Cette fois, un lundi pas si joyeux, avec la dégradation de notre note par l’agence Standard & Poor’s. Cette note: une honte pour la Région. L’agence s’inquiète de la situation budgétaire, du cadre institutionnel, mais aussi du sous-financement structurel de Bruxelles. A moyen terme, la Région va donc payer plus cher l’argent qu’elle va devoir emprunter pour faire face à sa dette. Un dérapage qui remonte déjà à 2017, alors que Rudi Vervoort (PS) et Sven Gatz (Open VLD) étaient déjà aux commandes de la présidence et du budget de la Région.
On peut espérer que cet électrochoc poussera la classe politique à enfin former un gouvernement de plein exercice, pour programmer des réformes significatives en vue d’entamer la réduction de cette dette. Les formations politiques montrent évidemment peu d’entrain à monter dans un gouvernement qui devra se lancer dans des réformes indispensables, mais nécessairement très impopulaires.
C’est cependant à ce prix, que notre Région pourra éviter que le fédéral ne mette des conditions inacceptables à son refinancement. Une forme de mise sous tutelle qui ne dit pas son nom. Bruxelles a été sous tutelle de l’Etat pendant des décennies, avant la création de la Région. Cela a donné une ville pas faite pour ses habitants mais pour les navetteurs, avec des autoroutes arrivant au centre-ville et le développement de la « bruxellisation » de la cité. Non Merci !

Dans la meme ligne, j’aimais bien l’idée d’appliquer aux politiques les mêmes idées que celles décidées pour les chercheurs d’emploi – reduction des indemnités en l’absence de résultats. Après x mois sans gouvernement, réduction progressive des indemnités. Après 2 ans indemnités réduites au niveau du CPAS.
Je propose qu’on prélève sur le salaire des politiciens (qui bloquent la formation du gouvernement bruxellois) le coût de la différence des taux d’intérêt.
Peut-être qu’alors ils se moqueront moins de nous puisque la motivation ne les intéresse pas.