elle.

Si le Fédéral est néanmoins intervenu dans le financement du Métro 3, c’est dans le cadre de Beliris, mais avec une enveloppe fermée. Pour ce lecteur, il est donc peut-être vain de demander au Fédéral de venir au secours du Métro 3, alors que ce sont les Régions qui ont voulu être compétentes en matière de Mobilité ?

Des navetteurs des deux Brabant figureraient parmi les utilisateurs de la future ligne de métro 3, sans en assumer la charge. Gagnant leur vie à Bruxelles, leurs impôts sont néanmoins intégralement versés à la Flandre ou à la Wallonie. Ne serait-il donc pas normal que ces deux Régions participent au frais de construction de cette ligne ? Si tant est qu’elle reste programmée par un futur gouvernement bruxellois, qui sera nécessairement en quête d’économies.

Des alternatives au Métro 3 ?

Le futur de Bruxelles est aussi lié au sort qui sera réservé au chantier tentaculaire du Métro 3. Son avenir sera sur la table, dès qu’un gouvernement sera mis en place, vu son coût, ses retards et ses problèmes techniques. Son sort pourrait même être scellé au cours des discussions actuellement en cours sur le budget. En fonction du scénario retenu, certains travaux lourds déjà réalisés pourraient même s’avérer inutiles. Les riverains apprécieront, les contribuables aussi.

Un débat rationnel s’impose. Tout le monde apprécie le confort, la capacité et la régularité des déplacements en métro. Une ligne de plus pourquoi pas ? Sauf que la Région n’en a pas les moyens et que l’État fédéral n’y contribue pas suffisamment pour couvrir les hausses des coûts. L’analyse rationnelle des alternatives s’impose donc.

Pauline Deglume, qui a toujours réalisé un travail journalistique de qualité sur Bruxelles, a fait le point dans l’émission « Le Tram » de BX1. Dans une publication récente, l’ARAU dit aussi apprécier son travail, mais rappelle qu’elle n’a jamais caché son soutien au métro. L’article de l’Atelier de Recherche et d’Action Urbaine en dit plus et donne un autre éclairage au débat. Il rappelle aussi l’existence de l’alternative Prémétro+ dont vous trouverez la brochure dans ce lien. Voilà de quoi vous faire une opinion.

Des idées pour le canal ?

Situé sur un ancien site industriel le long d’un canal, le projet Merwede fait inévitablement penser à l’opportunité que représentent les terrains autour du canal à Bruxelles. Merwede est en train de devenir un des plus grands quartiers urbains sans voitures des Pays-Bas. D’une superficie équivalente à 34 terrains de football, il comprend 6 000 logements, divers services et une grande place à la végétation dans les espaces publics, les cours et  sur les toits.

C’est un quartier sans voiture, donnant la priorité aux piétons et aux cyclistes. Les résidents et les visiteurs disposent d’un grand choix de vélos et de voitures partagées et de transports publics. Ces 200 bâtiments étagés sont le résultat d’une analyse intégrale des différentes ambitions durables et spatiales étudiées avec la collaboration des habitants concernés.

Merwede allie de szones résidentielles tranquilles à des lieux de rencontre plus animés. L’essentiel à 10 minutes à pied. Vous verrez ICI ce que les concepteurs appellent « Coulisse City », qui apporte de la variété, de la surprise et un sentiment d’intimité dans la ville. Un portfolio avec des photos et des simulations, vous donneront une idée de la nature de cette initiative parmi d’autres projets de Bura. Peut-être pas trop tard pour inspirer les berges de notre canal ?

Photos Bura et Rijnboutt

 

 

Le futur des trottinettes.

La trottinette, facile pour se déplacer en ville et facile à ranger. Elle soulève pourtant toujours des questions: l’encombrement des trottoirs et des coins de rue, une utilisation excessive, une présence qui distrait et inquiète, une fréquence des décès parmi les utilisateurs qui augmente. Brussels Times estime qu’il est temps de réfléchir sur la manière dont nous traitons cette question, dont nous réglementons l’usage et éduquons les utilisateurs.

Des mesures ont été prises pour les autres modes de transport, non seulement dans l’intérêt des citoyens qui ne les utilisent pas, mais aussi dans l’intérêt des utilisateurs eux-mêmes. Ceintures de sécurité dans les voitures, casques pour les cyclistes, gilets de sauvetage sur les bateaux. Voire même des formations et des tests pour obtenir un permis. A quand pour les trottinettes ? alors que le nombre d’accidents enregistrés est passé à 470 au cours des trois premiers mois de 2025 contre 291 en 2024.

À Bruxelles, la vitesse maximale des trottinettes électriques partagées est déjà limitée automatiquement à 20 km/h dans toute la Région, et même à 8 km/h dans certaines zones spécifiques. Les trottinettes privées y échappent, parfois flashées à 106 km/h. Parmi les propositions on trouve: la réduction de la vitesse de 25 à 20 km/h pour tous, l’interdiction à la vente de véhicules dépassant les 20 km/h, le port d’un casque, une immatriculation, un examen et un test de conduite. C’est à ce prix que la trottinette pourrait trouver sa place dans le trafic.

 

Des solutions pour notre mobilité.

Un lecteur assidu m’alerte. Deux professeurs d’économie constatent que nous utilisons davantage le vélo, mais que les embouteillages ne diminuent pas et que les dépenses de mobilité ne cessent de croître. Pas vraiment une bonne nouvelle pour un lundi. Sauf que, les professeurs Bruno De Borger et Stef Proost ne se contentent pas de pointer des problèmes, ils viennent aussi avec des solutions réalistes et à portée de main.

Les embouteillages: une perte de temps pour les automobilistes et les routiers mais aussi un impact sur le marché du travail. Les travailleurs redoutent d’emprunter le ring autour de Bruxelles ou d’Anvers. Pendant ce temps l’État continue de subventionner les voitures de société, l’utilisation des voitures électriques n’est pas taxée et nos transports publics sont excessivement subventionnés.

Une réforme s’impose: réduire systématiquement les subventions pour les voitures de société, n’accorder les subventions pour les transports publics qu’à ceux qui en ont vraiment besoin, introduire des péages kilométriques et des tarifs de pointe pour le transport routier. Cela profitera à notre budget et à notre mobilité. Ils s’en expliquent dans De Standaard, traduit pour vous ICI.