A Bruxelles, nous sommes nombreux à subir l’usage abusif des sirènes. Après les tests réalisés par l’administration Bruxelles Environnement dès 2018, il a fallu attendre 2025, pour que de nouvelles normes de bruit s’appliquent enfin aux sirènes des véhicules prioritaires, et encore uniquement ceux récemment mis en service. Cela en était déjà trop pour la Croix Rouge, qui a estimé que les sirènes de ses ambulances n’étaient plus assez puissantes pour bénéficier d’une priorité.
Les nouvelles normes ont été le fruit d’enquêtes de perception, de tests sur le terrain, d’études comparatives avec d’autres villes et d’une étude juridique. Des tests techniques ont été effectués sur 13 types de véhicules afin de déterminer si les sirènes étaient bien audibles. Six mois après la mise en route des nouvelles normes, Bruxelles ne fera heureusement pas marche arrière, malgré la plainte unique de la Croix Rouge.
Il ne s’agit cependant pas seulement du volume excessif des sirènes, mais aussi de leur usage intempestif et non justifié. Leur utilisation ne devrait-elle pas se limiter à des situations où des vies sont en danger ? Le plan Quiet Brussels rappelle que la pollution sonore est un problème majeur: 70 % des habitants sont exposés à des niveaux de bruit dépassant les recommandations de l’OMS. Ce serait aussi la deuxième cause d’exode urbain. Un challenge pour le prochain gouvernement.

Sans compter les sirènes inutiles ! Je m’explique, rue Haute (rue où il est impossible que deux véhicules puissent circuler de front) où le passage des ambulances, voitures de police et véhicules de pompiers sont nombreux, on les voit très fréquemment faire hurler les sirènes alors que le bus est à son arrêt et qu’il charge et décharge les passagers !!! Il fut une époque où les bus avaient une encoche dans le trottoir, ce qui permettait le passage d’un autre véhicule, encoches qui ont toutes été supprimées. Et inutile de préciser qu’il ne s’agit pas automatiquement de véhicules en intervention !!!