Démocratie en péril.

Une conseillère communale de Schaerbeek s’est présentée chez Groen et a été élue sur base du programme de ce parti. Elle figurait aussi à la 5e place sur la récente liste régionale de ce parti. Ne voilà-t-il pas qu’elle décide de quitter Groen et emporte ses votes et son mandat pour se rallier au parti Team Fouad Ahidar, qui a un tout autre programme. Elle bouleverse ainsi un rapport de force déjà difficile à Bruxelles.

Les femmes et les hommes qui ont voté pour elle chez Groen ont dû être bien surpris de retrouver leurs voix profiter à un autre parti avec d’autres objectifs. Cela semble un déni de démocratie difficilement acceptable. Comment est-ce permis ? Ange-Raïssa Uzansiga n’est pas la première à agir de la sorte. Qu’elle veuille quitter Groen soit, mais alors elle siège comme indépendante, mais n’offre pas ses voix à un parti que ses électeurs n’ont pas choisi.

Depuis la fin du cumul, des candidats connus se présentent déjà aux élections en étant bien décidés à ne pas siéger pour pouvoir céder leurs voix à un remplaçant, qui n’aurait pas nécessairement été élu pour ce poste. Philippe Close (PS) n’est pas le seul à avoir agi de la sorte. Être obligé de siéger là où l’on se présente pour la dernière fois, ne devrait-il pas être contraignant ? Il s’agit là aussi du respect du vote de l’électeur et finalement de la confiance en la démocratie, trop souvent mise à mal par la particratie.

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2 réflexions sur « Démocratie en péril. »

  1. Ghislaine Weissgerber

    Inadmissible ! Incompréhensible qu’on laisse des élus agir de la sorte ! Est-ce légal ?
    Quelle sanction possible contre ces agissements et ces personnes sans aucune morale qui s’inspirent sans doute de ce qui se passe dans leur pays, pour le coup, disons-le : « sous développés », démocratiquement parlant ?
    C’est une vraie question.

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  2. Henri Goldman

    … et même siéger comme indépendante n’aurait pas été à mes yeux plus acceptable. Ses électeurs ont voté pour soutenir Groen et c’est d’ailleurs avec des voix du « pot commun » qu’elle a été élue. Je doute que le litige qui semble l’opposer à son ex-parti se soit déclenché subitement entre les élections de juin, où elle s’était encore portée candidate, et deux mois plus plus tard quand elle claque la porte pour une mystérieuse raison dont on ne saura rien.
    Cette migration politique est une rupture du contrat moral qui le liait aux électeurs. La seule attitude honorable serait de démissionner.

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