La trottinette, facile pour se déplacer en ville et facile à ranger. Elle soulève pourtant toujours des questions: l’encombrement des trottoirs et des coins de rue, une utilisation excessive, une présence qui distrait et inquiète, une fréquence des décès parmi les utilisateurs qui augmente. Brussels Times estime qu’il est temps de réfléchir sur la manière dont nous traitons cette question, dont nous réglementons l’usage et éduquons les utilisateurs.
Des mesures ont été prises pour les autres modes de transport, non seulement dans l’intérêt des citoyens qui ne les utilisent pas, mais aussi dans l’intérêt des utilisateurs eux-mêmes. Ceintures de sécurité dans les voitures, casques pour les cyclistes, gilets de sauvetage sur les bateaux. Voire même des formations et des tests pour obtenir un permis. A quand pour les trottinettes ? alors que le nombre d’accidents enregistrés est passé à 470 au cours des trois premiers mois de 2025 contre 291 en 2024.
À Bruxelles, la vitesse maximale des trottinettes électriques partagées est déjà limitée automatiquement à 20 km/h dans toute la Région, et même à 8 km/h dans certaines zones spécifiques. Les trottinettes privées y échappent, parfois flashées à 106 km/h. Parmi les propositions on trouve: la réduction de la vitesse de 25 à 20 km/h pour tous, l’interdiction à la vente de véhicules dépassant les 20 km/h, le port d’un casque, une immatriculation, un examen et un test de conduite. C’est à ce prix que la trottinette pourrait trouver sa place dans le trafic.
