Le 15 juin, plusieurs villes du sud de l’Europe seront le théâtre d’une journée de mobilisations coordonnées contre la « touristification » de leurs territoires. À Barcelone, Lisbonne, Naples ou aux Canaries, le tourisme de masse remodèle les espaces urbains, souvent au détriment des communautés locales.
La lassitude est palpable, et elle s’écrit même sur les murs : les appartements touristiques recouverts de graffitis « tourists go home » sont désormais un paysage familier dans bien des villes. Ce qui est mis en cause une dépendance excessive au tourisme, qui a progressivement chassé de nombreux habitants de leurs logements et de leurs quartiers.
A Bruxelles on n’en est pas (encore) là, mais avec le développement des citytrips, grâce à Airbnb et Ryanair, le centre historique n’en est pas loin. Son bourgmestre rock & roll déploie nombre de grands événements et des podiums musicaux, pour attirer toujours plus de touristes, avec les horeca et les commerces pour touristes qui les accompagnent. Un moratoire ne s’impose-t-il pas avant d’aller plus loin ?

A chaque fois, intéressants et sages propos. Merci !
Christine Vander Borght
Toujours bien intéressant de lire tes intéressants et sages propos.
Merci !! Christine VB