La dette de la Région de Bruxelles pèse aujourd’hui deux fois ses recettes annuelles… Elle s’explique par la décision du gouvernement de couvrir ses déficits budgétaires successifs par l’emprunt. Avec des taux d’intérêts nuls ou négatifs c’était simple, mais fin 2022 les charges d’intérêt ont commencé à monter et se sont chiffrées à un peu plus de 145 millions d’euros. Fin 2023 la dette consolidée était de 13,1 milliards d’euros.
Métro 3, Kanal, Néo, … la Région s’est lancée dans des méga-projets dont les factures explosent. Si certains sont considérés comme des investissements, d’autres sont des dépenses. La Région vit manifestement au-dessus de ses moyens. Le ministre du Budget se contente d’annoncer que c’est le prochain gouvernement qui devra faire des économies. Standard & Poors vient de dégrader la note de la Région. Elle paiera donc ses emprunts encore plus chers. La dette reste-t-elle soutenable s’interroge la Cour des comptes ?
Par ailleurs, le gouverneur de la Banque nationale déclare que le fédéral est aussi fortement endetté et devra réaliser “un assainissement de grande envergure”. En gros, un effort de 5 milliards par an. A la veille des élections les caisses sont vides et les dettes énormes. Comment les partis vont-ils financer les promesses qu’il vont pas manquer nous faire d’ici le 9 juin ? Le futur de Bruxelles et son financement en dépendent aussi.
