Opportunité ou contrainte ?

Même s’il peut être suivi de manière volontaire, le parcours d’accueil des personnes issues de pays ne faisant pas partie de l’Union Européenne est désormais obligatoire à Bruxelles. Il soulève cependant des questions. Tant au niveau de son contenu, que de son efficacité. Une parlementaire MR a posé des questions à  Alain Maron, le ministre Ecolo en charge  de cette matière.

Il s’agit tout d’abord d’accueillir les personnes dignement et de les aider à trouver leur place dans la société. Il s’agit de leur apprendre une des deux langues officielles de la Région, une clé pour l’emploi et à l’intégration. Sur le plan pédagogique, il y aurait bien des choses à dire au vu des résultats. Si priorité est donnée à l’accès aux droits et à la participation à la vie démocratique, il semble que la transmission des valeurs démocratiques du pays serait en reste. Tout comme la fête, qui devrait clôturer le parcours.

La députée regrette que l’accent ne soit pas mis sur la séparation fondamentale entre l’État et les religions. Elle pense que l’on aborde peu des sujets sensibles, comme le  droit au divorce, à l’avortement, à exprimer son orientation sexuelle … Il semble aussi y avoir de grandes disparités entre programmes et peu de contrôle et d’évaluation. Cela mérite réflexion et recentrage sur la finalité de ce parcours, qui n’est pas une punition, mais doit être une chance d’intégration harmonieuse dans la société multiculturelle bruxelloise.

>>> sans lien, plus de chiffres ICI sur les fusillades, les armes et les saisies de drogues évoquées dans le billet d’hier

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1 réflexion sur « Opportunité ou contrainte ? »

  1. robertverstra
    Robert Verstraeten

    Il faudrait d’abord qu’il y ait une volonté d’accueillir. Le programme de l’Arizona fait de la Belgique un des pays européens les plus durs en matière de migration, notamment – mais la liste est longue – en supprimant pendant les 5 premières années toute aide sociale aux personnes ayant obtenu le statut de réfugiés .
    Dans ces conditions, parler d’intégration est pour le moins surprenant, pour ne pas dire choquant.
    Les bruxellois ont-ils vraiment envie de voir, sans broncher, encore plus de migrants dormir sur les trottoirs de Bruxelles?

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